La mère de famille, de Évariste Boulay-Paty (1851)

La mère de famille.

Recueil : La famille (1851)

Elle serre en ses bras les fils qu'elle a nourris ;
Son être maternel se fond dans sa tendresse ;
Son regard est un soin, son geste une caresse ;
Son âme en ses baisers vient sur leurs fronts chéris.

Son chagrin, c'est leurs pleurs, son bonheur leurs souris ;
Elle ne songe point au monde, à son ivresse ;
Hors du cercle adoré qui l'entoure et la presse,
Dans son vaste horizon l'univers est sans prix.

Oh ! qu'elle est au-dessus de ces femmes coquettes,
Oubliant leurs enfants pour chercher des conquêtes !
Je la trouve admirable en sa noble beauté !

Dans l'ombre de la nuit le pur diamant brille ;
Chaste rubis d'amour, ô mère de famille,
C'est ainsi que tu luis dans ton obscurité.


Évariste Boulay-Paty
(1804-1864)