Recueil de poésie et de citations ainsi que des proverbes.

Les citations de Maxime Du Camp.

1 — Qui est Maxime Du Camp ?

Photo de Maxime Du Camp Biographie courte : Écrivain, poète, journaliste, critique littéraire, polygraphe et photographe français né le 8 février 1822 à Paris, Maxime Du Camp est décédé le 8 février 1894 à Baden-Baden en Allemagne à l'âge de 72 ans. Il est l’un des cinq fondateurs de la Revue de Paris et contribue fréquemment à la Revue des Deux Mondes. Son œuvre littéraire est des plus fécondes, ses meilleurs ouvrages sont Paris, ses organes, ses fonctions, sa vie (1869-1875), Les Convulsions de Paris (1878) et les Souvenirs littéraires (1882-1883). Élu à l'Académie française le 26 février 1880, Maxime Du Camp est inhumé au cimetière de Montmartre à Paris. (Source : Wikipédia)

2 — Les 105 pensées et citations de Maxime Du Camp :

Si la mort n'était pas, il n'y aurait au monde rien de plus misérable que l'homme.

Maxime Du Camp - Le crépuscule, propos du soir (1893)

Le regret du passé est instinctif à l'homme ; moi aussi je regarde avec émotion vers les jours écoulés ; j'écoute leur murmure qui berce le crépuscule de ma vie, car je suis en plein cours de vieillesse. J'espère que l'arrêt de mon existence sera brusque et que je n'aurai point à descendre, échelon par échelon, jusqu'aux ténèbres de la caducité : J'ai eu assez de mon enfance, je n'y voudrais pas retourner.

Maxime Du Camp - Le crépuscule, propos du soir (1893)

Apprendre à souffrir, c'est apprendre à vivre.

Maxime Du Camp - Le crépuscule, propos du soir (1893)

Tous, à des degrés divers, nous avons un paradis perdu : pour les uns c'est l'enfance, pour les autres c'est la jeunesse ; pour tous c'est une période éloignée qu'embellissent les illusions du souvenir, où disparaissent les imperfections, les souffrances et les lassitudes. C'est comme un point lumineux que nulle ombre ne pourrait atténuer. Vu de loin et du haut des montagnes, le paysage est admirable : tout y est pondération des lignes, harmonie des couleurs, splendeur des formes, grâce et beauté. On s'extasie et l'on s'écrie : Qu'il ferait bon vivre là !

Maxime Du Camp - Le crépuscule, propos du soir (1893)

Toute guerre, si légitime qu'elle soit, enfante les iniquités et mutile les âmes aussi bien que les corps.

Maxime Du Camp - Le crépuscule, propos du soir (1893)

La politique est l'art des complications, c'est un art qui exclut la bonne foi.

Maxime Du Camp - Le crépuscule, propos du soir (1893)

L'expérience nous a enseigné que pour le vieillard, comme pour l'adolescent, les ténèbres futures ne se déchirent jamais. L'homme n'est pas doué de prévision : nul n'est prophète, ni pour son pays, ni pour soi-même. Aujourd'hui serait horrible si l'on savait ce que demain tient en réserve ; on l'ignore, et c'est un bienfait de l'ignorer. Qui voudrait vivre s'il connaissait l'avenir ? L'espérance seule donne la force d'exister.

Maxime Du Camp - Le crépuscule, propos du soir (1893)

Tout fait acquis appelle un fait nouveau, toute pensée conçue évoque une pensée complémentaire.

Maxime Du Camp - Le crépuscule, propos du soir (1893)

Il n'est miracle que ne puisse accomplir l'amour, il n'est âme si basse que l'influence de la femme ne puisse relever.

Maxime Du Camp - Les souvenirs littéraires (1882-1883)

Ce que l'on dit n'est rien, la façon dont on dit est tout ; une œuvre d'art qui cherche à prouver quelque chose est nulle par cela seul ; un beau vers qui ne signifie rien est supérieur à un vers moins beau qui signifie quelque chose : hors de la forme, point de salut ; quel que soit le sujet d'un livre, il est bon s'il permet de parler une belle langue.

