Hypolite de Livry

Quelques mots sur l'auteur :

Hypolite de Livry

Écrivain et critique français né en 1771, le comte Hypolite de Livry est décédé en 1822. Homme sensible autant que bon, grand amateur de musique sans être musicien, il est aussi l'auteur d'un recueil de pensées et de réflexions publié en 1808.

Les 121 citations de Hypolite de Livry :

L'orgueil se cache plus souvent que la modestie sous le voile de l'incognito.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

L'abus de confiance a une nuance moins odieuse que la perfidie, mais ne diffère guère en bassesse.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

L'astuce a quelque chose de plus affreux que la fausseté ; on est faux par caractère, astucieux par système : on peut saisir la fausseté ; l'astuce vous glisse toujours entre les doigts.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

L'honneur est comme l'or, il ne souffre aucune altération.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

Si les hommes avaient plus de vertus, les femmes en auraient davantage ; soumises par leur destinée au sort des premiers, elles doivent naturellement participer à leurs défauts.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

Les femmes sont, sous tous les rapports, les plus belles créatures de la nature ; et si elles ne sont pas tout ce qu'elles devraient être, c'est moins à elles qu'à eux-mêmes que les hommes doivent s'en prendre.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

Les hommes sont si parfaitement ridicules, qu'il ne m'est jamais arrivé d'arrêter ma pensée sur un seul d'entre eux, sans pitié, sans dégoût, ou sans étonnement, et bien rarement sans toutes ces trois impressions réunies.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

Le temps, par la continuité de son vol, polit tellement la surface de la terre, que nous ne faisons que glisser dessus.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

S'il y a des gens qui abusent de leur imagination, en revanche, il en est beaucoup d'autres qui sont très discrets à l'égard de la leur.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

Il est plus facile d'arrêter le cours d'un fleuve que celui des folies humaines.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

Une grande âme volera aux extrémités de la terre pour chercher le mérite, une âme basse fera le même chemin pour l'éviter.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

Quand on vous demande un conseil, voyez avant tout l'intérêt de la justice, ensuite celui de la personne qui vous le demande, jamais le vôtre, à moins qu'il ne puisse s'intercaler dans les deux premiers ; rappelez-vous toujours que l'abus de confiance n'est guère moins horrible que la calomnie.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

Les vices et les caractères des hommes sont aussi variés que leurs professions.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

Un cœur envieux ne connaît point d'amis ; un cœur droit ne connaît point d'ennemis.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

Rien n'use la délicatesse comme le malheur.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

Il est des gens que rien ne saurait détourner de leur but, et qui ne font aucune difficulté de marcher, en y allant, sur toutes les considérations humaines.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

Les hommes sont toujours prêts à sacrifier les autres à leur intérêt ; ils s'embarrassent fort peu qu'une chose soit juste, pourvu qu'elle leur soit utile, ou seulement agréable ; voilà leur seul mobile, et l'histoire de toute leur vie.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

La manière dont j'envisage une injustice, ne peut se concevoir ; la façon dont j'envisage celui qui la fait, ne peut se concevoir davantage.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

Une injustice est la chose la plus horrible de la nature, elle en ébranle tous les fondements.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

Le tigre ne mange pas le tigre : l'homme n'est pas si difficile.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

L'homme est tout à la fois l'écume et la quintessence du travail de la nature, malheureusement l'écume domine un peu trop.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

Sous quelqu'aspect que l'on envisage les hommes, je défie de les trouver supportables sous un seul.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

La paresse de l'esprit a bien plus de force que celle du corps.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

L'habitude de ne pas penser est celle que l'on prend le plus aisément, et que l'on perd le plus difficilement.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)

J'ai bien peur de mourir sans avoir pu comprendre pourquoi j'ai vécu.
Hypolite de Livry ; Pensées et réflexions (1808)