Mary Sarah Newton

Quelques mots sur l'auteur :

Mary Sarah Newton

Essayiste et peintre anglaise née le 30 novembre 1788 à Stockport, ville anglaise située au sud de Manchester, Mary Sarah Newton est décédée le 27 octobre 1850 à l'âge de 61 ans à Paray-le-Frésil dans le département de l'Allier. Elle est inhumée à Paray-le-Frésil, où repose son mari Alexandre-César-Charles-Victor Destutt, marquis de Tracy.

Les 25 citations de Mary Sarah Newton :

Je me sens libre comme l'air et sauvage comme le vent. J'aime la vie, tout m'amuse et tout me plaît. Je trouve qu'à chaque jour suffit sa joie, et je suis plus que jamais convaincue que notre bonheur réside en nous-mêmes. L'on discutait l'autre jour devant moi la question de savoir quels sont les sites qui offrent le plus de charme à la campagne. Sont-ce les montagnes, les bois, les rivières, ou les prairies ? - La vraie philosophie, c'est de préférer ce qu'on a, et de voir toutes choses du bon côté. De même, le vrai bonheur consiste à faire à tous les êtres animés, bêtes et instruits, le plus de bien possible, et à attendre la mort sans crainte comme sans impatience.
Mary Sarah Newton ; Journaux et souvenirs (1855)

Je charme ma solitude en m'occupant de mes oiseaux avec passion. Ai-je été oiseau jadis ? Le serai-je dans une autre vie ? Pourquoi pas, puisque j'ai la conviction que les oiseaux ont des âmes comme nous ! Il existe entre eux et moi une attraction, une sympathie qui a quelque chose de merveilleux. Ils me répondent quand je les appelle, ils me suivent dans le jardin. Je devine tout ce qu'ils pensent ; je les console dans leurs chagrins et je les guéris dans leurs maladies. Tout cela peut paraître ridicule ; mais j‘avoue que la vue d'un plumeau me fait de la peine, et que je raffole de la fable de Léda.
Mary Sarah Newton ; Journaux et souvenirs (1855)

Il n'y a guère de secrets divulgués que ceux que l'on divulgue soi-même.
Mary Sarah Newton ; Journaux et souvenirs (1855)

Le monde m'engourdit et le mouvement me paralyse, au contraire de bien des femmes auxquelles la vie agitée donne des idées, ou du moins des paroles.
Mary Sarah Newton ; Journaux et souvenirs (1855)

Quand on songe à toute la peine qu'un pauvre petit oiseau a dû prendre pour construire un joli nid sans autre instrument que son bec et ses deux petites pattes, quand on pense à l'activité incessante qu'il est obligé de déployer pour nourrir une si nombreuse famille, on est partagé entre l'admiration et l'attendrissement. Et dire qu'il y a des gens assez stupides pour oser porter la main sur un pareil chef-d'œuvre, assez cruels pour porter la désolation dans une si charmante famille !
Mary Sarah Newton ; Journaux et souvenirs (1855)

La pensée de retrouver au Ciel avec toute leur individualité ceux que nous avons connus, aimés et perdus ici-bas serait une grande espérance et une grande consolation.
Mary Sarah Newton ; Journaux et souvenirs (1855)

Il y a des jours où l'on éprouve un désir passionné de revoir ceux que l'on a perdus.
Mary Sarah Newton ; Journaux et souvenirs (1855)

La fidélité dans l'amour n'est pas un mérite, c'est une nécessité.
Mary Sarah Newton ; Essais divers, lettres et pensées (1852)

Où le danger n'existe pas, il n'y a ni courage ni gloire.
Mary Sarah Newton ; Journaux et souvenirs (1855)

Il faut savoir profiter de tout, aussi bien de ses propres défauts que de ceux d'autrui.
Mary Sarah Newton ; Essais divers, lettres et pensées (1852)

Il fait aujourd'hui un de ces jours grisâtres où la nature est silencieuse, le paysage terne, les nuages presque immobiles, en un mot, un de ces temps modestes où l'on craint de faire du bruit, de peur de réveiller le vent ou d'amener le soleil.
Mary Sarah Newton ; Journaux et souvenirs (1855)

