Jean-Jacques Rousseau (2)

Les citations de Jean-Jacques Rousseau :

Ô parents ! l'exemple ! l'exemple ! sans cela on ne réussit à rien auprès des enfants.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

Apprenez-moi à quel crime s'arrête celui qui n'a de lois que les vœux de son cœur, et ne sait résister à rien de ce qu'il désire. Il n'y a point de bonheur sans courage, ni de vertu sans combat. La force est la base de toute vertu. La vertu n'appartient qu'à un être sensible par sa nature, et fort par sa volonté. C'est en cela que consiste le mérite de l'homme juste.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

Le désordre et la fantaisie n'ont point de bornes, et font plus de pauvres que les vrais besoins.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie ou la nouvelle Héloïse (1761)

La vanité de l'homme est la source de ses plus grandes peines. Il n'y a personne de si parfait, de si fêté, à qui elle ne donne encore plus de chagrin que de plaisir, et si jamais la vanité fit quelque heureux sur la terre, à coup sûr cet heureux-là n'était qu'un sot.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

Jamais les cœurs sensibles n'aimeront les plaisirs bruyants, vain et stérile bonheur des gens qui ne sentent rien, et qui croient qu'étourdir sa vie c'est en jouir.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

Si nous nous contentions d'être ce que nous sommes, nous n'aurions point à déplorer notre sort, mais pour chercher un bien-être imaginaire, nous nous donnons mille maux réels. Qui ne sait pas supporter un peu de souffrance, doit s'attendre à beaucoup souffrir.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

Les illusions de l'orgueil sont la source de nos plus grands maux, mais la contemplation de la misère humaine rend le sage toujours modéré.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

La condition naturelle de l'homme est de cultiver la terre, de vivre de ses fruits.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

Maître, apprenez à votre élève à aimer tous les hommes, et même ceux qui le déprisent ; faites en sorte qu'il ne se place dans aucune classe, mais qu'il se retrouve dans toutes. Parlez devant lui du genre humain avec attendrissement, avec pitié même ; mais jamais avec mépris : homme, ne déshonore point l'homme.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

L'abus du savoir produit l'incrédulité. Tout savant dédaigne le sentiment vulgaire, chacun en veut avoir un à soi. L'orgueilleuse philosophie mène à l'esprit fort, comme l'aveugle dévotion mène au fanatisme. Évitez ces extrémités, restez toujours ferme dans la voix de la vérité, ou ce qui vous paraîtra l'être dans la simplicité de votre cœur, sans jamais vous en détourner par vanité ni par faiblesse. Osez confesser Dieu aux philosophes ; osez prêcher l'humanité aux intolérants.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

Sois homme, retiens ton cœur dans les bornes de ta condition. Etudie et connais ces bornes ; quelque étroites qu'elles soient, on n'est point malheureux tant qu'on s'y renferme.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

La première et la plus importante qualité d'une femme est la douceur : faite pour obéir à un être aussi imparfait que l'homme, souvent si plein de vices, et toujours si plein de défauts, elle doit apprendre de bonne heure à souffrir même l'injustice et à supporter les torts d'un mari sans se plaindre : ce n'est pas pour lui, c'est pour elle qu'elle doit être douce.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

L'ami de la vérité n'est point attaché à telle opinion plutôt qu'à telle autre ; quoi qu'il dise, pourvu qu'il le pense, il tend à son but.
Jean-Jacques Rousseau ; Pensées d'un esprit droit (1826)

Qui ne fait pas ce qu'il dit ne le dit jamais bien.
Jean-Jacques Rousseau ; Pensées d'un esprit droit (1826)

Malheur à quiconque prêche une morale qu'il ne pratique pas !
Jean-Jacques Rousseau ; Julie ou la nouvelle Héloïse (1761)

Le premier prix de la justice est le sentiment qu'on la pratique.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

Combien de fois la voix intérieure nous dit qu'en faisant notre bien aux dépens d'autrui, nous faisons mal. Nous croyons suivre l'impulsion de la nature, et nous lui résistons : en écoutant ce qu'elle dit à nos sens, nous méprisons ce qu'elle dit à nos cœurs. L'être actif obéit, l'être passif commande. La conscience est la voix de l'âme ; les passions sont la voix du corps.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

Conscience ! conscience ! instinct divin ; immortelle et céleste voix ; guide assuré d'un être ignorant et borné, mais intelligent et libre ; juge infaillible du bien et du mal, qui rend l'homme semblable à Dieu ; c'est toi qui fais l'excellence de sa nature et la moralité de ses actions, sans toi je ne sens rien en moi qui m'élève au-dessus des bêtes, que le triste privilège de m'égarer d'erreurs en erreurs, à l'aide d'un entendement sans règle et d'une raison sans principe.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

La haine des méchants ne fait que s'animer davantage par l'impossibilité de trouver sur quoi la fonder, et le sentiment de leur propre injustice n'est qu'un grief de plus dans celui qui en est l'objet.
Jean-Jacques Rousseau ; Les confessions (1765-1770)

Dans l'amitié, gardez à jamais la noble candeur des belles âmes. On peut laisser penser aux indifférents ce qu'ils veulent, mais c'est un crime de souffrir qu'un ami nous fasse un mérite de ce que nous n'avons pas fait pour lui.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

Toutes les grandes passions se forment dans la solitude ; on n'en a point de semblables dans le monde, où nul objet n'a le temps de faire une profonde impression, et où la multitude des goûts énerve la force des sentiments.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie ou la nouvelle Héloïse (1761)

Je hais les mauvaises maximes encore plus que les mauvaises actions.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie ou la nouvelle Héloïse (1761)

La force du devoir, la beauté de la vertu, entraînent, malgré nous, nos suffrages, et renversent nos insensés préjugés.
Jean-Jacques Rousseau ; Émile, ou De l'éducation (1762)

L'un des avantages des bonnes actions, est d'élever l'âme et de la disposer à en faire de meilleures : car telle est la faiblesse humaine, qu'on doit mettre au nombre des bonnes actions l'abstinence du mal qu'on est tenté de commettre.
Jean-Jacques Rousseau ; Les confessions (1765-1770)

Un cœur droit est le premier organe de la vérité.
Jean-Jacques Rousseau ; Julie ou la nouvelle Héloïse (1761)