Madame Necker, née Suzanne Curchod

Quelques mots sur l'auteur :

Suzanne Curchod

Femme de lettres suisse née le 2 juin 1737 à Crassier dans le canton de Vaud, Suzanne Curchod est décédée le 6 mai 1794 à Beaulieu près de Lausanne. Fondatrice, en 1778 à Paris, de l'Hôpital Necker pour les enfants malades, elle est aussi la mère de la célèbre romancière et essayiste française Anne-Louise Germaine Necker, baronne de Staël-Holstein, plus connue sous le nom de Madame de Staël.

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Les 88 citations de Suzanne Curchod :

Le véritable bonheur, c'est l'amour partagé, sans concession et sans réserve.
Madame Necker ; Mélanges et pensées (1798)

Les livres sont à l'âme ce que les aliments sont au corps.
Madame Necker ; Mélanges et pensées (1798)

De loin nous aimons l'uniformité, elle impose ; et de près la variété, elle amuse.
Madame Necker ; Mélanges et pensées (1798)

Une idée de plus est toujours un rapport de plus avec la divinité.
Madame Necker ; Mélanges et pensées (1798)

Aimer, c'est penser continuellement à une personne avec le désir de lui plaire.
Madame Necker ; Mélanges et pensées (1798)

L'esprit est le zéro qui ajoute aux qualités morales, mais qui seul ne représente que le néant.
Madame Necker ; Mélanges et pensées (1798)

Discuter sérieusement avec un sot, autant allumer une lanterne à un aveugle.
Madame Necker ; Mélanges et pensées (1798)

L'esprit sans caractère est un tourniquet qui n'a point de place fixe, et qui sert à faire passer indifféremment tous les principes et toutes les opinions.
Madame Necker ; Mélanges et pensées (1798)

L'homme vaniteux est rarement un peu moins qu'un homme nul.
Madame Necker ; Souvenirs et pensées (1784)

Un homme d'esprit se tait avec les sots comme un riche refuse l'aumône aux indigents.
Madame Necker ; Souvenirs et pensées (1784)

Les opinions d'autrui nous gênent, comme un habit qui ne serait pas fait à notre taille.
Madame Necker ; Mélanges et pensées (1798)

On prouve que l'on a du caractère quand on parvient à vaincre le sien.
Madame Necker ; Mélanges et pensées (1798)

Il n'y a rien de si méchant que les peuples à demi civilisés, et l'on peut en dire autant des individus.
Madame Necker ; Maximes et pensées inédites (1794)

Quand on a beaucoup de chaleur dans l'esprit, il faut ne la montrer aux gens froids que graduellement ; sans cette précaution, on les étourdit, et même on les indispose : c'est comme le coup d'archet, qui doit commencer doucement, afin de pouvoir enfler le son insensiblement.
Madame Necker ; Maximes et pensées inédites (1794)

L'imitation de la douleur morale est toujours belle, celle de la douleur physique est insupportable.
Madame Necker ; Maximes et pensées inédites (1794)

Les yeux étant destinés à être le miroir de l'âme, le regard fixe qui ne laisse entrevoir aucune pensée est très désagréable.
Madame Necker ; Maximes et pensées inédites (1794)

Il faut corriger toutes les fautes qu'on reconnaît en soi ; bien sûr, les autres en apercevront beaucoup encore qui nous ont échappées.
Madame Necker ; Maximes et pensées inédites (1794)

Le grand secret de la conversation est, une attention continuelle.
Madame Necker ; Maximes et pensées inédites (1794)

La meilleure manière que de n'être plus occupé que de soi, c'est de s'occuper des autres.
Madame Necker ; Maximes et pensées inédites (1794)

Les personnes qui manquent de mémoire, se persuadent que la lecture leur est inutile : elles se trompent ; quand l'étude ne fait pas germe, elle cultive toujours et prépare une terre plus féconde.
Madame Necker ; Maximes et pensées inédites (1794)

Au physique comme au moral, les peines légères qui se répètent chaque jour sont cruelles, elles ressemblent à la goutte d'eau qui creuse enfin le marbre.
Madame Necker ; Maximes et pensées inédites (1794)

En s'étudiant parfaitement soi-même on parvient quelquefois à bien connaître les autres.
Madame Necker ; Maximes et pensées inédites (1794)

L'amour-propre est le talon d'Achille chez presque tous les hommes.
Madame Necker ; Mélanges et pensées (1798)

On a toujours plus d'esprit et d'agrément quand on s'abandonne dans la conversation sans faire aucun calcul de vanité ou d'amour-propre.
Madame Necker ; Mélanges et pensées (1798)

Le parti le plus court dans toutes les affaires de la vie, et celui qui ne nous laisse aucun regret, c'est de se livrer à sa bonté, sans trop examiner si les autres en sont dignes, ou s'ils en sont reconnaissants.
Madame Necker ; Maximes et pensées inédites (1794)