Claude Roy (2)

Les citations de Claude Roy :

Si la conscience des mourants calomnie leur vie, la jeunesse des vivants l'embellit.
Claude Roy ; Nous (1972)

Quand le temps a fait longuement son affaire, vient l'heure où le temps ne fait plus rien à l'affaire.
Claude Roy ; Jean Vilar (1987)

La patience et lenteur d'un début de vie à la maturité peuvent porter leurs fruits en quelques nuits.
Claude Roy ; Jean Vilar (1987)

La bonne lenteur pédagogique, la lente patience d'expliquer clairement.
Claude Roy ; L'ami lointain (1987)

Avoir décidé guérit du vertige d'avoir à décider.
Claude Roy ; Le malheur d'aimer (1958)

La maladie fausse le jugement et calomnie la vie.
Claude Roy ; L'ami lointain (1987)

Être un peu exilé de soi, de son pays, de sa vie : l'exil donne du recul, de la modestie.
Claude Roy ; Le verbe aimer (1969)

L'expérience enseigne ce qu'elle a oublié d'enseigner quand il était encore temps.
Claude Roy ; Les rencontres des jours (1992)

Je suis content de vivre ce matin, mais sans oublier jamais que je suis mortel !
Claude Roy ; Moi je, Gallimard (1969)

Aime-toi, le ciel t'aimera.
Claude Roy ; Les rencontres des jours (1992)

Mieux vaut éviter d'être content de soi, mais être content avec soi ne serait pas mal.
Claude Roy ; La fleur du temps (1983-1987)

En amour, il suffit souvent de vouloir aimer pour être aimé.
Claude Roy ; Lire Marivaux, La Baconnière, 1947.

La plupart des mensonges sont de politesse, même vis-à-vis de soi.
Claude Roy ; Le malheur d'aimer (1958)

Si l'angoisse paralyse, la crainte rend intelligent : on cherche à deviner, se prévoir, se déjouer.
Claude Roy ; Nous, Gallimard (1972)

L'amour rend aimable, pas seulement les aimés, pas seulement les amants.
Claude Roy ; L'ami lointain (1987)

On est plus détendu en rêve qu'éveillé : le rêveur n'a pas d'idées fixes.
Claude Roy ; Les rencontres des jours (1992)

La faute de français anémie une langue.
Claude Roy ; Les rencontres des jours (1992)

Les intelligents très stupides comprennent tout, sauf qu'ils ne comprennent rien d'essentiel.
Claude Roy ; Les rencontres des jours (1992)

À force de prévoir, on ne voit plus rien.
Claude Roy ; La fleur du temps (1983-1987)

L'égalité commence le jour où un Blanc peut dire à un Noir tout ce qu'il pense, et vice versa.
Claude Roy ; La fleur du temps (1983-1987)

Rien n'est plus difficile que la louange, et rien n'est plus périlleux que l'approbation.
Claude Roy ; Permis de séjour (1977-1982)

Vieillir, c'est changer de peur.
Claude Roy ; Permis de séjour (1977-1982)

On se fait à tout, même à soi.
Claude Roy ; Les rencontres des jours (1992)

L'amour qui réchauffe et vivifie, n'est pas celui qui brûle et consume.
Claude Roy ; Les rencontres des jours (1992)

La peur est une maladie ; qui peut désapprouver quelqu'un d'être malade ?
Claude Roy ; Les rencontres des jours (1992)