Maxime Du Camp (2)

Les citations célèbres de Maxime Du Camp :

Le Seigneur met parfois au monde des créatures destinées à beaucoup, à toujours souffrir, afin que les autres hommes puissent se reposer de leurs propres infortunes dans la contemplation du malheur d'autrui.
Maxime Du Camp ; Les mémoires d'un suicidé (1853)

La mort de ma mère, qui était pour moi, orphelin de père et fils unique, comme une famille entière, a creusé dans mon cœur un vide d'affection qui ne s'est point comblé et où les méchantes passions se sont précipitées bien vite. Elles se sont rendues maîtresses de mon être désemparé ; elles ont tenu en moi leurs ténébreux conciliabules, et m'ont poussé dans des rêves éperdus où je me suis usé à désirer tout ce que je ne pouvais avoir.
Maxime Du Camp ; Les mémoires d'un suicidé (1853)

À chaque instant on maudit la vie, et les moribonds à cheveux blancs se relèveraient sur leur couche, secoueraient leur agonie et consentiraient à vivre mutilés et sans membres, pourvu seulement qu'ils vécussent, ne fût-ce qu'un jour, une heure, une minute de plus.
Maxime Du Camp ; Les mémoires d'un suicidé (1853)

L'homme se souvient du passé, la femme pressent l'avenir ; le couple voit le présent.
Maxime Du Camp ; Les souvenirs littéraires (1882-1883)

Il ne suffit pas d'aimer, il faut savoir aimer, et c'est la plus difficile de toutes les sciences.
Maxime Du Camp ; Les forces perdues (1867)

J'ai toujours eu une inconcevable répugnance pour l'action ; j'ai écrit dans ma tête de très beaux livres dont je n'ai pas eu le courage de mettre un mot sur le papier. Je n'aime que les voyages, et seulement peut-être parce qu'ils fournissent une ample pâture à mes habitudes de songe-creux.
Maxime Du Camp ; Les mémoires d'un suicidé (1853)

Toute ma vie j'ai ressemblé à ces gens qui sommeillent encore et veulent se lever ; ils rêvent qu'ils sont debout et restent endormis ; je suis un somnambule qui ne s'est jamais réveillé.
Maxime Du Camp ; Les mémoires d'un suicidé (1853)

L'égoïsme est à l'amour ce que la cécité est à la vue.
Maxime Du Camp ; Les mémoires d'un suicidé (1853)

La rêverie est à la pensée ce que la débauche est à l'amour.
Maxime Du Camp ; Les mémoires d'un suicidé (1853)

L'homme n'admet guère la solidarité qu'à son profit, il ne la pratique que rarement pour les autres.
Maxime Du Camp ; Les mémoires d'un suicidé (1853)

Le monde qui m'entoure m'irrite et avive mes plaies ; sa sollicitude m'impatiente, son indifférence m'exaspère. À qui la faute ? À lui ou à moi ? À moi sans doute, car les autres hommes vont et viennent, vivent et meurent sans ces intolérables supplices qui me déchirent.
Maxime Du Camp ; Les mémoires d'un suicidé (1853)

La femme, étant naturellement envieuse, cherche à s'approprier l'objet des affections d'autrui !
Maxime Du Camp ; Les mémoires d'un suicidé (1853)

Le bon moyen de devenir l'amant d'une femme est d'en aimer une autre.
Maxime Du Camp ; Les mémoires d'un suicidé (1853)

Le sentiment vrai est comme une épidémie, il faut le partager.
Maxime Du Camp ; Les mémoires d'un suicidé (1853)

La paresse est au travail ce que la paralysie est au mouvement.
Maxime Du Camp ; Les mémoires d'un suicidé (1853)

La simplicité, c'est le meilleur moyen d'être compris.
Maxime Du Camp ; Théophile Gautier (1890)

On ne se doute guère de ce qui se passe dans la tête des enfants qui sont debout sur le seuil de l'adolescence.
Maxime Du Camp ; Les forces perdues (1867)

Après les études, il faut travailler afin de gagner au moins son pain quotidien et de faire une trouée dans la foule. Beaucoup de jeunes regretteront le temps passé, temps d'insouciance où il n'y avait point à subvenir personnellement à des besoins ou à des fantaisies.
Maxime Du Camp ; Les forces perdues (1867)

Silence sur le passé, bon vouloir pour le présent, espérance pour l'avenir.
Maxime Du Camp ; La charité privée à Paris (1885)

On a l'âge que l'on paraît avoir.
Maxime Du Camp ; Les souvenirs littéraires (1882-1883)

Je t'aime et je t'aimerai, ce n'est point de l'or que je t'offre, c'est de l'amour.
Maxime Du Camp ; Les six aventures (1857)

La beauté ne suffit pas pour être aimée.
Maxime Du Camp ; Théophile Gautier (1890)

Paraître est tout, être n'est rien.
Maxime Du Camp ; Les forces perdues (1867)

Lorsque la femme n'est qu'un instrument de plaisir, elle devient une cause d'ennui.
Maxime Du Camp ; Les souvenirs littéraires (1882-1883)

La liste des auteurs populaires :