Madame de Staël (2)

Les citations de Madame de Staël :

Gardez-vous d'apprendre à vos ennemis comment ils peuvent vous faire du mal.
Madame de Staël ; Maximes et pensées inédites (1817)

Le dédain impose toujours silence à la moquerie.
Madame de Staël ; De l'Allemagne (1810)

Trop de puissance déprave la bonté, altère toutes les jouissances de la délicatesse.
Madame de Staël ; Maximes et pensées inédites (1817)

Les malheurs des nations grandissent les individus en les corrigeant de la frivolité.
Madame de Staël ; Maximes et pensées inédites (1817)

La pureté de l'âme et de la conduite est la première gloire d'une femme.
Madame de Staël ; De l'Allemagne (1810)

La jalousie tient plus à la vanité qu'à l'amour.
Madame de Staël ; Maximes et pensées inédites (1817)

Dès qu'on écarte une illusion, il faut y substituer une qualité réelle.
Madame de Staël ; Maximes et pensées inédites (1817)

L'éducation de la vie déprave les hommes légers, et perfectionne ceux qui réfléchissent.
Madame de Staël ; Maximes et pensées inédites (1817)

Lorsqu'on détruit un ancien préjugé, l'on a besoin d'une nouvelle vertu.
Madame de Staël ; Maximes et pensées inédites (1817)

L'esprit humain ne pouvant jamais connaitre l'avenir, la vertu doit être sa divination.
Madame de Staël ; Maximes et pensées inédites (1817)

La première des vérités, la morale, est aussi la source la plus abondante de l'éloquence.
Madame de Staël ; Maximes et pensées inédites (1817)

Le fanatisme religieux est l'ennemi des arts aussi bien que de la philosophie.
Madame de Staël ; Maximes et pensées inédites (1817)

L'immoralité du cœur est la preuve des bornes de l'esprit.
Madame de Staël ; Maximes et pensées inédites (1817)

Le talent d'écrire peut devenir une puissance dans un État libre.
Madame de Staël ; Maximes et pensées inédites (1817)

La destinée des femmes doit consister dans un acte continuel de dévouement à l'amour conjugal, la récompense de ce dévouement, c'est la scrupuleuse fidélité de celui qui en est l'objet.
Madame de Staël ; De l'Allemagne (1810)

Dans le silence de la retraite, rien ne semble plus triste que l'esprit du monde.
Madame de Staël ; De l'Allemagne (1810)

Quand on se rend le jouet d'une passion, on le devient de ceux qui l'inspirent.
Madame de Staël ; Maximes et pensées inédites (1817)

En abandonnant noblement ce qui nous quitte, on se fait voir au-dessus de ce qu'on perd.
Madame de Staël ; Maximes et pensées (1766-1817)

O la société, la société ! comme elle rend le cœur dur et l'esprit frivole ! comme elle fait vivre pour ce que l'on dira de vous ! Si les hommes se rencontraient un jour, dégagés chacun de l'influence de tous, quel air pur entrerait dans l'âme ! que d'idées nouvelles, que de sentiments vrais la rafraîchiraient !
Madame de Staël ; Corinne ou l'Italie (1807)

Le remords est la seule douleur de l'âme que le temps et la réflexion n'adoucissent pas.
Madame de Staël ; Delphine (1802)

La poésie traduite en prose n'est plus qu'un canevas dont on a ôté la broderie.
Madame de Staël ; Maximes et pensées inédites (1817)

Quand l'amour est malheureux, il refroidit toutes les autres affections, on ne peut s'expliquer à soi-même ce qui se passe dans l'âme : tout ce que l'on avait gagné par le bonheur, on le perd par la peine.
Madame de Staël ; Corinne ou l'Italie (1807)

Il n'y a au monde de sûr que la peine ; il n'y a qu'elle qui tienne impitoyablement ce qu'elle promet.
Madame de Staël ; Corinne ou l'Italie (1807)

Les femmes aiment la peine, pourvu qu'elle soit bien romanesque.
Madame de Staël ; Corinne ou l'Italie (1807)

Les femmes ont besoin d'appui, et rien ne les refroidit comme la nécessité d'en donner.
Madame de Staël ; Corinne ou l'Italie (1807)