Maxime Du Camp - Les souvenirs littéraires (1882-1883)

Les écrivains de nos jours ressemblent à ces pianistes qui exécutent des impossibilités incompréhensibles, mais qui sont hors d'état d'inventer une mélodie, une ariette, une note.

Maxime Du Camp - Les chants modernes (1855)

Comment faire comprendre à des hommes incultes ou infatués que liberté signifie soumission aux lois ; égalité, participation légale à des droits abstraits ; fraternité, abnégation de soi-même au profit de la communauté ? Bien plus, pour ces gens incultes, liberté signifie le pouvoir de tout faire sans contrôle ; égalité, participation à toutes les jouissances et occupation du premier rang ; fraternité, utilisation de la communauté au profit de soi-même.

Maxime Du Camp - Les convulsions de Paris (1878)

L'amour est comme le sphinx, il dévore ceux qui l'interrogent.

Maxime Du Camp - Le chevalier du cœur saignant (1862)

L'homme devient insurgé, mais il naît révolutionnaire ; l'insurgé guérit, le révolutionnaire est incurable.

Maxime Du Camp - Les convulsions de Paris (1878)

L'homme devient alcoolique, mais il naît ivrogne ; l'alcoolique guérit, l'ivrogne est incurable.

Maxime Du Camp - Les convulsions de Paris (1878)

Qui veut augmenter son bien-être doit travailler sans relâche.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Sache vouloir, si tu désires être heureux : hors de la volonté, point de salut !

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Chaque homme, en naissant, contracte envers la société et lui-même une dette qu'il doit acquitter.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Sa fortune, on se la constitue tout seul, à force de labeur.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Ma femme n'est pas une femme, c'est une fleur ; on ne la possède pas, on la respire !

Maxime Du Camp - Naples et la société napolitaine (1862)

Faire du bien à ceux qui souffrent, c'est se faire du bien à soi-même.

Maxime Du Camp - La charité privée à Paris (1885)

Plus nous devenons incapables d'inspirer de l'amour, plus l'amour nous apparaît ineffable ; on regrette les heures gaspillées, au temps de la jeunesse, à autre chose qu'à aimer.

Maxime Du Camp - Une histoire d'amour (1889)

L'amour a peu de chances d'émouvoir un petit cœur sec et personnel.

Maxime Du Camp - L'homme au bracelet d'or (1862)

J'ai plus d'amour au cœur que je n'en puis porter !

Maxime Du Camp - L'homme au bracelet d'or (1862)

Il n'y a d'éternel que la vérité.

Maxime Du Camp - L'homme au bracelet d'or (1862)

Lorsque deux êtres ont eu de merveilleux échanges et ont vécu ensemble à une si prodigieuse hauteur, quoiqu'il arrive, il reste toujours entre eux une attache secrète que rien ne peut briser.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Unissons nos deux infortunes, nous en ferons peut-être du bonheur.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Adieu ! tu n'es plus pour moi qu'un souvenir chéri.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Ils étaient dans une telle sécurité sur eux-mêmes, vis-à-vis l'un de l'autre et des événements possibles, qu'ils furent saisis par l'orage sans l'avoir vu se former. Ils en étaient arrivés à cette heure singulière et douloureuse qui ne manque jamais de sonner à un certain moment pour les liaisons de cette sorte, si solidement nouées qu'elles soient ; l'instant de la crise était venu. Les heureux, les prédestinés, les indifférents peut-être, les sages à coup sûr, traversent courageusement cette étape pénible et se retrouvent après, fatigués, diminués, mais n'ayant point désespéré d'eux-mêmes, et ils peuvent, se reprenant par la main, continuer sans trop de malaise la route qu'ils avaient commencée ensemble. Mais ceux qui sentent battre dans leur cœur le sang trop chaud de la passion, les ardents, les convaincus s'arrêtent, luttent, se meurtrissent mutuellement et s'en vont, pleins de regrets, de souvenirs amers, de récriminations injustes, mourir chacun dans son coin comme un loup blessé. Ceux-là ont sans doute vécu plus vite, plus fort, plus amplement que les autres ; mais de quelles incurables douleurs, de quelles cicatrices toujours ouvertes ne payent-ils pas les heures d'extase qu'on leur a enviées sans savoir quel en serait le châtiment ? On ne revient jamais sain et sauf de ces batailles occultes et acharnées, on y laisse toujours la meilleure part de soi-même et l'on s'en retire avec une sorte de déchéance morale qu'on ne connaissait pas.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Un couple heureux n'a rien à envier à personne, car le bonheur ne se raconte pas.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Le mariage est une chose fort grave ! Si on choisit une compagne, c'est pour la vie ; il faut être résolu à partir avec elle sur le même radeau pour la terre promise, ou pour le naufrage !

