Lettre de meilleurs voeux à son parrain ou marraine (1885)

Lettre de bonne année à son parrain

Lisieux, le 31 décembre 1885.

Mon cher parrain (ou ma chère marraine),

Il y a longtemps que ton filleul attendait le jour de l'an avec la plus vive impatience, pour avoir la joie de t'exprimer les sentiments de tendresse et de reconnaissance dont il est animé envers toi. Et, en effet, après maman et papa, qui, en ce monde, mérite davantage mes respects et mon affection ? Depuis qu'à ma naissance même tu as promis à mes parents de veiller sur ma conduite, n'as-tu pas pris soin de moi comme de ton propre fils ? Oui, mon cher parrain (ou ma chère marraine), tu n'as épargné aucun conseil, aucun encouragement, pour faire de ton filleul un enfant sage et respectueux. Aussi m'est-il bien doux aujourd'hui de t'offrir, avec les plus sincères remerciements, l'hommage de mes vœux et de mon inaltérable attachement.

Je suis, avec une respectueuse affection,
Mon cher parrain (ou ma chère marraine)
Ton reconnaissant filleul.


Auguste Bertolin.