François-René de Chateaubriand

Quelques mots sur l'auteur :

Chateaubriand

Homme politique, académicien et écrivain français né le 4 septembre 1768 à Saint-Malo dans l'Ille-et-Vilaine, François-René de Chateaubriand est décédé le 4 juillet 1848 à Paris. Élu à l'Académie française le 20 février 1811, Chateaubriand meurt à l'âge de 79 ans, et suivant sa volonté, ses restes sont déposés face à la mer sur le rocher du Grand Bé à Saint-Malo.

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Les 75 citations de Chateaubriand :

Chaque homme a au milieu du cœur un tribunal où il commence à se juger soi-même en attendant que l'arbitre souverain confirme la sentence.
François-René de Chateaubriand ; Le génie du christianisme (1802)

La terre n'est que la cendre des morts pétrie des larmes des vivants.
François-René de Chateaubriand ; Pensées, réflexions et maximes (1848)

Après tout qu'importent la mort et les revers, si notre nom prononcé dans la postérité va faire battre un cœur généreux deux mille ans après notre vie ?
François-René de Chateaubriand ; Mémoires d'outre-tombe (1841)

La postérité n'est pas aussi équitable dans ses arrêts qu'on le dit. Il y a des passions, des engouements de proximité. Quand la postérité admire sans restriction elle est scandalisée que les contemporains de l'homme admiré n'eussent pas de cet homme l'idée qu'elle en a ; cela s'explique pourtant : les choses qui plaisaient dans ce personnage sont passées, ses infirmités sont mortes avec lui ; il n'est resté de ce qu'il fut que sa vie impérissable ; mais le mal qu'il causa n'en est pas moins réel, mal en soi-même et dans son essence, mal surtout pour ceux qui l'ont supporté.
François-René de Chateaubriand ; Mémoires d'outre-tombe (1841)

Si l'homme est ingrat, l'humanité est reconnaissante.
François-René de Chateaubriand ; Mémoires d'outre-tombe (1841)

Les cœurs qui s'aiment s'entendent à demi-mot.
François-René de Chateaubriand ; Le génie du christianisme (1802)

L'amitié que la présence attiédit, que l'absence efface.
François-René de Chateaubriand ; René, ou les Effets des passions (1802)

La lampe qui s'éteint ne souffre pas.
François-René de Chateaubriand ; Pensées, réflexions et maximes (1848)

Quand on est perfide et corrompu, on n'est pas si brave.
François-René de Chateaubriand ; Itinéraire de Paris à Jérusalem (1811)

Il y a des hommes qui profitent de tout, même du mépris.
François-René de Chateaubriand ; Pensées, réflexions et maximes (1848)

Aimer, c'est bien, savoir aimer, c'est tout.
François-René de Chateaubriand ; Pensées, réflexions et maximes (1848)

Le vrai bonheur coûte peu ; s'il est cher, il n'est pas d'une bonne espèce.
François-René de Chateaubriand ; Mémoires d'outre-tombe (1841)

Il en est des crimes comme des boissons amères que l'habitude seule rend supportables.
François-René de Chateaubriand ; Les Natchez (1827)

La colère, comme la faim, est mère des mauvais conseils.
François-René de Chateaubriand ; Les Martyrs (1809)

L'homme en s'unissant à la femme ne fait que reprendre une partie de sa substance. Son âme ainsi que son corps sont incomplets sans la femme ; il a la force, elle a la beauté ; il combat l'ennemi, il laboure les champs de la patrie, mais il n'entend rien aux détails domestiques. La femme lui manque pour apprêter son repas et son lit. Il a des chagrins, et la compagne de ses nuits est là pour les adoucir ; ses jours sont mauvais et troublés, mais il trouve des bras chastes dans sa couche et il oublie tous ses maux. Sans la femme il serait rude, grossier, solitaire. La femme suspend autour de lui les fleurs de la vie comme ces lianes des forêts qui décorent le tronc des chênes de leurs guirlandes parfumées. Enfin, l'époux chrétien et son épouse vivent, renaissent et meurent ensemble.
François-René de Chateaubriand ; Le génie du christianisme (1802)

Soyons hommes, c'est à dire libres ; apprenons à mépriser les préjugés de la naissance et des richesses, à honorer l'indigence et la vertu ; donnons de l'énergie à notre âme, de l'élévation à notre pensée ; portons partout la dignité de notre caractère, dans le bonheur et dans l'esprit qui anime l'univers ne fut donnée aux hommes que par le christianisme.
François-René de Chateaubriand ; Pensées, réflexions et maximes (1848)

L'art est le pressentiment des formes supérieures qui dorment encore dans les choses naturelles.
François-René de Chateaubriand ; Pensées, réflexions et maximes (1848)

La faiblesse n'est pas la fausseté, mais elle en tient lieu.
François-René de Chateaubriand ; Mémoires d'outre-tombe (1841)

La hauteur du génie et les qualités supérieures ne sont pleurées que des anges.
François-René de Chateaubriand ; Mémoires d'outre-tombe (1841)

Les ennemis n'aiment aucune espèce de succès, même les plus misérables, et c'est les punir que de réussir dans un genre où ils se croient eux-mêmes sans égal.
François-René de Chateaubriand ; Mémoires d'outre-tombe (1841)

Le ciel fait rarement naître ensemble l'homme qui veut et l'homme qui peut.
François-René de Chateaubriand ; Mémoires d'outre-tombe (1841)

Pourquoi mourir, je le sais. Pourquoi naître ? je l'ignore.
François-René de Chateaubriand ; Mémoires d'outre-tombe (1841)

Au bout de la vie est un âge amer : rien ne plaît parce qu'on n'est digne de rien.
François-René de Chateaubriand ; Mémoires d'outre-tombe (1841)

L'aristocratie est de sa nature ingrate et ingagnable, quand on n'est pas né dans ses rangs.
François-René de Chateaubriand ; Mémoires d'outre-tombe (1841)

Une passion vraie et malheureuse est un levain empoisonné qui reste au fond de l'âme et qui gâterait le pain des anges.
François-René de Chateaubriand ; Mémoires d'outre-tombe (1841)