Georges Bataille

Quelques mots sur l'auteur :

Georges Bataille

Écrivain et poète français, chevalier de la Légion d'honneur, né le 10 septembre 1897 à Billom dans le Puy-de-Dôme, Georges Bataille est décédé le 9 juillet 1962 à Paris. Atteint d'une artériosclérose cervicale en 1955, il meurt à 64 ans d'une embolie qui mit fin à ses souffrances. Georges Bataille repose au cimetière de Vézelay dans le département de l'Yonne.

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Les 54 citations de Georges Bataille :

Aimer sans doute est le possible le plus lointain.
Georges Bataille ; Le coupable (1943)

Vivre, c'est recommencer ce qui sans finir finit.
Georges Bataille ; Le mort (1967)

Je veux vivre avec toi, reste à côté de moi, encore plus près... je veux sentir ton souffle.
Georges Bataille ; Bleu du ciel (1935)

Les hommes se méconnaissent dans le bien et s'aiment dans le mal.
Georges Bataille ; Le petit (1943)

Le rire est divin, il est même plus insaisissable que les larmes.
Georges Bataille ; Ma mère (posthume, 1966)

Seule une débauche désordonnée me donne un appréciable plaisir.
Georges Bataille ; Ma mère (posthume, 1966)

Deux êtres de sexe opposé se perdent l'un dans l'autre, forment ensemble un nouvel être différent de chacun d'eux.
Georges Bataille ; Écrits posthumes (1922-1940)

L'intelligence servile est au service de la sottise, mais la sottise est souveraine.
Georges Bataille ; L'expérience intérieure (1943)

L'angoisse est nécessaire à l'accord, la malchance à la chance.
Georges Bataille ; Le coupable (1943)

Il n'est pas de beauté sans fêlure.
Georges Bataille ; Le coupable (1943)

L'amour charnel est plus grand que l'amour divin.
Georges Bataille ; Œuvres complètes (1970-1988)

L'amour seul horizon est faiblesse, comédie ou soif de souffrir.
Georges Bataille ; Le coupable (1943)

Le désir et l'amour se confondent, l'amour est le désir d'un objet à la mesure de la totalité du désir.
Georges Bataille ; Le coupable (1943)

Sans fin, les obstacles dérobent l'amour à la rage d'aimer.
Georges Bataille ; Le coupable (1943)

Le désir des sens est le désir, sinon de se détruire, de brûler et de se perdre sans réserve.
Georges Bataille ; Le coupable (1943)

La chance étant ce qui n'est pas, réduit l'être à la déchéance de la chance.
Georges Bataille ; Le coupable (1943)

L'être est lui-même réductible à l'apparence ou n'est rien.
Georges Bataille ; Le coupable (1943)

La volonté d'échapper à l'apparence aboutit à changer d'apparence.
Georges Bataille ; Le coupable (1943)

L'être est l'absence que les apparences dissimulent.
Georges Bataille ; Le coupable (1943)

Une conscience sans scandale est une conscience aliénée.
Georges Bataille ; La littérature et le mal (1957)

Toujours la générosité s'oppose au mouvement de l'avarice, comme au calcul raisonné la passion.
Georges Bataille ; La littérature et le mal (1957)

Le souci de l'avenir exalte l'avarice ; il condamne l'imprévoyance, qui gaspille.
Georges Bataille ; La littérature et le mal (1957)

La faiblesse prévoyante s'oppose au principe de la jouissance de l'instant présent.
Georges Bataille ; La littérature et le mal (1957)

La vérité n'a qu'un visage, celui d'un démenti violent.
Georges Bataille ; Le mort (1967)

Le bonheur de la mort jouit, il est en moi quelque chose de démesuré, qui veut ma convulsion étranglée.
Georges Bataille ; Le mort (1967)