François de Salignac de La Mothe-Fénelon (2)

Les citations célèbres de Fénelon :

La santé donne de plus véritables plaisirs que les plaisirs mêmes.
Fénelon ; Les réflexions et pensées recueillies (1720)

On se perd en se donnant trop aux autres ; on se retrouve quand on sait un peu être seul.
Fénelon ; Les réflexions et pensées recueillies (1720)

On n'est pas homme quand on n'aime que soi.
Fénelon ; Les réflexions et pensées recueillies (1720)

Les plaies du corps ne sont rien en comparaison de celles de l'âme.
Fénelon ; Dialogues des morts et fables (1700)

Rien ne doit être si sacré aux hommes que les lois destinées à les rendre bons, sages et heureux.
Fénelon ; Les réflexions et pensées recueillies (1720)

On s'irrite contre les ingrats parce que l'on veut de la reconnaissance par amour-propre.
Fénelon ; Les réflexions et pensées recueillies (1720)

L'imagination est la folle de la maison, elle ne cesse de faire du bruit et d'étourdir, l'esprit même est entraîné par elle, il ne peut s'empêcher de voir les images qu'elle lui présente.
Fénelon ; Les réflexions et pensées recueillies (1720)

La grandeur est comme certains verres qui grossissent tous les objets.
Fénelon ; Les réflexions et pensées recueillies (1720)

Ceux qui ont dans leurs mains les lois pour gouverner le peuple, doivent toujours se laisser gouverner eux-mêmes par les lois : c'est la loi, et non pas l'homme, qui doit régner.
Fénelon ; Les réflexions et pensées recueillies (1720)

La flatterie est l'écueil contre lequel viennent se briser les maximes les plus sages, les principes les plus vrais, les conseils les plus utiles.
Fénelon ; Les réflexions et pensées recueillies (1720)

La solidité de l'esprit consiste à vouloir s'instruire exactement de la manière dont se font les choses qui sont le fondement de la vie même ; toutes les plus grandes affaires roulent là-dessus.
Fénelon ; Les réflexions et pensées recueillies (1720)

L'éloge est un hommage dû aux talents et aux vertus ; il anime les arts, il excite l'émulation ; mais il faut le dispenser à propos.
Fénelon ; Les réflexions et pensées recueillies (1720)

La véritable élévation est une disposition sublime de l'âme ; son effet est de donner de grandes vues à l'esprit et d'inspirer au cœur de nobles sentiments.
Fénelon ; Les réflexions et pensées recueillies (1720)

L'excellente prière n'est autre chose que l'amour de Dieu.
Fénelon ; Manuel de la piété chrétienne (1713)

L'aliment de l'âme, c'est la vérité et la justice.
Fénelon ; Réflexions pour tous les jours du mois (1715)

Le vrai courage consiste à envisager tous les périls, et à les mépriser quand ils deviennent nécessaires.
Fénelon ; Les aventures de Télémaque (1699)

Il ne faut point s'opiniâtrer à faire goûter aux enfants certaines personnes pieuses dont l'extérieur est dégoûtant.
Fénelon ; Traité de l'éducation des filles (1687)

La vraie, la bonne simplicité, être soi-même, fait la parfaite politesse.
Fénelon ; Les réflexions et pensées recueillies (1720)

La vertu surmonte tout quand elle est douce, simple, ingénue et modeste.
Fénelon ; Les réflexions et pensées recueillies (1720)

On ne peut voir la vertu sans l'aimer, et l'on ne peut l'aimer sans être heureux.
Fénelon ; Les réflexions et pensées recueillies (1720)

Rien ne menace tant de quelque grand malheur qu'une trop grande prospérité.
Fénelon ; Les réflexions et pensées recueillies (1720)

Il ne suffit pas d'avoir raison, c'est la gâter, c'est la déshonorer, que de la soutenir d'une manière brusque et hautaine.
Fénelon ; Les réflexions et pensées recueillies (1720)

Celui qui n'a point senti sa faiblesse et la violence de ses passions, n'est point encore sage, car il ne se connaît point encore, et ne sait pas se défier de soi.
Fénelon ; Les réflexions et pensées recueillies (1720)

La sagesse n'a rien d'austère ni d'affecté, c'est elle qui donne les vrais plaisirs. Elle seule sait les rendre purs et durables ; elle prépare le plaisir par le travail, et elle délasse du travail par le plaisir.
Fénelon ; Les aventures de Télémaque (1699)

La condition des hommes serait pire que celle des bêtes, si la solide philosophie et la vraie religion ne les soutenaient.
Fénelon ; Les réflexions et pensées recueillies (1720)