On a bien tort de faire ce qu'on ne devrait pas faire, on s'en repent presque toujours.
Mary Sarah Newton ; Journaux et souvenirs (1855)

De l'enchaînement des connaissances naît la justesse de l'esprit.
Mary Sarah Newton ; Journaux et souvenirs (1855)

Ce qui porte les hommes à l'étude de toutes choses, ce n'est pas, en général, le simple désir de savoir, de se former des opinions justes ou de découvrir du nouveau, mais c'est de publier ses propres opinions et de les faire admirer. Peu importe de posséder la science, ce qu'on veut avant tout, c'est la faire briller.
Mary Sarah Newton ; Journaux et souvenirs (1855)

Personne ne chercherait, s'il ne pouvait montrer ce qu'il a trouvé.
Mary Sarah Newton ; Journaux et souvenirs (1855)

On a souvent prétendu que le malheur s'acharne de préférence ici-bas sur ceux qui le méritent le moins. Je crois cette assertion inexacte. Tout ce qui est bien, tout ce qui est bon apporte avec soi un sentiment de contentement qui est une récompense immédiate et que rien ne saurait enlever. Cela est vrai pour les animaux comme pour les humains : un cheval docile, un chien doux et caressant est certainement plus heureux qu'un chien hargneux ou qu'un cheval rétif. Il en est de même pour les hommes : les gens méchants sont encore plus malheureux qu'ils ne rendent malheureux les autres. Tout crime est une rude pénitence pour celui qui l'a commis.
Mary Sarah Newton ; Essais divers, lettres et pensées (1852)

L'âge nous donne l'expérience et des sentiments meilleurs, que je préfère aux folles illusions de la jeunesse. Quant à moi, lors même que j'en aurais le pouvoir, j'aimerais mieux continuer de marcher vers la fin que de revenir en arrière.
Mary Sarah Newton ; Journaux et souvenirs (1855)

La pensée de l'avenir est pour l'homme une source inépuisable de consolation ; on n'a qu'à le bien vouloir pour être sûr de trouver dans une autre vie une ample compensation de tout ce qu'on a pu souffrir ici-bas.
Mary Sarah Newton ; Journaux et souvenirs (1855)

Si l'âme n'était immortelle, la vie serait peu de chose et la mort ne serait rien.
Mary Sarah Newton ; Essais divers, lettres et pensées (1852)

Rien ne dégoûte plus des plaisirs que les plaisirs mêmes.
Mary Sarah Newton ; Essais divers, lettres et pensées (1852)

On découvre dans le caractère des fleurs une foule de nuances. Il y en a qui se retournent sur elles-mêmes comme pour réfléchir ; il y en a qui pleurent, d'autres qui semblent rire ; presque toutes dorment la nuit. Les plantes qui tapissent les puits, ces plantes si minces et si déliées, si vertes et si froides, ont tout autant de passions que les plus belles roses qui s'épanouissent aux rayons brûlants du soleil ; car il y a des fleurs passionnées comme aussi il y en a de modestes et de hardies.
Mary Sarah Newton ; Journaux et souvenirs (1855)

On s'accoutume à tout, même à être malade ; on finit par oublier que l'on souffre, et l'on n'y songe guère que lorsque l'on cause avec des gens qui se portent bien. Heureux ceux qui font durer pendant quarante ans ce crépuscule qui sépare la dernière jeunesse de la première vieillesse ! car c'est l'âge d'argent.
Mary Sarah Newton ; Journaux et souvenirs (1855)

Il n'y a pas de terre au monde dont on ne puisse tirer parti.
Mary Sarah Newton ; Journaux et souvenirs (1855)

À la campagne les jours passent comme des songes, il suffit de vivre pour être heureux.
Mary Sarah Newton ; Journaux et souvenirs (1855)

Il faut juger les gens sur leurs œuvres et attendre pour les blâmer.
Mary Sarah Newton ; Essais divers, lettres et pensées (1852)

La liste des auteurs populaires :