Maurice Chapelan (3)

Les citations de Maurice Chapelan :

Jeune, on pense à la mort sans l'attendre ; vieux, on l'attend sans y penser.
Maurice Chapelan ; Amours amour (1967)

Le ramollissement du sexe durcit le coeur.
Maurice Chapelan ; Amoralités familières (1964)

L'homme le plus ferme par nature est poltron, quand ses idées sont flottantes.
Maurice Chapelan ; Anthologie du journal intime (1947)

Il est facile de deviner chez les hommes leur pensée sous-entendue, ils sont si bêtes.
Maurice Chapelan ; Anthologie du journal intime (1947)

Le nouveau est rarement le bon, parce que le bon n'est que peu de temps le nouveau.
Maurice Chapelan ; Amoralités familières (1964)

Il ne suffit pas de lutter contre ses défauts, il faut lutter aussi contre ses dons pour les accroître.
Maurice Chapelan ; Lire et écrire (1960)

Créer, c'est utiliser l'angoisse, non point la guérir : tout ce qui guérit l'angoisse ressemble à la mort.
Maurice Chapelan ; Main courante (1957)

Il y a des chagrins qui aident à dépouiller une certaine partie de soi qu'ils ont tuée.
Maurice Chapelan ; Rien n'est jamais fini (1977)

Telles blessures du corps fortifient l'âme lorsqu'elle sait utiliser la douleur contre ses faiblesses.
Maurice Chapelan ; Rien n'est jamais fini (1977)

Les hommes qui passent pour être durs sont plus sensibles que ceux dont on vante la sensibilité expansive.
Maurice Chapelan ; Anthologie du journal intime (1947)

Qui me conteste m'atteste.
Maurice Chapelan ; Amoralités familières (1964)

L'homme le plus redoutable à l'homme est l'homme qui veut le bonheur de l'homme.
Maurice Chapelan ; Main courante (1957)

Le mensonge est l'oxygène de la respiration sociale.
Maurice Chapelan ; Main courante (1957)

Le bonheur divise, seul le malheur fait la communion des hommes.
Maurice Chapelan ; Main courante (1957)

La vie n'est pas mauvaise, elle est pire.
Maurice Chapelan ; Main courante (1957)

Chacun doit se persuader qu'on écrit à ses risques et périls, non à ceux de son correspondant.
Maurice Chapelan ; Rien n'est jamais fini (1977)

On ne commence à persécuter que quand on désespère de convaincre.
Maurice Chapelan ; Anthologie du poème en prose (1946)

En art, comme dans les visages, on rencontre des laideurs sympathiques et des beautés sans charme.
Maurice Chapelan ; Main courante (1957)

La joie la plus élevée de la critique est celle de faire partager son admiration.
Maurice Chapelan ; Main courante (1957)

C'est en creusant son particulier qu'on rencontre l'universel.
Maurice Chapelan ; Lire et écrire (1960)

En vieillissant, on comprend de moins en moins la vie et les hommes : cela s'appelle avoir de l'expérience.
Maurice Chapelan ; Amours amour (1967)

La vieillesse est une tombe où pourrissent l'un sur l'autre nos cadavres d'enfant, d'adolescent et d'homme.
Maurice Chapelan ; Amours amour (1967)

Voyez ces oisifs condamnés à traîner le fardeau de leurs journées !
Maurice Chapelan ; Anthologie du journal intime (1947)

Il faut savoir être oisif, ce qui n'est pas de la paresse ; dans l'inaction attentive, notre âme se détend.
Maurice Chapelan ; Anthologie du journal intime (1947)

Il ne faut pas abuser des meilleures choses.
Maurice Chapelan ; Rien n'est jamais fini (1977)