La mort d'un ami, de François Coppée (1865)

Épitaphe d'un ami.

Recueil : Poésies (1865)

Dans le faubourg qui monte au cimetière,
Passant rêveur, j'ai souvent observé
Les croix de bois et les tombeaux de pierre
Attendant là qu'un nom y fût gravé.


Tu m'es ravie, enfant, et la nuit tombe
Dans ma pauvre âme où l'espoir s'amoindrit ;
Mais sur mon cœur, comme sur une tombe,
C'est pour toujours que ton nom est écrit.


François Coppée.