Johann Paul Friedrich Richter (2)

Les citations de Jean-Paul Richter :

Le veau d'or de l'égoïsme prend une croissance rapide, et devient bientôt le taureau brûlant de Phalaris qui réduisit en cendres son père et son adorateur.
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

L'arbre dont les fleurs ont été gelées au printemps, présente en automne une cime droite et élevée ; il étale une sombre verdure, mais ses rameaux ne portent point de fruits.
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

Quelques hommes se plaisent à retarder leur dernière volonté aussi longtemps que leur conversion.
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

Lorsque nous assistons au grand drame de la vie, n'en voyons-nous pas toujours, comme Hamlet, un plus petit ? — Chaque représentation ne présuppose-t-elle pas une double vie, l'original et la copie ?
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

Un proverbe nous défend de dormir sur un tombeau, cependant le tombeau de Luther a été le lit de repos d'un siècle épuisé.
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

Le vin rend souvent l'homme pieux et tendre. Les cloches de l'harmonica dans l'homme, qui sont les échos d'un monde supérieur, doivent, comme les cloches de verre, rester mouillées pour vibrer ici-bas.
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

Ah ! ce n'est que dans les instants où l'on se retrouve et où l'on se quitte que l'homme peut connaître toute la plénitude de l'amour renfermé au fond de son cœur ; ce n'est qu'alors qu'il essaie de lui donner une voix tremblante et un regard expansif. — Ainsi la statue de Memnon ne résonnait et ne tressaillait sur sa base qu'au lever et au coucher du soleil ; pendant le jour, elle était seulement échauffée de ses rayons.
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

Les amis, les amants et les époux doivent avoir tout en commun, excepté la chambre. Les besoins grossiers du corps s'agglomèrent comme la fumée des haillons autour des flammes pures et brillantes de l'amour ; et de même que l'écho répète un plus grand nombre de syllabes en proportion de la distance de la voix, l'âme dont nous désirons un plus bel écho ne doit point être trop près de la nôtre ; aussi l'affinité des âmes s'accroît-elle en raison de l'éloignement de l'objet aimé.
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

Une fiancée montre une confiance plus noble et plus hardie que son futur qui, comme s'il était toujours sur le marché du bonheur, regarde encore dans toutes les rues de la vie.
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

Bien des hommes mériteraient d'être muets à cause de leurs discours.
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

Le destin prend souvent le bois de réglisse que les hommes se plaisent à sucer, pour s'en faire une bonne trique et pour les rosser d'importance.
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

Le premier amour, quoique le plus déraisonnable, est cependant le plus saint. Son bandeau est, à la vérité, plus épais et plus large, car il couvre à la fois les yeux, les oreilles et la bouche ; mais les plumes de ses ailes sont plus longues et plus blanches que celles d'aucun autre amour.
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

Sans sympathie, il peut y avoir de la chirurgie, mais point d'amitié.
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

Mourir pour la vérité ce n'est point mourir pour sa patrie, mais pour le monde entier. — La vérité, comme la Vénus de Médicis, passera à la postérité en trente fragments divers ; mais celle-ci les rassemblera, et de ces débris saura former une déesse. — Ton temple, éternelle vérité, maintenant à demi caché sous la terre, mis à découvert en creusant les sépultures de tes martyrs, s'élèvera au-dessus du sol, et chacune de ses colonnes de bronze, dominera une tombe chérie.
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

L'homme supérieur ne s'enfle pas comme un ballon, d'autant plus qu'il s'élève davantage ; il en diffère aussi en ce qu'il monte seulement du vide dans le plein.
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

Combien un regard est fugitif et passager ! Cependant l'homme, au milieu de l'immensité des mondes, s'attache souvent au plus petit, au globe qu'une paupière recouvre, au regard si vite effacé et qui à peine a existé.
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

L'amour amoindrit la pudeur de la femme et augmente celle de l'homme.
Jean-Paul Richter ; Titan, XXXIV (1803)

Agir est vivre, c'est là que tend l'homme tout entier, c'est là ce qui le fait fleurir dans tous ses rameaux.
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

Des nuages de l'erreur s'amoncelleront plus tard les orages de la passion.
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

Un homme seul peut voir avec une indifférence complète l'amour dont il est l'objet, une femme ne peut jamais y rester insensible.
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

Homme sans femme, tête sans corps ; femme sans homme, corps sans tête.
Jean-Paul Richter ; Blumen, frucht und dornenstücke (1818)

Les dieux de la vengeance exercent en silence.
Jean-Paul Richter ; Blumen, frucht und dornenstücke (1818)

Un petit peu fait plus de mal qu'un petit peu moins.
Jean-Paul Richter ; Blumen, frucht und dornenstücke (1818)

La politique a beau se voiler à nos regards, elle montre au monde ses morts, ses champs de bataille, et ses fleuves dont le sang et les larmes marquent le cours. C'est ainsi que les membres de la confrérie des morts à Rome marchent revêtus d'une longue robe blanche qui cache jusqu'à leur visage ; mais ils portent les cadavres à découvert, le soleil éclaire ces traits livides et ces yeux fermés pour toujours.
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Jean-Paul Richter ; Pensées (1829)

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