Louis-Auguste Martin

Quelques mots sur l'auteur :

Louis-Auguste Martin

Sténographe de la Chambre des députés, publiciste, littérateur et écrivain français né le 25 avril 1811 à Paris, Louis-Auguste Martin est décédé le 6 avril 1875 dans sa ville natale.

Les 25 citations de Louis-Auguste Martin :

Une conformité de caractère, d'idées, de goûts, d'habitudes, est la plus sûre condition d'une amitié solide ; aussi peut-il s'élever, entre les méchants mêmes, une amitié susceptible d'un dévouement sans borne et d'une fidélité inaltérable. Oui, pour le malheur de la société, les plus grands criminels comme les plus hommes de bien doivent à une étroite intimité la constance dans leurs penchants. Combien de couples hideux ont parcouru la carrière du crime sans jamais se désunir, sans jamais se dénoncer !
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

L'espace que la divergence d'opinion met entre deux hommes se rétrécit beaucoup par la ressemblance de caractère, et des adversaires par les idées peuvent être amis par les sentiments. On a même attribué au contraste des idées et des goûts le pouvoir de faire naître l'amitié.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

Quand un homme est souillé d'une faiblesse méprisable d'amour-propre ou d'ambition, tellement enracinée chez lui que les conseils ne feraient que l'aigrir, un ami s'appliquera en silence à détourner de sa tête les périls où elle l'expose à son insu.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

L'indulgence pour les défauts d'un ami les entretient et les renforce ; mieux vaut être seul, parce que la conscience est un meilleur guide. Or, un ami étant une seconde conscience qu'on aime à consulter autant et plus que soi-même, on s'arrête à des paroles qui flattent nos passions, car elles sortent d'une bouche aimée. En marchant ainsi sous le regard et sous la responsabilité d'un autre, on a plus d'assurance et moins de scrupule.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

On est bien près d'aimer celui à qui on indique une meilleure voie à suivre, et les bons avis sont une nourriture de l'amitié.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

Une bienveillance réciproque n'est pas toujours un reflet de l'amitié, car elle s'exerce le plus souvent sur des qualités et des avantages secondaires ou isolés, tandis que l'amitié véritable se lie à l'ensemble d'une personne. Mais comme la bienveillance est un semblant d'amitié, on lui a donné son nom, par l'habitude où l'on est d'exprimer les moindres sentiments qu'on éprouve avec des mots capables de les revêtir de sublimité. Néanmoins, la bienveillance est un prélude à l'amitié ; souvent on passe d'un bon accueil à un service, d'un conseil à une confiance réciproque.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

Entre les mille bonheurs dont on poursuit la lointaine chimère, l'amitié, fruit mûr de l'expérience et de la réflexion, est celui qui expose à moins de déceptions ; les douces prévenances, les attentions délicates, un dévouement de tous les jours en font une sorte de providence veillant toujours sur nous.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

Il faut se garder d'un brusque enthousiasme, d'une ardeur aveugle ; c'est à pas comptés, avec réserve et prudence qu'on marche dans la voie d'une amitié solide.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

C'est par l'estime que commence la véritable amitié ; c'est par la vertu qu'elle se maintient.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

Pour que l'amitié soit abritée contre toutes les intempéries du sort, elle doit se former avec certaines conditions de caractère ; elle veut une âme expansive, un esprit peu infatué de lui-même, un amour-propre qui engage l'homme à n'enrôler dans son intimité que ceux dont le contact rehausse sa valeur personnelle.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

Le plus à redouter pour l'amitié, c'est un changement de condition qui élève ou abaisse l'un sans l'autre, et les expose à se voir trop à distance. Les négligences font aussi tiédir l'amitié, et les trop fréquentes absences sont un tamis à travers lequel elle fuit goutte à goutte.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

N'ouvrez pas un grand salon à vos amis, mais ayez une maison bien petite, bien simple ; et peu accourront, sans doute ; mais sur ceux-là, du moins, vous pourrez compter dans la bonne comme dans la mauvaise fortune. Car si l'utilité ne doit pas être la base de l'amitié, elle doit en découler clandestinement, sans se faire voir. Or, c'est dans les jours de détresse que l'amitié luit alors, comme un rayon vivifiant et réparateur.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

Un cœur trop divisé n'appartient à personne ; les liens trop étendus se relâchent d'eux-mêmes. Ne pensez pas qu'un seul ennemi soit peu, ni que mille amis soient beaucoup.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

Il en est de l'amitié comme du bonheur : on en goûte la plénitude comme une chose ordinaire et pouvant toujours durer, c'est au moment de les perdre qu'on en sent tout le prix.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

La communauté de joie et de douleur entre deux personnes provoque ces doux épanchements où elles confondent leurs deux âmes en une seule.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

Au moment solennel du passage de la vie à la mort, quoi de plus effroyable que des yeux mourants qui s'égarent dans le vide, que des mains déjà froides qui ne se sentent pas pressées par l'étreinte réchauffante d'une main amie ?
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

Toute existence est incomplète si elle ne s'unit à une autre existence, comme le bonheur est imparfait s'il ne s'épanche et ne se communique.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

Si d'un camarade d'enfance on se fait dans la suite un ami sérieux, c'est une sûre garantie de constance et de solidité que le souvenir d'avoir ensemble balbutié les premiers mots et couru aux premiers jeux.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

Amitié d'enfant, c'est de l'eau dans un panier.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

La société est le produit de l'affinité des besoins, de l'accord des sentiments, de la conformité d'intérêts qui agitent les hommes ; l'amitié est un résultat semblable, mais plus prononcé, plus intime parce qu'il est concentré en un petit nombre de personnes.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

L'âme est la vie intellectuelle et morale de l'homme ; c'est le mobile invisible auquel obéit le corps pour accomplir les desseins de la pensée ; c'est ce pouvoir intérieur qui retient, dirige ou sollicite les mouvements irréfléchis de l'instinct.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

Le plus noble rôle du vieillard est d'applaudir au triomphe de l'homme qu'il avait encouragé enfant ; c'est d'admirer l'idée enfin éclose qu'il avait vue en germe ; c'est d'assister du moins, calme et souriant, aux mouvements nécessaires qui s'effectuent sans lui, mais sous son regard, et d'augurer, par la vue de son expérience, les autres mouvements qui en sortiront un jour.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

Il est des hommes dont une vie active et laborieuse, loin d'avoir usé le tempérament, l'ont endurci et imprégné de plus de vigueur ; en sorte que chez eux la vieillesse continue l'âge mûr ; leur visage offre plus de gravité dans les traits, et leurs paroles ont un cachet d'expérience qui les fait mieux écouter ; c'est comme une lumière du passé qui vient reluire dans le présent.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

Si la vieillesse est l'âge où l'on doit jouir des biens cultivés avec sueur par les âges précédents, c'est l'âge aussi où l'on doit s'être approvisionné de vertus et de bons conseils, afin d'être un exemple à la génération nouvelle qui cherche à trouver sous les rides les leçons de l'expérience.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

Les distractions d'un esprit cultivé sont les plus pures et aussi les moins passagères ; elles conviennent à toutes les positions sociales, comme à tous les pays et à tous les temps, dans la solitude aussi bien qu'au milieu du monde.
Louis-Auguste Martin ; Esprit moral du XIXe siècle (1855)

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