Benjamin Constant de Rebecque

Quelques mots sur l'auteur :

Benjamin Constant

Romancier et homme politique français né le 25 octobre 1767 à Lausanne en Suisse, Benjamin Constant est décédé le 8 décembre 1830 à Paris. Il meurt à l'âge de 63 ans, et repose après qu'un hommage national lui soit rendu, le 12 décembre 1830, au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

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Les 44 citations de Benjamin Constant :

Qui que vous soyez, ne remettez jamais à un autre les intérêts de votre cœur ; le cœur seul peut plaider sa cause : il sonde seul ses blessures ; tout intermédiaire devient un juge ; il analyse, il transige ; il conçoit l'indifférence ; il l'admet comme possible, il la reconnaît pour inévitable ; par là même il l'excuse, et l'indifférence se trouve ainsi, à sa grande surprise, légitime à ses propres yeux.
Benjamin Constant ; Adolphe, VIII (1816)

La reconnaissance a la mémoire courte.
Benjamin Constant ; Cours de politique constitutionnelle (1818-1820)

Le plus grand malheur, c'est de n'être pas aimé quand on aime.
Benjamin Constant ; Adolphe, V (1816)

Je hais la douleur, et je crains la douleur de coeur par-dessus tout.
Benjamin Constant ; Lettre à Mme Lindsay, le 23 novembre 1800.

L'amour est de tous les sentiments le plus égoïste, et par conséquent, lorsqu'il est blessé, le moins généreux.
Benjamin Constant ; Adolphe, VI (1816)

Je serai toujours ton ami ; j'aurai toujours pour toi l'affection la plus profonde. Ces deux années de notre liaison ne s'effaceront jamais de ma mémoire ; elles seront à jamais l'époque la plus belle de ma vie. Mais l'amour, vois-tu, ce transport des sens, cette ivresse involontaire, cet oubli de tous les intérêts et de tous les devoirs, je ne l'ai plus.
Benjamin Constant ; Adolphe, VI (1816)

Qui s'obstine à ne consulter que son cœur est condamné tôt ou tard à écouter la raison.
Benjamin Constant ; Adolphe, VI (1816)

Songez que, en amour, l'on ne gagne rien à prolonger une situation dont on rougit. Vous consumez inutilement les plus belles années de votre jeunesse, et cette perte est irréparable.
Benjamin Constant ; Adolphe, VI (1816)

Sans en dire jamais assez pour la satisfaire, j'en disais toujours assez pour l'abuser.
Benjamin Constant ; Adolphe, V (1816)

Dès qu'il existe un secret entre deux cœurs qui s'aiment, dès que l'un d'eux a pu se résoudre à cacher à l'autre une seule idée, le charme est rompu, le bonheur est détruit. L'emportement, l'injustice, la distraction même, se réparent ; mais la dissimulation jette dans l'amour un élément étranger qui le dénature et le flétrit à ses propres yeux.
Benjamin Constant ; Adolphe, V (1816)

La cruauté contre les impies et les infidèles est un devoir sacré.
Benjamin Constant ; De la religion (1824-1830)

La nation n'a pas de rancune, mais elle a de la mémoire.
Benjamin Constant ; Cours de politique constitutionnelle (1818-1820)

Les engagements sont sacrés, mais il faut savoir mettre un terme aux demandes. Elles ne sauraient se grossir chaque jour de prétentions individuelles, qui deviendraient enfin non moins impossibles à évaluer qu'à satisfaire.
Benjamin Constant ; Cours de politique constitutionnelle (1818-1820)

Bien des gens veulent la conséquence sans songer au principe, et prétendent cueillir les fruits sans prendre soin de l'arbre.
Benjamin Constant ; Cours de politique constitutionnelle (1818-1820)

Dès l'instant que je t'ai vu, un sentiment impérieux s'est emparé de moi : Ton visage, ton esprit, ton caractère, ton âme, tout m'a entraîné vers toi.
Benjamin Constant ; Lettre à Anna Lindsay, le 20 mai 1801.

Unique centre de tous mes espoirs, de toutes mes pensées et de toutes mes joies, je n'ai d'autres projets que passer mes jours sur tes lèvres, je ne vis que pour toi.
Benjamin Constant ; Lettre à Anna Lindsay, le 30 décembre 1800.

Malheur à l'homme qui, dans les premiers moments d'une liaison d'amour, ne croit pas que cette liaison doit être éternelle ! Malheur à qui, dans les bras de la maîtresse qu'il vient d'obtenir, prévoit qu'il pourra s'en détacher ! Une femme que son cœur entraîne a quelque chose de touchant et de sacré.
Benjamin Constant ; Adolphe, III (1816)

L'amour est de tous les sentiments le plus égoïste, et, lorsqu'il est blessé, le moins généreux.
Benjamin Constant ; Adolphe, VI (1816)

L'amour, ce transport des sens, cette ivresse, cet oubli de tous les intérêts, je ne l'ai plus.
Benjamin Constant ; Adolphe, VI (1816)

On s'obstine à ne consulter que son cœur ; on est condamné tôt ou tard à écouter la raison.
Benjamin Constant ; Adolphe, VI (1816)

Les lois de la société sont plus fortes que les volontés des hommes.
Benjamin Constant ; Adolphe, VI (1816)

On lutte quelque temps contre sa destinée, mais on finit toujours par céder.
Benjamin Constant ; Adolphe, VI (1816)

Ce qu'on ne dit pas n'en existe pas moins, et tout ce qui est se devine.
Benjamin Constant ; Adolphe, III (1816)

La société m'importune, la solitude m'accable.
Benjamin Constant ; Adolphe, III (1816)

L'âme toujours active trouve du repos dans le dévouement.
Benjamin Constant ; Adolphe, II (1816)