Georg Philipp Friedrich, dit Novalis (2)

Les citations célèbres de Novalis :

La mort n'est que l'interruption de l'échange entre l'âme et le monde.
Novalis ; Le brouillon général (1798-1799)

Le langage, au sens propre, est une fonction d'un instrument comme tel. Chaque instrument exprime et imprime l'idée de celui qui le dirige.
Novalis ; Les semences (1798)

Le public est une personne intéressante, multiple et d'une grandeur infinie - une personne mystérieuse d'une valeur infinie - le véritable stimulus pour l'acteur.
Novalis ; Les semences (1798)

Tout objet aimé est le centre d'un paradis.
Novalis ; Les lettres et petits écrits (1797)

On peut qualifier la philosophie d'art libre et imaginé. Le philosophe qui transforme dans sa philosophie tous les philosophèmes singuliers en un seul philosophème - et qui peut faire de tous les individus un seul individu, atteint le maximum dans sa philosophie. Il atteint le maximum d'un philosopher, lorsqu'il réunit toutes les philosophies en une seule philosophie. Même chose avec l'artisan et l'artiste.
Novalis ; Les semences (1798)

L'amour est une répétition sans fin.
Novalis ; Heinrich von Ofterdingen.

Le matin, on est jeune, et le soir, on est vieux.
Novalis ; Les semences (1798)

Les femmes sont un adorable mystère - seulement voilé - et non pas scellé.
Novalis ; Les semences (1798)

Une liaison scellée par la mort est une noce qui nous donne une compagne pour la nuit.
Novalis ; Les semences (1798)

Le crépuscule du soir est une heure toujours mélancolique, comme le crépuscule du matin est une heure pleine de joie et d'espérance.
Novalis ; Les semences (1798)

Le beau mystère de la vierge, ce qui la rend même si indiciblement attirante, est le pressentiment de la maternité - l'intuition d'un monde futur qui sommeille en elle et doit se développer à partir d'elle. Elle est l'image la plus frappante de l'avenir.
Novalis ; Les semences (1798)

Les femmes n'ont-elles pas cette ressemblance avec l'infini, qui fait qu'on ne peut pas les mettre au carré, mais seulement les approcher ? Et ne ressemblent-elles pas au Très Haut, étant donné qu'elles nous sont très proches et que pourtant on continue à les chercher ? – Qu'elles sont absolument compréhensibles et pourtant incomprises, absolument indispensables et qu'elles manquent la plupart du temps, et avec les êtres suprêmes n'ont-elles pas en commun de paraître si enfantines, ordinaires, oisives et si joueuses ?
Novalis ; Les semences (1798)

Le fait que les extrêmes dans l'éducation des femmes soient bien plus frappants que les nôtres ne témoignerait-il pas en faveur de leur supériorité ? Le gamin le plus dépravé ne diffère pas plus de l'homme le plus insigne qu'une bonne femme misérable d'une noble femme. De même celui qui trouve que l'on dit beaucoup de bien des hommes et pas assez de bien des femmes.
Novalis ; Les semences (1798)

Avec la femme est né l'amour et avec l'amour la femme, et c'est pourquoi on ne comprend pas l'un sans l'autre. À celui qui veut comprendre la femme sans l'amour et l'amour sans la femme, arrive ce qui arriva aux philosophes qui considéraient la passion sans l'objet, et l'objet sans la passion, et ne voyaient pas les deux choses dans l'action.
Novalis ; Les semences (1798)

L'ivresse des sens est à l'amour ce que le sommeil est à la vie.
Novalis ; Le brouillon général (1798-1799)

Ce que le stimulus est à l'âme, la beauté l'est à l'esprit.
Novalis ; Le brouillon général (1798-1799)

Le soleil est à l'astronomie ce que Dieu est à la métaphysique.
Novalis ; Le brouillon général (1798-1799)

Peu sont capables d'un mariage véritable, et peu peuvent supporter la solitude.
Novalis ; Les disciples à Saïs (1792)

L'art est le compliment de la nature.
Novalis ; Le brouillon général (1798-1799)

Notre vie n'est pas un rêve, mais elle doit en devenir un et en deviendra peut-être un.
Novalis ; Le brouillon général (1798-1799)

Plus longtemps l'homme reste un enfant, plus il vivra vieux.
Novalis ; Le brouillon général (1798-1799)

Où est l'enfance est l'âge d'or.
Novalis ; Les grains de pollen (1798)

L'amour n'est rien d'autre que la suprême poésie de la nature.
Novalis ; Heinrich von Ofterdingen.

Le destin, c'est le caractère.
Novalis ; Les fragments (1772-1801)

Les lois sont les conséquences nécessaires d'une pensée - ou d'un savoir imparfaits.
Novalis ; Le brouillon général (1798-1799)

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