Marie-Jeanne Riccoboni

Quelques mots sur l'auteur :

Marie-Jeanne Riccoboni

Comédienne et romancière française née le 25 octobre 1713 à Paris, Marie-Jeanne Riccoboni est décédée le 7 décembre 1792 dans sa ville natale. Elle débute à l'âge de 21 ans, le 23 août 1734 à l'Hôtel de Bourgogne, dans la troupe de la Comédie italienne où elle effectuera toute sa carrière avant de prendre sa retraite en 1760.

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Les 85 citations de Marie-Jeanne Riccoboni :

La noire mélancolie élève en nous une crainte vague, nous livre au soupçon et à l'inquiétude.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Lettres d'Elizabeth–Sophie de Vallière (1772)

Les gens tout le temps fatigués le sont généralement de naissance.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Les pensées, réflexions et maximes (1792)

Les capricieux sont aussi peu sociables que les égoïstes.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Les pensées, réflexions et maximes (1792)

En amour, notre prévention fait tout le mérite de l'objet que nous préférons ; elle pare l'idole de notre cœur ; elle lui donne chaque jour un nouvel ornement. Peu à peu, l'éclat dont nous l'avons revêtue nous éblouit, nous en impose, nous séduit, et nous adorons follement l'ouvrage de notre imagination.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Les pensées, réflexions et maximes (1792)

En amour, la bonté fait des ingrats, la douceur des tyrans, et la bonne foi des perfides.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Lettres d'Elizabeth–Sophie de Vallière (1772)

Une femme inconstante dans son humeur, bizarre dans ses goûts, ne ressemble à rien.
Marie-Jeanne Riccoboni ; The foundling, ou L'enfant trouvé (1755)

La fortune ne change pas les mœurs, elle les démasque.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Les pensées, réflexions et maximes (1792)

La femme qui peut rire de l'inquiétude, de la douleur d'un homme attaché à elle, ou ne l'aime plus, on s'est trompée quand elle a cru l'aimer.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Les pensées, réflexions et maximes (1792)

La raison contrarie le cœur, et ne le persuade pas.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Les pensées, réflexions et maximes (1792)

Que le grand monde, que cette société brillante appelée la bonne compagnie, donne peu de satisfaction à ceux qui l'examinent ! Ce n'est ni le goût, ni le cœur, pas même l'espérance du plaisir qui rassemble ces êtres bizarres, nés pour posséder beaucoup, désirer davantage, et ne jouir de rien. Ils se cherchent sans s'aimer, se voient sans se plaire, et se perdent dans la foule sans se regretter. Qu'est-ce donc qui les unit ? L'égalité du rang, de la fortune, l'usage, l'ennui d'eux-mêmes, ce besoin de s'étourdir qu'ils sentent continuellement et qui semble attaché à la grandeur, aux richesses, à l'éclat, enfin à tous les biens que le ciel n'a pas également départis à toutes ses créatures.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Les pensées, réflexions et maximes (1792)

La lumière qu'on nomme esprit se peint à mon imagination comme un flambeau ardent, qu'un coup de vent vient de souffler : il luit un peu dans l'ombre, et ne la dissipe qu'à demi : sa faible clarté suffit pour montrer qu'on marche sur le bord d'un précipice ; mais non pas pour faire apercevoir l'endroit glissant où le pied peut manquer. — On tombe, et, quand on a roulé jusqu'au fond, on a l'avantage de réfléchir et de se dire, tout froissé de sa chute, que si on avait un peu mieux vu, on ne serait pas là.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Les pensées, réflexions et maximes (1792)

La punition n'est utile qu'autant qu'elle est décernée avec jugement.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Les pensées, réflexions et maximes (1792)

Pardonner, c'est ne pas punir celui qui mérite une punition : le pardon est la rémission d'une peine méritée. La clémence, au contraire, en renvoyant les coupables, prononce qu'ils ne méritaient pas d'autre châtiment que celui qu'ils ont subi : elle est donc plus parfaite et plus honnête que le pardon.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Les pensées, réflexions et maximes (1792)

Entre des amants brouillés, un reproche est le préliminaire d'un traité de paix.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Lettres de Milady Juliette Catesby (1759)

Si votre mari vous délaisse, trop occupé de sa petite personne, prenez un amant.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Lettres de Milady Juliette Catesby (1759)

Nous croyons plus volontiers les mensonges qui nous plaisent que les vérités qui nous déplaisent.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Les pensées, réflexions et maximes (1792)

Le cœur des femmes est comme ces pays inconnus où l'on aborde sans y pénétrer.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Les pensées, réflexions et maximes (1792)

Quand on est amoureux, un charme se répand sur tout ce qui nous environne : les objets changent à nos yeux ; ils deviennent plus riants, plus aimables ; en un mot, la nature s'embellit autour de nous.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Les pensées, réflexions et maximes (1792)

Les yeux devinent bien souvent tout ce que la bouche va dire.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Les pensées, réflexions et maximes (1792)

La timidité n'est que la défiance d'un amour-propre qui, en désirant de plaire, craint de réussir.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Les pensées, réflexions et maximes (1792)

L'austérité est le faste de la vertu.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Les pensées, réflexions et maximes (1792)

Le langage de la sincérité est le seul langage qui touche le cœur.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Les pensées, réflexions et maximes (1792)

La politesse ne répond aux paroles qui offensent que par le silence.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Les pensées, réflexions et maximes (1792)

On pardonne toutes les fautes que l'amour fait commettre.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Lettres d'Elizabeth–Sophie de Vallière (1772)

Il n'est pas de sentiment plus vif, plus tendre, plus capable de remplir un cœur, que l'ardente amitié.
Marie-Jeanne Riccoboni ; Lettres d'Elizabeth–Sophie de Vallière (1772)