Près d'une mère, de Jean Lacou (1869)

Près d'une mère.

Recueil : Poésies (1869)

Près d'une Mère, oh ! c'est le doux bonheur
Qu'on goûte en paix dans cette triste vie ;
À ses côtés un pauvre enfant oublie
Sa pauvreté, sa peine et son malheur ;
On se confie à sa voix douce et chère,
À son amour, à ses soins, à ses vœux :
Toujours, toujours on vit calme et joyeux
Près de sa Mère.

Près d'une Mère, oh ! c'est le doux plaisir
Que sur la terre un cœur aimant éprouve ;
Dans le malheur c'est elle qui nous trouve
Ces mots charmants qui parlent d'avenir !
Quand à Marie elle fait sa prière,
Elle redit le nom de son enfant :
Toujours, toujours on a le cœur content
Près de sa Mère.

Près d'une mère, oh ! c'est le plus grand bien !
Dans la douleur sa voix est un dictame,
Elle adoucit tous les maux de notre âme ;
Dans la misère, oh ! c'est un doux soutien,
Son regard chasse une pensée amère,
Comme à sa voix le bonheur est nouveau
Toujours, toujours l'avenir paraît beau
Près de sa Mère.


Jean Lacou.