Pierre-Denis, comte de Peyronnet

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Pierre-Denis de Peyronnet

Écrivain, magistrat et homme politique français né le 9 octobre 1778 à Bordeaux dans le département de la Gironde, Pierre-Denis de Peyronnet est décédé le 2 janvier 1854 dans son château à Saint-Louis-de-Montferrand en Gironde à l'âge de 75 ans.

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Les 23 citations de Pierre-Denis de Peyronnet :

Les arts sont le devoir et l'existence même des artistes, tout le temps qu'ils ont leur est dû.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

S'il vous faut être artiste, soyez-le, soyez-le de toute votre volonté, de tout votre courage, de toute l'intelligence qui est en vous. Soyez-le de votre âme et de votre vie. Soyez-le et faites des prodiges, soyez-le et faites des chefs-d'œuvre.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

Le goût, c'est le jugement. Le goût, qui rectifie l'esprit, redresse la vie.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

Le goût des arts, qui n'est d'abord qu'un instinct confus, une indécise et vague disposition de nature, se développe progressivement, et acquiert, par les épreuves qu'il fait de lui-même, plus d'étendue, d'élévation, de justesse et de pureté. Il s'instruit de sa joie, et se fortifie dans ses plaisirs.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

Je suis un pauvre ignorant qui, sans connaître les arts, me prosterne humblement devant leurs merveilles. On ne m'initia point à leurs mystères, mais j'en embrasse dévotieusement le culte extérieur. Je n'expliquerais point d'où vient le charme prestigieux qu'ils répandent, mais je cède avec volupté à leurs séductions.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

La vraie école de la religion c'est le malheur.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

Les femmes aiment avec dévouement, et se dévouent avec amour.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

Qui peut tout, peut le mal ; et qui peut le mal, pourra le vouloir.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

Trop de liberté détruit le pouvoir et l'ordre ; trop de pouvoir détruit le bonheur et la liberté. C'est de leur équilibre que doit résulter le bien de l'État ; c'est par conséquent au maintien de cet équilibre que l'homme de bien doit consacrer ses efforts.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

Savoir toujours dans toutes les positions données comme on doit penser, vouloir, sentir et agir, je n'imagine rien de plus doux, ni de plus commode.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

L'irrésolution est l'insupportable tourment des esprits timides.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

Les esprits qui tournent à tous les vents sont presque toujours lâches et sans jugement.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

La conviction s'ébranle plus difficilement encore qu'elle ne s'établit.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

La conviction, sentiment profond, jette de robustes racines partout où elle pénètre.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

Quand vous avez usé votre vie à quêter de toute main de folles tendresses, quel profit vous en revient-il ? Vous avez troublé le bonheur d'autrui sans faire le vôtre ; vous n'avez pris ni laissé le temps à personne de concevoir ni de vous inspirer de l'attachement ; vous avez effeuillé en courant des milliers de fleurs et n'en avez pas cueilli une seule.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

Donne toujours de bons conseils, soit à ton ami, soit à ton ennemi ; car ton ami les suivra, et ton ennemi les méprisera.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

La religion, loi du ciel qui prescrit la foi, exige l'amour.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

Où il y a deux droits, il n'y en a plus ; ou il n'y a plus de droit, il n'y a plus de société.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

L'esprit de l'homme est trop imparfait pour que sa volonté soit invariable.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

Tout le monde est propre à tirer l'épée contre qui la tire.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

La véritable science du gouvernement n'est que dans la connaissance de sa force, comme sa force n'est que dans l'exécution ferme, soutenue et équitablement ménagée des lois.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

Le gouvernement n'est pas établi pour suivre, mais pour guider.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)

La queue du serpent querellait un jour contre la tête. Je ne puis plus souffrir, disait-elle, que vous soyez toujours devant, et moi toujours derrière ; changeons. Changeons, dit la tête. Et voilà la queue qui se met aussitôt à diriger le serpent. Mais la queue n'ayant point d'yeux ni d'oreilles, et ne pouvant choisir son chemin, tête et queue, tout fut bientôt meurtri et sanglant.
Pierre-Denis de Peyronnet ; Les pensées d'un prisonnier (1834)