Louis-Gabriel-Ambroise, vicomte de Bonald (2)

Les citations de Louis de Bonald :

La misanthropie d'un caractère difficile, d'un esprit chagrin et orgueilleux, s'indigne et du bien et du mal, et s'irrite contre tout ce qui est. La misanthropie d'un honnête homme est une haine profonde de la corruption publique. Indulgente pour les hommes, elle est inexorable pour les gouvernements qui ne connaissent ni leurs devoirs ni leur force, et sont la cause de presque tous les désordres et les malheurs des familles.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

Dans une société matérialiste, on sait jouir de la vie et braver la mort dans les combats ; mais hors de là, on ne sait plus ni vieillir ni mourir : triste état de l'homme que celui où il ne regrette que la vie et ne peut attendre que la mort !
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

Une pensée est toujours vraie, mais elle est souvent incomplète, et l'erreur n'est que défaut de pensée.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

Les hommes ne haïssent pas, ne peuvent pas haïr le bien, mais ils en ont peur.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

Les humbles pratiques de la religion sont les petits soins de l'amour ou de l'amitié qui font la douceur de la vie et le bonheur des âmes sensibles.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

Les esprits vraiment philosophiques sont bien moins frappés de la diversité des croyances religieuses que de leur conformité sur les points fondamentaux de la religion et de la morale.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

La religion exerce l'homme au malheur par les sacrifices, c'est la plus utile leçon qu'elle puisse lui donner. Ainsi, dans les camps de paix, le soldat se forme aux fatigues de la guerre.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

On n'aime que soi, et on ne devrait craindre que soi. C'est ce que la religion veut nous apprendre lorsqu'elle nous recommande de nous haïr nous-mêmes : elle sait bien que nous ne prendrons pas l'avis à la lettre.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

L'hypocrisie n'est pas le soin de cacher ses vices et de laisser voir ses vertus, puisque nous devons l'un et l'autre à l'édification de notre prochain ; mais l'art de dissimuler ses vices et d'étaler ses vertus par des motifs personnels et par des vues d'intérêt ou d'ambition. Les fautes de la fragilité humaine ne sont pas de l'hypocrisie, même dans les gens de bien, mais de l'inconséquence, et l'on n'est pas obligé d'être scandaleux pour être conséquent.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

Le bien est facile à faire ; il n'est difficile que de le vouloir et de fixer un moment la volonté mobile et changeante de l'homme, pour la mettre d'accord avec l'éternelle et immuable volonté de Dieu.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

L'homme qui n'a point de religion vit protégé par la religion des autres, comme le passager, sans aider à la manœuvre, est en sûreté sur le vaisseau qui le porte. Mais le passager qui voudrait troubler la manœuvre serait mis à fond de cale comme un insensé.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

Aux hypocrites de religion ont succédé les hypocrites de politique ; les uns voilaient des faiblesses du manteau de la dévotion, les autres justifient des forfaits avec de la politique.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

Qui n'aurait pas à combattre contre ses penchants serait innocent plutôt que vertueux.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

Il est difficile au père de famille de ne pas regarder comme un ennemi personnel l'auteur d'un mauvais livre qui portera la corruption dans le cœur de ses enfants.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

On est convenu d'appeler homme d'esprit tout homme qui soutient une thèse avec facilité, avec art ; mais s'il ne défend que des erreurs, il ne peut, même à force d'esprit, être regardé comme un homme de génie.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

La connaissance des vérités morales doit se trouver dans le peuple, et celle des physiques chez les savants, et la physique du peuple n'est pas plus absurde que la morale de quelques savants.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

Un homme peut être plus ou moins vertueux, et il peut pousser la vertu jusqu'à l'héroïsme ; une chose ne peut pas être plus ou moins vraie. Aussi les esprits qui, dans certaines discussions, prennent par goût et, à ce qu'ils croient, par modération de caractère, les opinions moyennes, sont assez naturellement des esprits moyens ou médiocres.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

La vérité, quoique oubliée des hommes, n'est jamais nouvelle, elle est du commencement. L'erreur est toujours une nouveauté dans le monde ; elle est sans ancêtres et sans postérité, mais par cela même elle flatte l'orgueil, et chacun de ceux qui la propagent s'en croit le père.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

Dans une société bien réglée les bons doivent servir de modèle, et les méchants d'exemple.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

L'esprit employé à corrompre n'est autre chose que la force employée à détruire.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

Le premier de nos préjugés renferme tous les autres.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

Pour gouverner les peuples, lorsqu'il y a tant d'esprit, il faut plus que de l'esprit.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

L'ignorance a un bandeau sur les yeux, elle est ténèbre et cécité.
Louis de Bonald ; L'ignorance et de la simplicité (1810)

Le divorce doit être la peine de l'adultère ; le changement, le remède de l'inconstance.
Louis de Bonald ; Le divorce considéré au XIXe siècle (1801)

Dieu laisse l'homme libre de faire le mal, pour qu'il ait le mérite de faire le bien.
Louis de Bonald ; Pensées sur divers sujets (1817)

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