Le repos, de Paul Collin (1868)

Le repos.

Recueil : Sonnets et poésies (1868)

Quand j'ai vu pendant toute une semaine
Notre petit monde, enivré de folles vanités,
Qui se bouscule, et court, et vole, et se démène
Pour acquérir beaucoup d'or et de dignités ;

Quand j'ai vu le succès sourire aux fourberies,
Les méchants applaudis et les sots triomphants ;
Le dimanche, je vais une heure aux Tuileries
Voir jouer au soleil les bons petits enfants.

La franche honnêteté de leur visage rose,
Libre de toute envie, exempt de tout souci,
Fait du bien à mon coeur, le berce et le repose...
Enfants, si vous pouviez rester toujours ainsi !


Paul Collin.