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

La bourgeoise s'imagine qu'il suffit d'avoir beaucoup d'amants pour être une grande dame.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Je reviens d'enterrer ma tante, je l'ai mise dans son cercueil, elle me laisse assez de rente pour me permettre un joli deuil ! Elle est dans un coffre de chêne où tout de son long on peut tenir ! Il ne faut pas que ça la gêne ! où y a d'la gêne, y a pas de plaisir.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

La plupart des filles sont aussi bêtes que décolletées.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Jurer, c'est la dernière ressource des hommes quand ils ne savent plus que dire.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

La vie n'est pas faite pour les rêvasseries malsaines ou tout au moins inutiles.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Les vieux moines n'ont jamais converti les jeunes pécheurs.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Tout changement porte en soi son chagrin, et je dirai même sa punition.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Larmes d'amour, pluie de printemps, sont séchées en peu de temps.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

On doit se marier quand on aime et qu'on est aimé, sinon il vaut mieux rester libre.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

La femme rêve de se fixer à jamais et veut se donner tout entière ; l'homme cherche à n'accepter que ce qu'il pourra quitter sans peine, car il veut demeurer libre toujours, différence essentielle qui divise irrémissiblement les deux sexes et en fait souvent des frères ennemis.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Dans la vie il faut toujours savoir où l'on va sous peine de se casser le cou dans le premier trou ouvert sur la route.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

À vingt-deux ans, le cœur est bientôt pris, et, à seize ans, il aime à se donner.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

L'amour est une force indépendante de l'homme, elle lui est donnée momentanément en vertu de raisons et de circonstances dont souvent il n'a pas conscience et dont il est rarement responsable.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

L'homme aspire vers l'infini, l'éternel, l'immaculé, et comme, de sa nature, il est fini, mortel, vicieux, il passe sa vie dans des contradictions douloureuses, qui de chute en chute, de déboire en déboire, le conduisent jusqu'à la mort, dont il a horreur parce qu'il ne la comprend pas.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Nous nous faisons dans nos rêveries premières une haute idée de l'existence ; nous lui demandons plus qu'elle ne contient, et nous ne lui pardonnons pas de ne nous offrir que ce qu'elle renferme. Nous cherchons et nous ne trouvons pas. Nous interrogeons l'oracle, il reste muet, car il n'aurait rien à nous apprendre que nous ne sachions ; nous mangeons le fruit de l'arbre de la science et nous demeurons surpris et indignés de ne point nous sentir plus savants et « devenus semblables aux dieux. » Quand enfin l'expérience a fait la lumière en nous, nous arrivons souvent à cette amère conclusion que changer d'amis, de position, de patrie, de maîtresse, ce n'est le plus souvent que changer d'ennui.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Quand le chevreau est là, la chèvre est tout proche.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Plus on approche de l'instant désiré, plus les heures deviennent lentes et se traînent lourdement.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Le raisonnement et la résignation ne sont généralement pas le partage de la première jeunesse.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)

Certains hommes portent durant leur vie entière quelque chose de triste et de pesant comme si leurs pères leur avaient légué les mélancolies et les humiliations que leur imposa la ruine de leurs espérances.

Maxime Du Camp - Les forces perdues (1867)
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