Frédéric Ozanam (2)

Les citations célèbres de Frédéric Ozanam :

Ne cherchez pas à rendre amer le verre d'eau que l'Evangile veut que nous portions aux pauvres. Nous versons le peu que nous avons d'huile dans leurs blessures : n'y mettez pas le vinaigre et le fiel.
Frédéric Ozanam ; L'aumône (1848)

L'aumône engage celui qui la donne, et lui interdit pour toujours tout ce qui pourrait ressembler au reproche d'un bienfait.
Frédéric Ozanam ; L'aumône (1848)

L'homme ne saurait apercevoir l'ordre qui règne dans la création sans éprouver quelque chose de la joie d'un fils qui retrouverait la trace de son père.
Frédéric Ozanam ; Dante et la philosophie catholique au treizième siècle (1839)

L'aumône est la rétribution des services qui n'ont pas de salaire. Car, à nos yeux, l'indigent que nous assistons ne sera jamais l'homme inutile. Dans nos croyances, l'homme qui souffre sert Dieu, il sert par conséquent la société comme celui qui prie. Il accomplit à nos yeux un ministère d'expiation, un sacrifice dont les mérites retombent sur nous, et nous avons moins de confiance, pour abriter nos têtes, dans le paratonnerre de nos toits que dans la prière de cette femme et de ces petits enfants qui dorment sur une botte de paille au quatrième étage.
Frédéric Ozanam ; L'aumône (1848)

Au pauvre, il n'est pas de condition plus honorable que la sienne, puisque la religion met à ses pieds celui qui est le vicaire de Dieu et le chef spirituel de l'humanité. Voilà pourquoi, lorsque le vendredi saint le pape va, à l'hôpital des Pèlerins, laver les pieds des pauvres et les servir à table, après qu'il a versé l'eau sur le pied de quelque misérable paysan devant lequel il s'agenouille, il le baise avec vénération.
Frédéric Ozanam ; L'assistance qui honore (1848)

L'or du riche est bien froid s'il n'y joint l'aumône des lèvres et du cœur.
Frédéric Ozanam ; L'assistance qui honore (1848)

L'assistance humilie si elle n'a rien de réciproque, si vous ne portez à vos frères qu'un morceau de pain, un vêtement, une poignée de paille que vous n'aurez probablement jamais à lui demander, si vous le mettez dans la nécessité douloureuse pour un cœur bien fait de recevoir sans rendre.
Frédéric Ozanam ; L'assistance qui humilie (1848)

L'assistance humilie quand elle prend l'homme par en bas, par les besoins terrestres seulement, quand elle ne prend garde qu'aux souffrances de la chair, au cri de la faim et du froid, à ce qui fait pitié, à ce qu'on assiste jusque chez les bêtes.
Frédéric Ozanam ; L'assistance qui humilie (1848)

Nous n'aimons pas à croire les peuples ingrats : nous croyons seulement à l'impuissance des mots pour faire le salut des sociétés.
Frédéric Ozanam ; L'assistance qui humilie (1848)

L'à-peu-près, capitulation misérable des volontés faibles.
Frédéric Ozanam ; Les mélanges et réflexions (1831)

Il faut se relever vers le ciel quand on est frappé sur la terre.
Frédéric Ozanam ; Les mélanges et réflexions (1831)

La charité, c'est le Samaritain qui verse l'huile dans les plaies du voyageur attaqué.
Frédéric Ozanam ; Les mélanges et réflexions (1831)

Que votre volonté soit faite en la terre comme au ciel, c'est-à-dire, non point comme en enfer, où elle s'accomplit par force et par contrainte ; non comme parmi les hommes où souvent on la fait avec ignorance ou avec murmure, mais comme parmi les Anges où on la sert avec intelligence et avec amour.
Frédéric Ozanam ; Les mélanges et réflexions (1831)

Ma conscience était en règle, je n'aurais pas reculé devant le péril.
Frédéric Ozanam ; Les barricades (1848)

L'amitié est l'union de deux âmes pour le bien.
Frédéric Ozanam ; Les mélanges et réflexions (1831)

L'amitié est une harmonie entre deux âmes.
Frédéric Ozanam ; Les mélanges et réflexions (1831)

Après les consolations qu'un catholique trouve au pied des autels, après les joies de la famille, je ne trouve pas de bonheur plus grand que de parler à des jeunes gens qui ont de l'intelligence et du cœur.
Frédéric Ozanam ; Les mélanges et réflexions (1831)

Aimer ceux qui souffrent, ceux qui sont faibles, pauvres, humbles, au-dessous de nous, c'est la joie de notre nature, c'est un instinct auquel notre orgueil même n'est pas étranger. Mais ceux qui sont riches, puissants, superbes, qui font autour d'eux trembler et souffrir, ceux-là, ne les point haïr, les aimer, c'est le triomphe, c'est le miracle de la charité catholique.
Frédéric Ozanam ; Saint Thomas de Cantorbéry (1836)

Le Christianisme ne permet pas de ramper aux pieds des grands, mais il ne permet pas non plus de les mépriser et de les haïr.
Frédéric Ozanam ; Saint Thomas de Cantorbéry (1836)

Le propre de la charité est de toujours regarder devant elle car le nombre de ses bienfaits passés reste tout petit, malgré tout, à côté des misères présentes comme envers celles du futur.
Frédéric Ozanam ; Les mélanges et réflexions (1831)

Il n'y a pas de plus grand crime contre le peuple que de lui apprendre à détester l'aumône, et que d'ôter au malheureux la reconnaissance, la dernière richesse qui lui reste, mais la plus grande de toutes, puisqu'il n'est rien qu'elle ne puisse payer !
Frédéric Ozanam ; L'aumône (1848)

La civilisation, qui a tant coûté à Dieu et aux hommes, ne périra jamais.
Frédéric Ozanam ; La civilisation au Ve siècle (1851)

La bonne volonté est la maîtresse de tes pieds, non seulement ils ne ressentiront plus de fatigue, mais ce sera pour eux un plaisir de marcher.
Frédéric Ozanam ; Le purgatoire de Dante (1850)

Dieu laisse les personnes maîtresses de leurs actes, mais il a la main sur les sociétés ; il ne souffre pas qu'elles s'écartent au-delà d'un point marqué, et c'est là qu'il les attend pour les reconduire par un détour pénible et ténébreux plus près de la perfection qu'elles oublièrent un moment.
Frédéric Ozanam ; Du progrès dans les siècles de décadence (1851)

Le progrès est un effort par lequel l'homme s'arrache à son imperfection présente pour chercher la perfection, au réel pour s'approcher de l'idéal, à lui-même pour s'élever à ce qui vaut mieux que lui. Il n'y a pas de progrès si l'homme s'aime, s'il est content de son ignorance et de sa corruption.
Frédéric Ozanam ; Du progrès dans les siècles de décadence (1851)

La liste des auteurs populaires :