Gustave Flaubert (3)

Les meilleures citations de Gustave Flaubert :

Le meilleur de la vie se passe à dire : Il est trop tôt, et puis : Il est trop tard.
Gustave Flaubert ; Lettre à Jules Duplan (1857)

Aimer, c'est s'unir avec un mélange de tendresse et de plaisir, se voir avec charme.
Gustave Flaubert ; Les lettres à Louise Colet, le 30 avril 1847.

Aimer, c'est avoir une préoccupation exclusive de l'être aimé, ne vivre que par lui, ne voir que lui au monde, être plein de son idée, en avoir le cœur comblé, sentir enfin que votre vie est liée à la vie de l'être aimé.
Gustave Flaubert ; Les lettres à Louise Colet, le 30 avril 1847.

Ce ne sont pas les grands malheurs qui font le malheur, ni les grands bonheurs qui font le bonheur, mais c'est le tissu fin et imperceptible de mille circonstances banales, de mille détails ténus qui composent toute une vie de calme radieux, ou d'agitation infernale.
Gustave Flaubert ; Les lettres à Louise Colet, le 20 mars 1847.

Le cœur de l'homme est encore plus variable que les saisons, tour à tour plus froid que l'hiver et plus brûlant que l'été. Si ses fleurs ne renaissent pas, ses neiges reviennent souvent par bourrasques lamentables ; ça tombe ! ça tombe ! ça couvre tout de blancheur et de tristesse, et quand le dégel arrive, c'est encore plus sale !
Gustave Flaubert ; Les lettres à Louise Colet (1847)

Mon cœur, où ont cuvé dans la solitude, les passions, les fantaisies et les rêves d'un autre monde, de sorte qu'il est maintenant bosselé et tordu comme de la vaisselle hors de service, et qu'on aura beau l'essuyer et le rincer, toujours il aura la froide odeur de tout ce qu'on y a mangé autrefois.
Gustave Flaubert ; Les lettres à Louise Colet (1847)

Il y a des gens qui ont le cœur tendre, et l'esprit dur.
Gustave Flaubert ; Les lettres à Louise Colet (1847)

L'amour, c'est un lit où l'on met son cœur pour le détendre.
Gustave Flaubert ; Les lettres à Louise Colet (1847)

Quand on s'aime, on peut passer dix ans sans se voir et sans en souffrir.
Gustave Flaubert ; Les lettres à Louise Colet (1846)

L'avenir est ce qu'il y a de pire dans le présent. Et tous, vous n'aurez comme les autres que de l'ennui pendant votre vie, et une tombe après la mort, et la pourriture pour l'éternité.
Gustave Flaubert ; Les pensées (1915)

Les anges de ma jeunesse deviennent des ménagères. Toutes mes anciennes étoiles se tournent en chandelles et ces beaux seins où se berçait mon âme vont bientôt ressembler à des citrouilles.
Gustave Flaubert ; Lettre à Louis Bouilhet, le 31 août 1855.

J'avais hier les poumons fatigués à force de humer les lilas, et ce soir sur la rivière, les poissons sautaient avec des folâtreries incroyables, comme des bourgeois invités à prendre un thé à la Préfecture.
Gustave Flaubert ; Lettre à Louis Bouilhet, le 7 juin 1855.

Il faut que les phrases s'agitent dans un livre comme les feuilles dans une forêt, toutes dissemblables en leur ressemblance.
Gustave Flaubert ; Les lettres à Louise Colet, le 7 avril 1854.

Qui a toujours était dans le brouillard aime le soleil.
Gustave Flaubert ; Les lettres à Louise Colet, le 4 avril 1854.

Oui, tu as raison, bonne Muse, cessons de nous quereller, embrassons-nous, passons l'éponge sur tout cela. Aimons-nous chacun à notre manière, selon notre nature. Tâchons de ne pas nous faire souffrir réciproquement. Une affection quelconque est toujours un fardeau qu'on porte à deux. Que celui qui est plus petit se hausse pour que tout le poids ne lui tombe pas sur le nez ! Que celui qui est plus grand se baisse pour ne pas écraser son compagnon !
Gustave Flaubert ; Les lettres à Louise Colet, le 3 mars 1854.

L'esprit sert à peu dans les arts, à empêcher l'enthousiasme et nier le génie, voilà tout.
Gustave Flaubert ; Les lettres à Louise Colet, le 16 mai 1852.

