Louis Aragon (2)

Les citations de Louis Aragon :

Ce qu'il y a d'agréable dans l'amour, c'est qu'on dort si bien après.
Louis Aragon ; Le libertinage (1924)

L'amour n'a de prétention que d'éclairer son objet.
Louis Aragon ; J'abats mon jeu (1959)

La critique, c'est le bagne à perpétuité : Pas de repos pour un critique.
Louis Aragon ; Traité du style (1928)

Comprendre, c'est encore une façon de parler.
Louis Aragon ; Théâtre, Roman (1974)

Si vous écrivez, suivant une méthode surréaliste, de tristes imbécillités, ce sont de tristes imbécillités.
Louis Aragon ; Traité du style (1928)

Le propre du génie est de fournir des idées aux crétins une vingtaine d'années plus tard.
Louis Aragon ; Traité du style (1928)

Bien écrire, c'est comme marcher droit.
Louis Aragon ; Traité du style (1928)

Je passe le temps en chantant, je chante pour passer le temps.
Louis Aragon ; Le roman inachevé (1956)

Je chante pour passer le temps petit qu'il me reste de vivre comme on dessine sur le givre, comme on se fait le cœur content.
Louis Aragon ; Le roman inachevé (1956)

La beauté du diable... on voudrait bien nous faire prendre la jeunesse pour le diable, c'est rassurant pour ceux que leurs miroirs attristent.
Louis Aragon ; J'abats mon jeu (1959)

Un soir d'aubépines en fleurs aux confins des parfums et de la nuit, un soir profond comme la terre de se taire, un soir si beau que je vais croire jusqu'au bout, dormir du sommeil de tes bras, dans le pays sans nom sans éveil et sans rêves, le lieu de nous où toutes choses se dénoue.
Louis Aragon ; Les chambres, Poème du temps qui ne passe pas (1969)

Je n'ai jamais écrit mes romans, je les ai lus. Tout ce qu'on en dit, en a dit, en dirait, sans cette connaissance préalable du fait, ne peut être que vue à priori, jugement mécanique, ignorance de l'essentiel. Comprenez-moi bien : je n'ai jamais su qui était l'assassin.
Louis Aragon ; Je n'ai jamais appris à écrire ou les incipit (1969)

Ce qu'il m'aura fallu de temps pour tout comprendre ; je vois souvent mon ignorance en d'autres yeux ; je reconnais ma nuit, je reconnais ma cendre ; ce qu'à la fin, j'ai su lui faire entendre : comment ce que je sais le dire de mon mieux.
Louis Aragon ; Le roman inachevé (1956)

Moi j'ai tout donné mes illusions, et ma vie et mes hontes. Pour vous épargner la dérision, de n'être au bout du compte, que ce qu'à la fin nous aurons été.
Louis Aragon ; Le roman inachevé (1956)

J'ai déchiré des pages et des pages, dans le miroir, j'ai brisé mon visage.
Louis Aragon ; Le roman inachevé (1956)

Le roman s'achève de lui-même, j'ai déchiré ma vie et mon poème.
Louis Aragon ; Le roman inachevé (1956)

Il n'est plus de chemin privé, si l'histoire un jour y chemine.
Louis Aragon ; Le roman inachevé (1956)

Que ce soit dimanche ou lundi, soir ou matin minuit midi, dans l'enfer ou le paradis, les amours aux amours ressemblent.
Louis Aragon ; Vers à danser, Nous dormirons ensemble (1963)

J'ai trop respecté ton chagrin, le silence a le poids des larmes.
Louis Aragon ; Le domaine privé, Le mot (1945)

Il y a des livres qui ferment un monde : ils sont un point final ; on les laisse ou on s'en va.
Louis Aragon ; Les cloches de Bâle (1934)

La femme des temps moderne est née, et c'est elle que je chante.
Louis Aragon ; Les cloches de Bâle (1934)

C'est à la poésie que tend l'homme ; il n'y a de poésie que du concret.
Louis Aragon ; Le paysan de Paris (1926)

Je m'échappe indéfiniment sous le drapeau de l'infini.
Louis Aragon ; Le mouvement perpétuel (1926)

Mon amour tu es ma seule famille avouée, et je vois par tes yeux le monde, et c'est toi qui me rends cet univers sensible et qui donnes sens en moi aux sentiments humains.
Louis Aragon ; Le crève-cœur (1941)

Nous étions faits pour être libres, nous étions faits pour être heureux, le monde l'est lui pour y vivre, et tout le reste est de l'hébreu.
Louis Aragon ; Elsa (1959)