François-René de Chateaubriand (2)

Les citations de Chateaubriand :

La terre n'est que la cendre des morts pétrie des larmes des vivants.
Chateaubriand ; Pensées, réflexions et maximes (1848)

La justice est le pain du peuple, il en est toujours affamé.
Chateaubriand ; Pensées, réflexions et maximes (1848)

On n'est jamais reçu à dire que tout est perdu quand on n'a rien tenté.
Chateaubriand ; Mémoires d'outre-tombe (1841)

L'orgueil est le péché de Satan, c'est le premier péché du monde. L'orgueil est si bien le principe du mal, qu'il se trouve mêlé aux diverses infirmités de l'âme ; il brille dans le souris de l'envie, il éclate dans les débauches de la volupté, il compte l'or de l'avarice, il étincelle dans les yeux de la colère, et suit les grâces de la mollesse.
Chateaubriand ; Le génie du christianisme (1802)

La vieillesse est une voyageuse de nuit : la terre lui est cachée ; elle ne découvre plus que le ciel.
Chateaubriand ; La vie de Rancé (1844)

La mort est variée à l'infini, mais toujours bouffonne à l'instar de la vie, qui n'est qu'une sérieuse pantalonade.
Chateaubriand ; Mémoires d'outre-tombe (1841)

On s'irrite moins en raison de l'offense reçue qu'en raison de l'idée que l'on s'est formée de soi.
Chateaubriand ; Mémoires d'outre-tombe (1841)

On est bien près de tout croire quand on ne croit à rien.
Chateaubriand ; Le génie du christianisme (1802)

Les soins d'une mère pour son enfant sont le fruit de l'expérience de toute sa vie.
Chateaubriand ; Le génie du christianisme (1802)

La religion tire ses raisons de la sensibilité de l'âme, des plus doux attachements de la vie, de la piété filiale, de l'amour conjugal, de la tendresse maternelle : L'athéisme réduit tout à l'instinct de la bête ; et pour premier argument de son système, il vous étale un cœur que rien ne peut toucher.
Chateaubriand ; Le génie du christianisme (1802)

La religion ne parle que de la beauté de l'homme : L'athéisme a toujours la lèpre et la peste à vous offrir.
Chateaubriand ; Le génie du christianisme (1802)

La femme a naturellement l'instinct du mystère, elle prend plaisir à se voiler, elle ne découvre jamais qu'une moitié de ses grâces et de sa pensée, elle est pleine de secrets, elle séduit surtout par son ignorance.
Chateaubriand ; Le génie du christianisme (1802)

Celui qui aime est toujours dans la joie : il court, il vole, il est libre, et rien ne le retient ; il donne tout pour tous et possède tout en tous, parce qu'il se repose dans ce bien unique et souverain qui est au-dessus de tout et d'où découlent et procèdent tous les biens.
Chateaubriand ; Le génie du christianisme (1802)

La passion dominante de l'homme sera toujours la vérité ; quand il aime l'erreur, c'est que cette erreur, au moment qu'il y croit, est pour lui comme une chose vraie. Nous ne chérissons pas le mensonge, bien que nous y tombions sans cesse.
Chateaubriand ; Le génie du christianisme (1802)

L'amour tend toujours en haut, et il ne souffre point d'être retenu par les choses basses.
Chateaubriand ; Le génie du christianisme (1802)

L'amour de Dieu est généreux, il pousse les âmes à de grandes actions, et les excite à désirer ce qu'il y a de plus parfait.
Chateaubriand ; Le génie du christianisme (1802)

Le ver de la tombe commence à ronger la conscience du méchant avant de lui dévorer le cœur.
Chateaubriand ; Pensées, réflexions et maximes (1848)

Il est bon de se prosterner dans la poussière quand on a commis une faute, mais il n'est pas bon d'y rester.
Chateaubriand ; Pensées, réflexions et maximes (1848)

Quand nos amis sont descendus dans la tombe, quels moyens avons-nous de réparer nos torts ? Ils auraient mieux aimé de nous un sourire pendant leur vie, que toutes nos larmes après leur mort.
Chateaubriand ; Mémoires d'outre-tombe (1841)

Avez-vous des chagrins, attachez vos yeux sur un enfant qui dort, qu'aucun souci ne trouble, qu'aucun songe n'alarme : vous emprunterez quelque chose de cette innocence ; vous vous sentirez tout apaisé.
Chateaubriand ; Pensées, réflexions et maximes (1848)

Il y a des hommes qui ne sont point éloquents, parce que leur cœur parle trop haut et les empêche d'entendre ce qu'ils disent.
Chateaubriand ; Pensées, réflexions et maximes (1848)

Le salaire n'est que l'esclavage prolongé.
Chateaubriand ; Essai sur la littérature anglaise (1836)

Le désir est le père de la puissance ; quiconque désire fortement, obtient.
Chateaubriand ; Le génie du christianisme (1802)

Les événements font plus de traîtres que les opinions.
Chateaubriand ; Mémoires d'outre-tombe (1841)

Plus on est de bonne foi, plus on souffre ; on est le martyr de ses propres défiances.
Chateaubriand ; Le génie du christianisme, III, 2 (1802)