Les plus beaux Je t'aime en poèmes

Sommaire :

Les poèmes pour lui écrire je t'aime :

Si tu savais combien je t'aime.

Recueil : Chansons d'amour (1973)

Si tu savais combien je t'aime
Tu comprendrais que déjà,
Sans toi tous les jours sont blêmes,
Sans toi il n'est plus de joie.

Si tu savais ce qu'est ma peine
Lorsque tu es loin de moi,
Et l'amour qui se déchaîne
Rien que d'entendre ta voix.

Tant de désirs me font rêver
Et ton sourire me laisse espérer,
Le grand amour la folle ivresse
De mourir au plaisir de tes caresses.

Regarde moi au fond des yeux
Ne vois-tu pas qu'ils sont malheureux,
Il suffirait que tu sois mienne
Quel bonheur en mon cœur quoi qu'il advienne.

Si tu savais combien je t'aime
Comme c'est bon d'être amoureux,
Car la vie n'est plus la même
Quand on peut la vivre à deux.


Christian Adam Haut de page

Combien je t'aime.

Recueil : Poésie et amour (1835)

Je puis ouvrir mon âme à la voix de ton âme,
Je puis encore ici te décrire ma flamme,
Mais je veux entendre ta bienveillante voix,
Me dire tout bas : « Je t'aime, et n'aime que toi. »

Ô mon doux amour ! ô ma céleste idole !
Redis-moi donc encore cette douce parole,
Qui pour mon cœur épris a toujours tant d'appas :
Si tu m'aimes, redis-le moi que je n'en doute pas.

Vois-tu, ce joli mot « je t'aime » m'est si tendre,
Si charmant que de ta voix j'aime à l'entendre,
Avec tant d'harmonie il résonne en mon cœur.

Il y jette un rayon de si parfait bonheur,
Que l'entendre de ta voix, j'ai cru ouïr au ciel
La voix d'un séraphin si douce à l'Eternel !


Charles Potvin Haut de page

Ce qui dure.

Recueil : Les vaines tendresses (1875)

Le présent se fait vide et triste,
Ô mon amie, autour de nous ;
Combien peu de passé subsiste !
Et ceux qui restent changent tous.

Nous ne voyons plus sans envie
Les yeux de vingt ans resplendir,
Et combien sont déjà sans vie
Des yeux qui nous ont vus grandir !

Que de jeunesse emporte l'heure,
Qui n'en rapporte jamais rien !
Pourtant quelque chose demeure :
Je t'aime avec mon cœur ancien,

Mon vrai cœur, celui qui s'attache
Et souffre depuis qu'il est né,
Mon cœur d'enfant, le cœur sans tache
Que ma mère m'avait donné ;

Ce cœur où plus rien ne pénètre,
D'où plus rien désormais ne sort ;
Je t'aime avec ce que mon être
A de plus fort contre la mort ;

Et, s'il peut braver la mort même,
Si le meilleur de l'homme est tel
Que rien n'en périsse, je t'aime
Avec ce que j'ai d'immortel.


René-François Sully Prudhomme Haut de page

Je t'aime d'un amour suprême.

Recueil : Poésie et amour (1835)

Nul ami ne restait fidèle à ma misère !
Mais toi, toi qui d'un seul mot consolant,
As chassé ma peine et mon chagrin brûlant,
Quand je te vis, j'ai cru au bonheur sur la terre !

Ta présence, ton appui, ta douce bienveillance,
C'est tout ce qu'implorait alors mon espérance ;
De t'avoir à mon côté, c'était assez pour moi,
Assez pour dissiper mes douleurs d'autrefois !

Ta voix qui me charme et m'enflamme le cœur,
Est mon seul trésor, mon seul bien, mon bonheur,
Vois-tu, c'est que je t'aime d'un amour suprême.

Et si je suis heureux quand tu me dis : Je t'aime,
C'est qu'aux mille plaisirs que la vie offre à la fois,
Je préfère un seul mot, un doux mot de ta voix.


Charles Potvin Haut de page

Je t'aime d'être faible.

Recueil : À l'heure des mains jointes (1906)

Je t'aime d'être faible et câline en mes bras
Et de chercher le sûr refuge de mes bras
Ainsi qu'un berceau tiède où tu reposeras.

Je t'aime d'être rousse et pareille à l'automne,
Frêle image de la Déesse de l'automne
Que le soleil couchant illumine et couronne.

Je t'aime d'être lente et de marcher sans bruit
Et de parler très bas et de haïr le bruit,
Comme l'on fait dans la présence de la nuit.

Et je t'aime surtout d'être pâle et mourante,
Et de gémir avec des sanglots de mourante,
Dans le cruel plaisir qui s'acharne et tourmente.

Je t'aime d'être, ô soeur des reines de jadis,
Exilée au milieu des splendeurs de jadis,
Plus blanche qu'un reflet de lune sur un lys...

Je t'aime de ne point t'émouvoir, lorsque blême
Et tremblante je ne puis cacher mon front blême,
Ô toi qui ne sauras jamais combien je t'aime !


Renée Vivien Haut de page

Le serment d'amour.

Recueil : Poésie et amour (1835)

Pour être aimé d'elle, pour allier mon âme,
Par un intime amour, à la vie d'une femme,
D'un ange au cœur pur, belle de sa candeur ;
Pour m'y livrer de corps, d'esprit et de cœur,

Pour me savoir aimé de l'ange que j'adore,
Pour l'adorer, le lui dire, et lui redire encore,
La protéger et la chérir, vivre de ses beaux yeux,
Y trouver un bonheur à faire envie aux cieux ;

Pour l'aimer et l'entendre, éperdue, enivrée,
Lui murmurer je t'aime, et la sentir vibrer,
La sentir palpitante entre mes bras tremblants ;
La voir tendre la lèvre à mes baisers brûlants ;

Je dirais à ce monde un volontaire adieu,
Pour cette volupté, je livrerais mon âme,
Sans hésiter, aux châtiments de flamme
Que réserve aux amants la justice de Dieu !


Charles Potvin Haut de page

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