Tes lèvres roses, de Alphonse Maillet (1848)

Tes lèvres roses.

Recueil : Poésies françaises (1848)

Tes lèvres roses,
Que j'adore,
Où se repose
Sourire d'amour ;
Valent mieux encore,
Que fraîche aurore,
Qui fait éclore
Le point du jour.

Boucles d'ébène,
Que peut à peine,
De son haleine,
Bercer zéphir ;
Font que je rêve,
Ô ! fille d'Eve,
Quand dans mes bras
Tu viens dormir.

Viens ma douce et belle,
Sois moins cruelle,
Ma voix t'appelle
À chaque instant ;
Donne un sourire,
À mon délire,
Et sur ma lyre,
J'irai chantant.


Alphonse Maillet.