Marcel Jouhandeau (4)

Les citations de Marcel Jouhandeau :

La bonté consiste à vivre avec ceux qui nous ont meurtris, comme si de rien n'était.
Marcel Jouhandeau ; Que la vie est une fête (1966)

La vieillesse apporte une lucidité dont la jeunesse est bien incapable, et une sérénité bien préférable à la passion.
Marcel Jouhandeau ; Réflexions sur la vieillesse et la mort (1956)

L'inoubliable, c'est la beauté d'un visage souriant et serein.
Marcel Jouhandeau ; Souffrir et être méprisé (1976)

Prenez garde, jamais le Ciel n'est plus serein qu'à l'approche des orages.
Marcel Jouhandeau ; Du pur amour (1970)

Que signifie d'étreindre quelqu'un, si on ne l'aime pas à en perdre la raison ? Mieux vaut aimer l'insaisissable, l'inaccessible, un souvenir.
Marcel Jouhandeau ; Le portrait de Don Juan (posthume, 1981)

Mieux vaut mourir d'un excès de vigueur que d'un manque de vitalité.
Marcel Jouhandeau ; La vertu dépaysée (1968)

Mieux vaut d'avoir tous les vices que de n'en avoir aucun.
Marcel Jouhandeau ; Algèbre des valeurs morales (1935)

À force de déception, on finit toujours par n'aimer que soi.
Marcel Jouhandeau ; Jaunisse, Chronique (1956)

Se séparer, en se taisant, comme on s'effacerait de la liste des vivants.
Marcel Jouhandeau ; Que tout n'est qu'allusion (1963)

L'intimité ne commence que là où il n'y a plus d'amour-propre.
Marcel Jouhandeau ; De l'abjection (1939)

Les baisers écrits ne parviennent pas à destination.
Marcel Jouhandeau ; Gémonies (1972)

Vous n'êtes plus rien pour elle ; du moment qu'elle ne trouve plus en vous son rêve.
Marcel Jouhandeau ; Chroniques maritales (1938)

Il y a l'amour au repos et l'amour en action : c'est comme tu aspires et expires, quand tu respires.
Marcel Jouhandeau ; Confrontation avec la poussière (1970)

On me condamne, on me hait ? on me caresse, on me loue ? qu'importe.
Marcel Jouhandeau ; Algèbre des valeurs morales (1935)

L'amour ne peut supporter le temps ni l'espace, tout ce qui divise.
Marcel Jouhandeau ; Monsieur Godeau intime (1926)

Mieux vaut aimer en Enfer que d'être sans amour dans le Paradis.
Marcel Jouhandeau ; Algèbre des valeurs morales (1935)

Qu'il est bien agréable de caresser un être de son espèce et d'un sexe différent du sien.
Marcel Jouhandeau ; Confrontation avec la poussière (1970)

Mourir d'amour, c'est tout ce que j'ai voulu faire, dès mon adolescence.
Marcel Jouhandeau ; Orfèvre et sorcier (1975)

On peut bien faire l'amour sans amour, comme on mange, parce qu'on a faim !
Marcel Jouhandeau ; Du pur amour (1970)

Celui-là est glorieux qui, jouissant de lui-même, n'a pas besoin de louanges étrangères.
Marcel Jouhandeau ; Algèbre des valeurs morales (1935)

J'ai tant d'amour au fond de moi, tant d'amour qui ne demande qu'à s'exprimer.
Marcel Jouhandeau ; Du singulier à l'éternel (1972-1973)

L'amour, un drame dont l'enjeu est l'infini et qui oscille longtemps entre un compromis avec la raison et une folie.
Marcel Jouhandeau ; Jeux de miroirs (1966)

Quand j'aime, l'Autre est moi plus que moi.
Marcel Jouhandeau ; Le portrait de Don Juan (posthume, 1981)

Le sexe est une blessure dont les épanchements intermittents condamnent l'homme et la femme à un délicieux martyre.
Marcel Jouhandeau ; Éloge de la volupté (1951)

Le sexe est l'instrument d'une fonction, à laquelle chacun donne la solution qu'il peut selon les moyens du bord.
Marcel Jouhandeau ; Souffrir et être méprisé (1976)