La douleur de l'infidélité, de Sandrine Delhorme (2007)

La douleur de l'infidélité.

Recueil : Poésies (2007)

Mon cœur est meurtri, mon amour est meurtri
Et ma vie l'est tout aussi.
Je veux lentement panser cette blessure,
Reste là près de moi, aide moi je t'en conjure.

La douleur est entrée dans ma vie, faire son œuvre,
Maintenant c'est à moi d'affronter cette épreuve.
Aujourd'hui le mal être substitu le bonheur
Il me faut tout mon être pour vaincre mon malheur.

La lutte est difficile et je dois m'acharner,
Et cette meurtrissure, la chasser à jamais.
Parfois j'étais heureuse et ne le savais pas.
Mais quand le mal est là je sens le désarroi.

Je rêve de jours simples où il n'arrive rien
Sans bonheur ni malheur et surtout sans chagrin.
Je veux être optimiste, croire au futur meilleur
Or coulent dans mes veines, l'angoisse et la peur.

La vie sans la confiance est une vie sans charme
En moi cette méfiance ne produit que des larmes.
Ces larmes dans mes yeux et au fond de mon âme
M'empêchent de voir mieux, je dois prendre mes armes.

La femme que je suis est meurtrie aujourd'hui
Il m'est si difficile reconstruire ma vie.
Mon idéal perdu, dois-je en faire le deuil
D'un futur incertain dois-je franchir le seuil.

Cette rage de vaincre, je sais, elle est en moi
Pourtant c'est difficile de faire quelques pas
Pour avancer vers quoi ? Vers ma nouvelle vie !
Si ou moins je savais de quoi elle est remplie.

Tu me parles souvent pour me donner l'espoir,
Moi, c'est ma vie d'avant que je voudrai revoir.
Où est-elle partie, pourquoi est-elle morte ?
Elle que j'aimais si fort, est partie de la sorte.

Nous vivions la fusion, un bonheur partagé
Et puis la dépression est venue te ronger.
Si loin de mon amour elle t'a emporté
Notre couple idéal elle l'a piétiné.

De toutes tes folies, et de ta déchéance
Je suis éclaboussée, mon cœur est en errance.
Tu souffres auprès de moi, nous sommes deux blessés,
Nous tenant par la main ,essayant d'avancer.

Le chemin sera long, il nous faudra lutter
Pour que ce marathon nous puissions le gagner.
Nous avons tant besoin l'un de l'autre pour vivre
Et cette meurtrissure ne doit pas nous poursuivre.


Sandrine Delhorme.