Paul Claudel

Quelques mots sur l'auteur :

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Poète et dramaturge français né le 6 août 1868 à Villeneuve-sur-Fère dans l'Aisne, Paul Claudel est décédé le 23 février 1955 à Paris. Élu à l'Académie française le 4 avril 1946, il meurt à l'âge de 86 ans et repose dans le parc du château de Brangues dans l'Isère, sa tombe porte l'épitaphe : « Ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel. »

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Les 51 citations de Paul Claudel :

Seigneur, s'il vous faut une croix, me voici. Si misérable que je sois, je vaux toujours bien un morceau de bois.
Paul Claudel ; Journal, Tome I (1904-1932)

La mort est une formalité désagréable, mais tous les candidats sont reçus.
Paul Claudel ; Journal, Tome II (1933-1955)

En vieillissant on perd pas mal de ses défauts, ils ne nous servent plus à rien.
Paul Claudel ; Journal, Tome II (1933-1955)

La souffrance des petits enfants me déchire le cœur.
Paul Claudel ; Journal, Tome I (1904-1932)

La véritable humilité doit être joyeuse. Il faut être content d'être humble et non pas triste.
Paul Claudel ; Journal, Tome I (1904-1932)

Quand la main de Dieu nous frappe, ne bougeons pas de peur de gâter le coup qui nous est destiné.
Paul Claudel ; Journal, Tome I (1904-1932)

Un chrétien qui dit du mal d'un pécheur est comme un homme riche qui volerait un pauvre.
Paul Claudel ; Journal, Tome I (1904-1932)

La connaissance se dissout dans la Grâce comme le sel dans l'eau.
Paul Claudel ; Journal, Tome II (1933-1955)

L'humilité est une vertu qu'on ne paye jamais trop cher.
Paul Claudel ; Journal, Tome II (1933-1955)

Même pour le simple envol d'un papillon le ciel tout entier est nécessaire. Vous ne pouvez comprendre une pâquerette dans l'herbe, si vous ne comprenez pas le soleil parmi les étoiles.
Paul Claudel ; Positions et propositions (1934)

Quand je pense à vous, votre bonheur fait le mien, mais je ne puis pas empêcher tout à fait un petit élancement douloureux en pensant que ces belles journées où je puis jouir un peu de mes enfants passent pour ne plus revenir, et que moi je reste éternellement dans ma solitude et dans mon exil. Enfin espérons que ce n'est plus que quelques jours de patience, et en attendant, mon petit oiseau, jouis sans remords de ta jeunesse, du beau soleil, de la belle nature et de tous ces gens autour de toi qui t'entourent de leur affection.
Paul Claudel ; Lettre à sa fille Reine, le 13 juillet 1928.

Les gens de La Nouvelle-Orléans sont des Français de vieille souche dans un genre ancien, fané et poussiéreux. On les dirait échappés d'un triste musée de province.
Paul Claudel ; Lettre à sa fille Reine, le 17 avril 1928.

Il n'est pas vrai que la vie soit triste et courte. Elle est longue et délicieuse au contraire pour celui qui a une solide confiance dans le bon Dieu.
Paul Claudel ; Lettre à sa fille Reine, le 31 juillet 1926.

Il faut trouver moyen de faire quelque chose pour les autres quand on vit dans le luxe.
Paul Claudel ; Lettre à sa fille Reine, le 4 septembre 1927.

Sans en avoir l'air tout sourd et distrait que je paraisse, je sais beaucoup de choses qui se passent dans ta petite tête, et entre nous il y a beaucoup de paroles échangées qui vont directement d'un cœur à l'autre.
Paul Claudel ; Lettre à sa fille Reine, le 4 septembre 1927.

Le bonheur est une chose qu'il faut savoir se faire pardonner.
Paul Claudel ; Lettre à sa fille Reine, le 4 septembre 1927.

C'est une grande joie pour un père de voir ainsi ses enfants se développer et réussir. Bravo, donc, my dearest boy !
Paul Claudel ; Lettre à son fils Henri, le 9 mars 1934.

Il n'y a rien à gagner parfois à attendre.
Paul Claudel ; Lettre à son fils Henri, le 7 novembre 1932.

Garde l'ordre pour que l'ordre te garde.
Paul Claudel ; Lettre à son fils Henri, le 20 juin 1932.

Il ne faut pas se laisser aller, sans quoi la nature nous entraîne plus loin que nous ne voudrions.
Paul Claudel ; Lettre à son fils Henri, le 4 mars 1932.

Mon cher enfant, j'ai grand plaisir à te féliciter de ton courage l'autre jour et je suis sûr que tu en as été récompensé par l'approbation de ta conscience, ce qui est le sentiment le plus délicieux qu'un homme puisse éprouver.
Paul Claudel ; Lettre à son fils Henri, le 22 juillet 1931.

La foi, c'est une grâce, ce n'est pas un mérite. Ma foi n'a jamais été ébranlée, malgré l'épreuve du péché.
Paul Claudel ; Interview, le 19 février 1953.

Sur le bon chemin il faut savoir supporter les petites épreuves qui sont des occasions de mérite.
Paul Claudel ; Lettre à son fils Henri, le 22 juillet 1931.

On ne peut pas vivre sans respirer. Or l'âme aussi a besoin de respirer et de manger. Sa respiration, c'est la prière, et sa nourriture, c'est la sainte eucharistie.
Paul Claudel ; Lettre à son fils Henri, le 11 mai 1931.

Là est la véritable aristocratie, dans la force du caractère et des convictions qui nous permet d'être utiles aux autres moins favorisés.
Paul Claudel ; Lettre à son fils Henri, le 24 novembre 1929.