Benjamin Constant de Rebecque (2)

Les citations célèbres de Benjamin Constant :

Dès qu'il existe un secret entre deux cœurs qui s'aiment, dès que l'un d'eux a pu se résoudre à cacher à l'autre une seule idée, le charme est rompu, le bonheur est détruit. L'emportement, l'injustice, la distraction même, se réparent ; mais la dissimulation jette dans l'amour un élément étranger qui le dénature et le flétrit à ses propres yeux.
Benjamin Constant ; Adolphe, V (1816)
La cruauté contre les impies et les infidèles est un devoir sacré.
Benjamin Constant ; De la religion (1824-1830)
La nation n'a pas de rancune, mais elle a de la mémoire.
Benjamin Constant ; Cours de politique constitutionnelle (1818-1820)
Les engagements sont sacrés, mais il faut savoir mettre un terme aux demandes. Elles ne sauraient se grossir chaque jour de prétentions individuelles, qui deviendraient enfin non moins impossibles à évaluer qu'à satisfaire.
Benjamin Constant ; Cours de politique constitutionnelle (1818-1820)
Bien des gens veulent la conséquence sans songer au principe, et prétendent cueillir les fruits sans prendre soin de l'arbre.
Benjamin Constant ; Cours de politique constitutionnelle (1818-1820)
Dès l'instant que je t'ai vu, un sentiment impérieux s'est emparé de moi : Ton visage, ton esprit, ton caractère, ton âme, tout m'a entraîné vers toi.
Benjamin Constant ; Lettre à Anna Lindsay, le 20 mai 1801.
Unique centre de tous mes espoirs, de toutes mes pensées et de toutes mes joies, je n'ai d'autres projets que passer mes jours sur tes lèvres, je ne vis que pour toi.
Benjamin Constant ; Lettre à Anna Lindsay, le 30 décembre 1800.
Malheur à l'homme qui, dans les premiers moments d'une liaison d'amour, ne croit pas que cette liaison doit être éternelle ! Malheur à qui, dans les bras de la maîtresse qu'il vient d'obtenir, prévoit qu'il pourra s'en détacher ! Une femme que son cœur entraîne a quelque chose de touchant et de sacré.
Benjamin Constant ; Adolphe, III (1816)
L'amour, ce transport des sens, cette ivresse, cet oubli de tous les intérêts, je ne l'ai plus.
Benjamin Constant ; Adolphe, VI (1816)
Les lois de la société sont plus fortes que les volontés des hommes.
Benjamin Constant ; Adolphe, VI (1816)
On lutte quelque temps contre sa destinée, mais on finit toujours par céder.
Benjamin Constant ; Adolphe, VI (1816)
La société m'importune, la solitude m'accable.
Benjamin Constant ; Adolphe, III (1816)
L'âme toujours active trouve du repos dans le dévouement.
Benjamin Constant ; Adolphe, II (1816)
Personne n'est tout à fait sincère ni tout à fait de mauvaise foi.
Benjamin Constant ; Adolphe, II (1816)
Il faut du temps pour s'accoutumer à l'espèce humaine.
Benjamin Constant ; Adolphe, I (1816)
Peu de gens m'inspire de l'intérêt ; or, les hommes se blessent de l'indifférence ; ils l'attribuent à la malveillance ou à l'affectation ; ils ne veulent pas croire qu'on s'ennuie avec eux naturellement.
Benjamin Constant ; Adolphe, I (1816)
Il en est des blessures d'amour-propre comme des autres, le temps qui passe en guérit la brûlure, puis l'on vieillit et tout ce qui a troublé perd de son importance, vu de loin et de haut.
Benjamin Constant ; Les lettres à sa famille (1775-1830)
On est si juste lorsque l'on est désintéressé !
Benjamin Constant ; Adolphe, VIII (1816)
Les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver.
Benjamin Constant ; Adolphe, VI (1816)
Il faut se décider, agir et se taire.
Benjamin Constant ; Journal intime, le 1 mai 1804.
Avez-vous songé que livrer les lettres d'une femme qui nous a aimé est une de ces perfidies dignes de l'homme le plus vulgaire ?
Benjamin Constant ; Lettre à Mme Lindsay, le 31 mai 1801.
Jamais femme ne fut aimée comme je vous aime !
Benjamin Constant ; Lettre à Mme Lindsay, le 21 janvier 1801.
La timidité, cette souffrance intérieure qui nous poursuit jusque dans l'âge le plus avancé.
Benjamin Constant ; Adolphe, I (1816)
L'arbitraire est au moral ce que la peste est au physique.
Benjamin Constant ; L'esprit de conquête et de l'usurpation (1814)
Chez moi le sentiment des convenances marche toujours de front avec celui de la vérité.
Benjamin Constant ; Les mélanges de littérature et de politique (1829)
C'est un affreux malheur de n'être pas aimé quand on aime, mais c'en est un bien grand d'être aimé avec passion quand on n'aime plus.
Benjamin Constant ; Adolphe, V (1816)
J'éprouve un charme inexprimable à marcher en aveugle au-devant de ce que je crains.
Benjamin Constant ; Lettre à Mme Lindsay, le 22 novembre 1800.
Tendre mère ! Vous ne m'abandonnez pas, même en rêve.
Benjamin Constant ; Le diable amoureux (1816)
La devise de tous ceux qui sont appelés à se mêler des affaires doit être : Fata viam invenient.
Benjamin Constant ; Lettre à Samuel de Constant, 20 janvier 1800.
Une rupture peut-elle s'arrêter à l'amour et ne pas blesser l'amitié ?
Benjamin Constant ; Adolphe (1816)

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