Désir brûlant
poème d'amour
Il est un regard langoureux,
À la vue duquel je succombe,
Subjugué que je suis, amoureux,
Lorsqu'il se fait doux et sombre.
Tu me souris alors, tendrement,
M'invitant en supplique muette
À m'approcher tout doucement,
Afin qu'à tes pieds je me jette.
Nos prunelles s'accrochent, intenses,
Ému par ton regard et transporté
Par ce désir impétueux, immense,
Que je lis dans tes yeux chavirés.
Mes mains caressent ton corps,
Cherchant à éveiller tes frissons,
Alors que ta bouche friande mord
Et gobe mes lèvres avec passion.
À bouche que veux-tu je réponds,
Ardent, vibrant de tout mon être,
Nous entraînant, grisés, moribonds,
Vers des sommets atteints par nul être.
Vêtements arrachés qui s'envolent,
Comme feuilles emportées par le vent,
S'échouant, en fleurs qui s'étiolent,
Tu me défies, souriant à belles dents.
Sur toi je me jette comme un fou,
Relevant la joute que tu proposes
Et plonge en toi mon ardeur de loup,
Couvrant de baisers tes paupières closes.
Course effrénée vers cet exquis désir
Qui nous enivre, nous transporte,
Vers les prémices de nos soupirs,
Cet amour infini qui nous emporte.
Auteur: Guy Vigneau
Poème protégé par
des droits d'auteur.
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Je t'attends mon amour
poème passion
Mouvance houleuse et déchaînée,
Élément qui fascine, me terrorise,
Face auquel, seule, tout échevelée,
Je guette l'étendue des vagues grises.
Frêle vigie, je brave sans ciller l'océan,
Espérant apercevoir au loin tes voiles,
Gonflées sous les vents rugissants,
Que révèleront la blancheur de leur toile.
Mon amour, ton absence, si cruelle,
Me taraude douloureusement l'âme,
Chaque fois que tu me quittes pour elle,
Me laissant seule, meurtrie, en larmes.
Folle d'angoisse, tremblante de peur,
Je scrute l'horizon voilé de brume,
Où, quelque part, tu braves la fureur
Des Lames recouvertes d'écume.
Le froid qui lacère et glace mon corps,
Me transforme en vacillante statue,
Courbée parfois, tant il est cruel, retors,
Alors que j'espère ton retour, ta venue.
Passent les heures, longues, intolérables,
Et puis, soudain, mon être déchiré chavire,
Car, une silhouette, tout juste identifiable,
Surgit au loin, telle une proue de navire.
La joie me gagne, je trépigne et danse,
Folle de bonheur devant ton approche,
Je m'élance vers la plage de sable, l'anse,
Où, bientôt, ton bateau frôlera les roches.
Je suivrai sa course, donnant de la voix,
Alors que sur le pont ton visage me sourira,
Je laisserai couler enfin des larmes de joie,
En attendant que tu me prennes dans tes bras.
Auteur: Guy Vigneau
Poème protégé par
des droits d'auteur.
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