Adolphe Ricard (3)

Les citations de Adolphe Ricard :

La vérité, Mesdames, ne se trouve pas seulement dans le vin, elle est aussi dans le sommeil : in vino vel in somno veritas. Si donc votre conscience vous reproche un amant, éloignez-vous de la chambre nuptiale, faites lit à part. Les fortes passions rêvent, a dit un philosophe ; on prend plaisir à songer à ce que l'on aime ; et plus d'une fois, le nom d'un amant, prononcé pendant le sommeil, est venu révéler à de pauvres maris cocus les blessures qu'ils portaient au front !
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

Quand j'entends un sot se vanter de ses bonnes fortunes et de ses conquêtes, je me hâte de me souvenir, pour n'être point sa dupe, que ce sont les tonneaux vides qui font le plus de bruit, ça me rassure !
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

Dans l'ampleur exagérée des robes de nos grandes dames, il y a quelque chose de plus blâmable encore que le ridicule de leurs robes, c'est l'ampleur de ces dames.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

Pour réussir auprès des femmes, il n'est pas nécessaire d'être un galant homme, bien moins encore un homme d'esprit ; il faut être tout simplement un homme bien fait. Les femmes n'estiment en nous que ce qu'elles y trouvent à leur portée. L'arrangement des cheveux les séduit beaucoup plus que la noblesse du cœur, et la distinction de l'esprit est peu de chose pour elles, quand elles peuvent admirer l'élégance des formes, certaines disent même que : L'amour n'est jamais le prix de la vertu, c'est par les agréments que l'on touche une femme, et pour une de nous que l'amour prend par l'âme, il en est plus de cent qu'il séduit par les yeux.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

Ne mets pas le doigt sur un scorpion si tu crains d'en être piqué, disait le poète persan Saadi. — Jeunes filles, ne jouez pas avec l'amour si vous ne voulez pas que l'amour vous blesse. Entre la bouche et le baiser, il y a toujours place pour un repentir ; et comme il n'y a point de belles roses sans épines, les plus doux plaisirs sont rarement exempts de regrets.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

L'action de deux femmes qui s'embrassent ne prouve pas grand-chose, car deux femmes peuvent se jeter au cou l'une de l'autre, et se haïr très cordialement.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

La crainte du diable et de l'enfer n'intimide les femmes que pour un quart d'heure, et n'a jamais retenu personne. Une femme oublie son devoir en sortant du sermon, si elle sait que l'homme qu'elle aime l'attend avec impatience au rendez-vous donné.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

Une jeune femme reprochait un soir à son compagnon de danse de n'avoir point suivi la mesure : — Vous êtes un grand coupable, Monsieur, lui disait-elle, en grossissant sa jolie voix, et vraiment je vous en veux beaucoup. — De grâce, Madame, soyez indulgente, lui répondit le poète, car : Si pour vous je sors de cadence, tout ce que vous devez penser, c'est qu'un homme en votre présence, ne sait plus sur quel pied danser.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

En amour, la blonde inspire de l'amour, et la femme brune fait naître les désirs ; on cherche plus à vaincre celle-ci qu'à lui plaire.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

D'ordinaire un homme quitte sa femme qui n'a souvent d'autre défaut que celui d'être la sienne, pour vivre avec une autre qui peut n'avoir d'autre mérite que d'avoir été celle de tout le monde.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

En amour, oui est un mot que les femmes ne prononcent jamais, car il leur fait peur, mais à défaut de la bouche les yeux le disent, et ce sont eux qu'il faut interroger : elles préfèrent se laisser deviner sans se compromettre.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

Un bouquet de fleurs d'oranger passé dans la ceinture d'une jolie fille, et une branche de sapin suspendue devant la porte d'un cabaret ont cela de commun, qu'ils promettent souvent ce qu'ils ne donnent pas.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

La mémoire est un calepin discret sur lequel la plupart des époux écrivent, à l'insu l'un de l'autre, les petites aventures amoureuses et les nombreux adultères réciproques qu'ils font à la sourdine.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

Celui qui s'aperçoit, dès le second jour de son mariage, que la femme qu'il vient d'épouser est une méchante femme, ne doit pas attendre au lendemain pour la rendre meilleure : On plie à son gré le bois vert, dit le poète persan Saadi, mais quand il est sec, on ne peut le redresser qu'avec le feu.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

Un philosophe cherchait à marier son fils. — Il est encore bien jeune, lui dit un de ses amis ; attendez au moins qu'il soit devenu sage votre fils. — Avez-vous donc perdu la tête, mon cher ? répliqua vivement le philosophe, mais si mon fils devenait sage, il ne voudrait jamais se marier.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

Si vous voulez réussir auprès des femmes, obligez leur amour-propre : il est toujours reconnaissant.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

Les femmes ont pour coutume d'être fières avec les hommes qui ne leur plaisent pas.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

Les fats sont comme les échaudés, dont le dehors est brillant et dont le dedans est vide.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

En se mariant à l'aveuglette, comme ils le font presque tous, les époux ressemblent à un enfant à qui l'on donne pour étrennes une boîte à surprise : Séduit par la nouveauté de ce joujou, l'enfant l'accepte avec plaisir ; mais ce n'est jamais qu'après s'en être amusé qu'il sait s'il possède un diable ou un chérubin.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

C'est plutôt par vanité que par coquetterie que les femmes portent des diamants. En cela, leur instinct ne les trompe pas ; car les hommes accordent plus d'attention à la beauté qu'on a qu'à celle qu'on se donne, et les femmes qui sont belles sont plus belles à leurs yeux que celles qui se font riches.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

En prenant la crainte de Dieu, les femmes n'abandonnent pas tout à fait l'amour du diable ; et lors même qu'elles allument publiquement un cierge pour les archanges du paradis, elles n'oublient pas de faire brûler en cachette une chandelle pour le démon.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

Les désirs des femmes sont comme les asperges ; à peine coupées, elles repoussent plus vigoureusement.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

Le dépit de ne pouvoir épouser l'homme qu'elles aiment, fait souvent accepter aux jeunes filles l'époux qu'elles n'aiment pas. À mon sens, il vaudrait beaucoup mieux qu'elles ne se mariassent point ; car dans une union mal assortie, le temps amène tôt ou tard deux malheurs inévitables : un parjure pour la femme, un ridicule pour le mari.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

En amour, aujourd'hui vaut mieux que demain.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)

Il est peu de cousins qui n'aiment point leurs jolies cousines : Dans cette parenté sans conséquence, il y a presque toujours un danger sérieux ; l'habitude de se voir le fait naître, et l'occasion de se rencontrer le rend menaçant.
Adolphe Ricard ; L'amour, les femmes et le mariage (1857)