J'ai toujours vécu sans distractions ; il m'en faudrait de grandes. Je suis né avec un tas de vices qui n'ont jamais mis le nez à la fenêtre. J'aime le vin ; je ne bois pas. Je suis joueur et je n'ai jamais touché une carte. La débauche me plaît et je vis comme un moine. Je suis mystique au fond et je ne crois à rien. Je suis mystique au fond, et je ne crois à rien.
Gustave Flaubert ; Les lettres à Louise Colet, le 9 mai 1852.

As-tu quelquefois voulu être petit oiseau ? Nous volerions ensemble, ça doit être si doux de faire l'amour dans l'air ! les vents vous poussent, les nuages vous entourent.
Gustave Flaubert ; Œuvres de jeunesse inédites (1910)

Il y a des moments où l'on croit que l'avenir touche au ciel et qu'on va le prendre avec la main, – crac, une plaine, – un vallon qui descend, et l'on court toujours, emporté par soi-même, pour se briser le nez sur un caillou, s'enfoncer les pieds dans la merde ou tomber dans une fosse.
Gustave Flaubert ; Lettre à Ernest Chevalier, le 19 janvier 1840.

Ô l'avenir, horizon rose aux formes superbes, aux nuages d'or, où votre pensée vous caresse, où le coeur part en extase et qui, à mesure qu'on s'avance, comme l'horizon, recule, recule et s'en va !
Gustave Flaubert ; Lettre à Ernest Chevalier, le 19 janvier 1840.

La forme est la chair même de la pensée, comme la pensée est l'âme de la vie.
Gustave Flaubert ; Mémoires d'un fou (1838)

Pour garder sa conscience pure, mettez-la au-dessus de celles de tous les autres.
Gustave Flaubert ; Les lettres à Louise Colet, le 30 mai 1852.

Lorsque de mauvaise foi on entonne l'éloge d'un homme médiocre, qu'attendre sinon une médiocrité ?
Gustave Flaubert ; Les lettres à Louise Colet, le 30 mai 1852.

Les misères de la vie sont peu de choses quand on se tient sur un sommet.
Gustave Flaubert ; Lettre à Hamilton Aïdé, le 4 juin 1857.

Les incertitudes que l'on a ne viennent jamais que d'autrui.
Gustave Flaubert ; Lettre à Ernest Feydeau (1857)

Je compatis d'autant mieux à vos embêtements financiers que je suis dans une dèche profonde.
Gustave Flaubert ; Lettre à Jules Duplan, le 20 mai 1857.

Toutes les douleurs viennent de l'excès de la pensée oisive.
Gustave Flaubert ; Lettre à Mlle Leroyer de Chantepie, le 18 mai 1857.

L'humanité est ainsi, il ne s'agit pas de la changer, mais de la connaître.
Gustave Flaubert ; Lettre à Mlle Leroyer de Chantepie, le 18 mai 1857.

Chanteur : Avalent tous les matins un œuf frais pour s'éclaircir la voix. Le ténor a toujours une voix charmante et tendre, le baryton un organe sympathique et bien timbré, et la basse une émission puissante.
Gustave Flaubert ; Le dictionnaire des idées reçues (1913)

Égoïsme - Se plaindre de celui des autres et ne pas s'apercevoir du sien.
Gustave Flaubert ; Le dictionnaire des idées reçues (1913)

Le seul moyen de guérir, c'est de se considérer comme guéri.
Gustave Flaubert ; Les lettres choisies (1859)

Qu'est-ce que c'est qu'un siècle ? Une minute dans la nuit.
Gustave Flaubert ; Ecrits de jeunesse, Agonies (1964)

Rien de plus sot que la prétention du corps à la vie éternelle.
Gustave Flaubert ; Hérodias (1877)

Incapacité - Plus on est incapable, plus on doit être ambitieux.
Gustave Flaubert ; Le dictionnaire des idées reçues (1913)

Pauvre petite femme ! ça baille après l'amour comme une carpe après l'eau sur une table de cuisine.
Gustave Flaubert ; Madame Bovary (1857)

Qui ne dit pas de mal des femmes ne les aime point.
Gustave Flaubert ; Souvenirs, notes et pensées intimes (1838-1841)

Le génie, c'est Dieu qui le donne, mais le talent nous regarde.
Gustave Flaubert ; Les lettres à Louise Colet (1853)

La liste des auteurs populaires :