Jacques-Henri Meister (2)

Les citations de Jacques-Henri Meister :

Le plus doux de tous les rapports que l'on puisse avoir avec ses semblables, c'est celui de la bienveillance. Des services rendus sans aucun espoir d'intérêt ou de reconnaissance, sont des liens dont il est toujours facile de relâcher les nœuds, et qui ne laissent ni souvenirs, ni regrets trop pénibles.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

Le jeu est la passion des hommes désœuvrés et des âmes oisives.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

Ce que le sommeil est au corps le repos l'est à l'âme : le sommeil ranime d'abord nos facultés, mais prolongé trop longtemps, il les accable, il les éteint.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

La paresse n'est pas une jouissance, elle n'est qu'une exemption de peine, et le repos n'est vraiment désirable que pour conserver les forces que nous avons acquises, ou pour réparer sans effort celles que nous avons perdues.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

L'excès de prévoyance éteint tout.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

Le présent est un instant qui nous échappe, il ne laisse pas même au sentiment le temps de s'y reposer et de jouir. Il faut à notre cœur comme à notre imagination plus d'étendue, et plus d'espace.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

Les meilleures raisons du monde ne l'emportent jamais sur la colère.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

La violence est le délire du pouvoir ; la colère est l'ivresse de la violence.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

Il est plus facile de s'aimer dans ses enfants que dans ceux à qui l'on doit le jour.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

La tendresse des enfants pour leurs parents est la plus naturelle de toutes les vertus, le devoir le plus saint, mais peut-être n'est-ce qu'un devoir, alors que la tendresse des parents pour leurs enfants est quelque chose de plus grand, c'est un sentiment.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

L'extrême jalousie naît d'un extrême amour. L'homme qui aime ainsi abandonne à l'être aimé qu'il adore toutes les affections, toutes les facultés, tout le bonheur de son être. Le soupçon ou la certitude, pour lui c'est la même chose, le soupçon ou la certitude qui lui ravit cet objet l'arrache à lui-même par le plus profond et le plus sensible de tous les déchirements.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

L'existence la plus heureuse que celle du mariage lorsque l'amour a présidé au choix, lorsque l'estime le justifie, lorsque la douce confiance en éloigne la contrainte et les soupçons, lorsque tous les goûts de l'esprit et toutes les affections du cœur viennent sans cesse en resserrer les liens et lui donnent chaque jour un nouvel intérêt, ou plus vif, ou plus tendre, ou plus doux.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

Le mariage c'est charger son cœur de plus de chaînes qu'il n'en saurait porter.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

Si le premier de tous les liens est l'amour, la tendresse maternelle est le second.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

La pudeur est un des premiers charmes de l'amour ; elle voile avec le même soin ce qui peut augmenter nos désirs, ce qui pourrait nuire à leur douce illusion ; elle prête au sexe le plus faible une arme de plus pour résister.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

La religion simple et pure est le plus ferme appui de la faiblesse humaine ; elle rend la vertu plus sublime et plus touchante ; elle soulage l'infortune ; elle inspire au malheur un courage surnaturel ; à l'espérance, la première et la dernière illusion de la vie, elle donne l'éternité en partage.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

S'aimer dans les autres, c'est là ce qui distingue l'homme moral de l'homme sauvage.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

S'il n'y avait jamais eu d'amants peut-être qu'il n'y aurait jamais eu d'amis.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

L'égoïsme, cet amour de soi qui ressemble à la haine, resserre l'âme au lieu de l'épanouir.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

Quand tout semble isoler l'homme, c'est le pouvoir de l'amour qui le rapproche de ses semblables, qui réveille sa sensibilité, qui ranime en lui cet instinct céleste qui le dispose à la douceur, à la bienveillance et à la pitié.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

L'homme heureux avec l'être qui lui fit goûter la volupté suprême, ne s'en éloigne qu'à regret, cherche à le rencontrer sans cesse, le retrouve sans cesse avec de nouveaux délices, s'y attache, ne veut plus s'en séparer ; et d'une liaison si douce naissent tous les rapports de l'homme social.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

L'amour qui n'est qu'un besoin physique devient aisément un besoin du cœur.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

Compatir, c'est s'identifier en quelque sorte avec l'objet qui nous frappe ou nous intéresse ; c'est confondre, pour ainsi dire, son existence avec la nôtre, ou la nôtre avec la sienne.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

Nous avons tous une grande disposition à devenir des machines, c'est-à-dire, à être le lendemain ce que nous avons été la veille, à faire et à sentir ce que nous faisons et ce que nous sentons, sans aucun choix, sans aucune réflexion. Ce qui n'est guère moins vrai, c'est qu'il est peu de choses que nous fassions ni plus sûrement ni mieux, que ce que nous faisons ainsi machinalement.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

Il est bien plus aisé de prévenir la naissance d'une habitude que d'en arrêter les progrès.
Jacques-Henri Meister ; De la morale naturelle (1788)

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