Henri-Frédéric Amiel (2)

Les citations d'Henri-Frédéric Amiel :

Etre, c'est être fort : la force fait la vie, elle fait la santé, la beauté, la vertu.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 28 avril 1871.

Le corps c'est l'âme visible et le temple du Saint-Esprit.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 23 mars 1873.

Vivre, pour un cœur amoureux, c'est aimer. Aimer, c'est n'être plus seul, c'est sentir sa propre vie par un autre et dans un autre ; c'est de deux faire un. L'abolition du moi, et son remplacement par le nous, est son impérieux désir, son indestructible instinct.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 17 avril 1866.

L'amour, c'est la mort du moi pour la naissance du nous.
Henri-Frédéric Amiel ; Fragments d'un journal intime (1821-1881)

Le rire est un palliatif, un émulsif ; la gaieté est un bon génie, qui entretient la santé du cœur.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 30 juillet 1848.

Il faut être le remorqueur de sa vie, et non la remorque.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 21 février 1865.

La désuétude finit par rouiller les sentiments.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 5 septembre 1878.

L'homme seul est comme une main seule, comme un pied seul, comme un œil seul, il agit, il marche, il juge imparfaitement.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 22 octobre 1872.

La malveillance et l'ineptie marchent volontiers ensemble.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 19 juillet 1879.

Chacun de nous se fait un étroit terrier dans la montagne des connaissances, chaque érudit n'est qu'un lapin.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 26 mai 1846.

Le pédant a la tournure raide et gauche du coq d'Inde qui se croit un paon.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 21 janvier 1854.

L'humanité prise en bloc est bête comme un mouton, éternellement elle se cogne et se bute aux mêmes endroits et gobe les mêmes amorces.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 23 avril 1872.

La vie est une lutte où chaque jour doit être un combat contre soi-même.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 11 septembre 1850.

Il y a plus d'âme dans une larme que dans un sourire.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 30 mars 1851.

Sur la pente de la désaffection, on roule vite jusqu'à la haine.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 2 février 1853.

Un rien est le commencement de tout.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 19 août 1877.

Quand je ne sens pas les bornes, je n'ai plus de confiance dans la limite.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 25 juin 1848.

Le succès donne de l'aplomb et de l'entrain.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 18 novembre 1872.

Mon âme ne se découvre que dans l'intimité sûre.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 10 décembre 1872.

La douceur de se faire du bien est un pain blanc.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 3 juin 1877.

Rendre heureux est encore le plus sûr des bonheurs.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 30 mai 1877.

Chacun juge d'après soi-même, c'est pourquoi nos jugements nous jugent et nous décèlent.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 20 mai 1869.

La paresse s'empare de tout prétexte pour se croiser les bras.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 13 janvier 1853.

Le devoir est la nécessité volontaire, la lettre de noblesse de l'homme.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 5 mai 1848.

Un badinage sans fiel peut provoquer des rancunes sans fin.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 20 février 1878.