Charles-Joseph de Ligne (2)

Les citations de Charles-Joseph de Ligne :

On ne réfléchit au passé et à l'avenir que pour gâter le présent.
Charles-Joseph de Ligne ; Mes écarts ou ma tête en liberté (1796)

De tous les orgueils, c'est l'orgueil philosophique qui est le pire.
Charles-Joseph de Ligne ; Mes écarts ou ma tête en liberté (1796)

J'aime mieux les gens bornés tout-à-fait que les demi-éclairés.
Charles-Joseph de Ligne ; Mes écarts ou ma tête en liberté (1796)

L'amour-propre d'un sot est aussi dangereux que celui d'un homme d'esprit est utile.
Charles-Joseph de Ligne ; Mes écarts ou ma tête en liberté (1796)

La timidité allonge l'amour et lui donne de la vivacité.
Charles-Joseph de Ligne ; Mes écarts ou ma tête en liberté (1796)

L'audace fait quitter aussi aisément que l'audace a fait avoir.
Charles-Joseph de Ligne ; Mes écarts ou ma tête en liberté (1796)

La timidité rend intéressant, l'effronterie mécontente.
Charles-Joseph de Ligne ; Mes écarts ou ma tête en liberté (1796)

La timidité a de jolis regards, l'effronterie en a d'odieux.
Charles-Joseph de Ligne ; Mes écarts ou ma tête en liberté (1796)

L'indifférence pour la gloire est incompatible avec l'élan du génie qui fait voler à la victoire.
Charles-Joseph de Ligne ; Mes écarts ou ma tête en liberté (1796)

Dans une conversation, trop de feu refroidit, trop de traits blesse, trop d'esprit humilie.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Les sots paresseux ressemblent à des valets dans une antichambre, ils y deviennent menteurs, médisants, curieux et insolents.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Un faiseur de pensées songe bien souvent à être applaudi plus qu'à être entendu et compris, et se laisse aller à un petit scintillement qui éblouit sans éclairer.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

On croit que le persiflage rend ridicule. Oui, sûrement ; mais c'est la personne qui s'en sert, car plus le persiflé aura d'esprit, moins il aura l'air de croire qu'on emploie ce mauvais genre contre lui. Il y a beaucoup de choses qu'il faut déjouer en ne les remarquant pas.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Ce qu'il y a de meilleur dans les hommes est souvent caché au fond de leur âme.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Il y a beaucoup d'esprit dans la bonté, elle suppose plus de pénétration que le blâme.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

L'intérêt personnel le moins malhonnête est celui qui, examinant les choses sous les deux faces qu'elles ont presque toujours, ne prend le parti qui lui convient le mieux, qu'après s'être convaincu qu'il ne nuit pas trop aux autres. Cela prouve au moins qu'il a discuté la matière avec lui-même, et tant que les hommes se croient honnêtes gens ils le sont encore un peu.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Le temps passé est toujours regretté, c'est le présent qui le sert. On voit en bien tout ce qui n'est plus, et en mal tout ce qui est.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Malheur à celui qui veut des lauriers au milieu de gens qui n'en ont pas, il sera écrasé.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Il ne faut peut-être pas toujours avoir raison pour plaire ; il y a une manière d'avoir tort qui est faite pour réussir. Il y a même des travers fort agréables, quand ils ne sont pas joués.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Un original est souvent un bon diable : son originalité est fondée sur la certitude qu'il a de son caractère ; cela fait qu'il néglige les manières convenues ; il aura peut-être beaucoup de défauts, mais il ne sera sûrement ni faux, ni rampant.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Pour te bien conduire, garde-toi de réfléchir, suis un mouvement d'instinct, chacun a le sien ; saisis en le moment ; prends ton parti : c'est par inspiration que tu feras juste ce qu'on doit faire.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

Les sottises de ceux qui sont préférés aux gens de mérite, les vengent et couvrent de boue les protégés bien bas, les protecteurs bien bêtes et les plats intrigants qui se mêlent de tout ce qui est injuste.
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)

On est toujours mécontent ; on aime à se plaindre partout où l'on est ; on crie toujours contre quelqu'un ou contre quelque chose ; on dit : quelle nation ! quel climat ! quel temps ! quelle vie !
Charles-Joseph de Ligne ; Lettres et pensées (1809)