Stefan Zweig (2)

Les citations célèbres de Stefan Zweig :

Quand on trouve quelqu'un dans la détresse, on est naturellement tenu de lui rendre service.
Stefan Zweig ; Amok ou Le fou de Malaisie (1922)

Le devoir s'arrête quelque part, là où l'on n'a plus le pouvoir de l'accomplir, précisément là.
Stefan Zweig ; Amok ou Le fou de Malaisie (1922)

C'est une chose si douloureuse de garder tout en soi, précisément peut-être parce que cela étouffe.
Stefan Zweig ; Amok ou Le fou de Malaisie (1922)

Le silence me rend comme malade, et un malade est toujours ridicule pour les autres.
Stefan Zweig ; Amok ou Le fou de Malaisie (1922)

Les énigmes psychologiques ont sur moi une sorte de pouvoir inquiétant ; je brûle dans tout mon être de découvrir le rapport des choses, et des individus singuliers peuvent par leur seule présence déchaîner en moi une passion de savoir qui n'est guère moins vive que le désir passionné de posséder une femme.
Stefan Zweig ; Amok ou Le fou de Malaisie (1922)

Seuls les enfants solitaires peuvent garder pour eux toute leur passion : les autres dispersent leur sentiment dans des bavardages et l'émoussent dans des confidences ; ils ont beaucoup entendu parler de l'amour, ils l'ont retrouvé dans les livres, et ils savent que c'est une loi commune. Ils jouent avec lui comme avec un hochet ; ils en tirent vanité, comme un garçon de sa première cigarette.
Stefan Zweig ; La lettre d'une inconnue (1922)

Rien n'existait pour moi que dans la mesure où cela se rapportait à toi ; rien dans mon existence n'avait de sens si cela n'avait pas de lien avec toi.
Stefan Zweig ; La lettre d'une inconnue (1922)

J'ai personnellement plus de plaisir à comprendre les hommes qu'à les juger.
Stefan Zweig ; Vingt-quatre heures de la vie d'une femme (1927)

Qu'es-tu pour moi, toi qui jamais ne me reconnais, toi qui passes à côté de moi comme on passe au bord de l'eau, toi qui marches sur moi comme sur une pierre, toi qui toujours vas, qui toujours poursuis ta route et me laisses dans l'attente éternelle ?
Stefan Zweig ; La lettre d'une inconnue (1922)

Je te connais si bien qu'à peine te connais-tu toi-même pareillement.
Stefan Zweig ; La lettre d'une inconnue (1922)

Aucun homme ne m'a touchée depuis ces heures où je me suis donnée à toi jusqu'à celles du travail de l'enfantement. Ton contact avait rendu mon corps sacré, à mes yeux : comment aurais-je pu me partager entre toi qui avais été tout pour moi, et d'autres qui pouvaient à peine frôler ma vie ?
Stefan Zweig ; La lettre d'une inconnue (1922)

Tu es revenu depuis longtemps, et tu ne m'as pas écrit. Je n'ai pas une ligne de toi, maintenant, à ma dernière heure, pas une ligne de toi, toi à qui j'ai donné ma vie. J'ai attendu, attendu comme une désespérée. Mais tu ne m'as pas fait signe, tu ne m'as pas écrit une ligne... pas une ligne...
Stefan Zweig ; La lettre d'une inconnue (1922)

Je me le rappelle encore, lorsque tu dormais, que j'entendais ta respiration, que je touchais ton corps et que je me sentais si près de toi : dans l'ombre, j'ai pleuré de bonheur.
Stefan Zweig ; La lettre d'une inconnue (1922)

Tu n'aimes que la légèreté, le jeu, le badinage ; tu redoutes de t'immiscer dans une destinée. Tu veux goûter sans mesure à toutes les joies du monde, mais tu ne veux pas de sacrifice.
Stefan Zweig ; La lettre d'une inconnue (1922)

Il est d'usage chez les femmes, même quand elles éprouvent le brûlant désir de s'abandonner, de désavouer leur inclination, de simuler un effroi, une indignation, qui demandent tout d'abord à être apaisés par de pressantes prières, des mensonges, des promesses, des serments.
Stefan Zweig ; La lettre d'une inconnue (1922)

Comment aurais-je pu respirer encore si j'avais eu la certitude que je n'étais rien pour toi, que jamais aucun souvenir de moi ne venait t'effleurer doucement ?
Stefan Zweig ; La lettre d'une inconnue (1922)

Le visage d'une jeune fille, d'une femme, est forcément pour un homme un objet extrêmement variable ; le plus souvent, il n'est qu'un miroir où se reflète tantôt une passion, tantôt un enfantillage, tantôt une lassitude, et qu'il s'évanouit aussi facilement qu'une image dans une glace, que donc un homme peut perdre plus facilement le visage d'une femme parce que l'âge y modifie les ombres et la lumière, et que des modes nouvelles l'encadrent différemment.
Stefan Zweig ; La lettre d'une inconnue (1922)

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