Henri-Frédéric Amiel (4)

Les pensées de Henri-Frédéric Amiel :

Nul ne doit sacrifier un grand devoir à une petite convenance.
Henri-Frédéric Amiel ; Fragments d'un journal intime (1821-1881)

Tout individu qui n'a rien à nous donner et qui ne veut rien recevoir de nous, nous paralyse par sa société.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 25 décembre 1866.

L'amour vrai ne vit pas de probabilités, mais de certitude.
Henri-Frédéric Amiel ; Fragments d'un journal intime (1821-1881)

Un rien suffit à ôter le bien-être, comme à troubler la santé.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 2 novembre 1877.

L'à-peu-près en tout est une faiblesse, la justesse elle est une force.
Henri-Frédéric Amiel ; Grains de mil (1854)

L'amour, c'est la soif de tendresse, le besoin de caresses, de sympathie, de vie à deux.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 31 mars 1873.

La présence réelle raccommode en quelques minutes ce qu'a gâté l'absence.
Henri-Frédéric Amiel ; Fragments d'un journal intime (1821-1881)

Le vrai du vrai c'est la bonté, et ne savoir pardonner c'est ne pas savoir vivre.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 28 juin 1873.

Si un jour tu as un fils ou une fille, enseigne-lui que le temps perdu, c'est du temps volé, et que l'activité vaine qui ne mène à rien, c'est-à-dire sans but, n'est qu'un autre nom du temps perdu.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 4 septembre 1863.

Quand on n'aime ni la peine inutile ni le temps perdu, on doit étouffer promptement une chicane, car les procès dévorent la vie, surtout les procès domestiques qui eux, n'aboutissent guères ou jamais.
Henri-Frédéric Amiel ; Fragments d'un journal intime (1821-1881)

Se savoir aimé, c'est ce qui donne la force d'agir et le goût à vivre : Humilité, renoncement, confiance !
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 22 octobre 1853.

Le savoir-vivre, c'est apprendre à se plier aux caractères : Résigne-toi, et assouplis-toi.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 31 décembre 1847.

En ce monde, qui se tait est oublié ; qui n'avance plus recule ; qui s'arrête est dépassé.
Henri-Frédéric Amiel ; Fragments d'un journal intime (1821-1881)

La femme a besoin de rendre heureux celui qu'elle enveloppe de son affection, de se dévouer, de se donner, de se dépenser tout entière dans sa tendresse et son amour. Elle voudrait se partager comme le pain de vie, se verser en consolation, en espérance, en énergie, dans les veines de l'être qu'elle protège.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 30 octobre 1860.

Vouloir rendre un autre heureux, voilà le principe sentimental du mariage.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 30 octobre 1860.

L'amour véritable est celui qui ennoblit la personne, qui fortifie le cœur et qui sanctifie l'existence.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 28 décembre 1880.

La vie est trop courte pour la gaspiller à des sottises et la sacrifier aux crécelles vides.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 2 février 1880.

Le bonheur est toujours le grand médecin des poètes et des femmes, et le bonheur c'est la sympathie.
Henri-Frédéric Amiel ; Fragments d'un journal intime (1821-1881)

Fais ton devoir et moque-toi du reste, moque-toi surtout de la mauvaise humeur.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 6 janvier 1866.

Tout homme moquable ou moqué est sous la coupelle de tous les rieurs.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 6 mars 1879.

L'enthousiasme du cœur est l'eau de jouvence de l'amour.
Henri-Frédéric Amiel ; Fragments d'un journal intime (1821-1881)

L'amour veut l'infini, l'éternel, le parfait, sa flamme sanctifie, son souffre fortifie.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 1er avril 1873.

L'amour-propre est la défensive ombrageuse de soi-même, le besoin de s'agrandir coûte que coûte.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 19 septembre 1880.

L'amour-propre ne consent pas à avoir négligé, oublié, ou raté quoi que ce soit ; il n'a jamais tort.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 19 septembre 1880.

Avec ceux qui ne reconnaissent pas nos qualités, on n'éprouve aucun désir de combattre nos défauts.
Henri-Frédéric Amiel ; Journal intime, le 24 août 1879.