Raymond Philippe Auguste Brucker

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Raymond Brucker

Essayiste, poète et écrivain français né le 5 mai 1800 à Paris, Raymond Brucker est décédé le 28 février 1875 dans sa ville natale à l'âge de 74 ans. Professeur de philosophie, il écrivit sous divers pseudonymes (Paul Séverin, Aloysius Block, Champercier, Duvernay, Ch. Dupuy, Olibrius). Ses principales œuvres : Le bouquet de mariage (1838) Le portefeuille noir (1839) et Le maçon (1840).

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Les 50 citations de Raymond Brucker :

L'œil d'une femme qu'on regarde peut mentir.
Raymond Brucker ; Maria (1841)

Pour les yeux du cœur, les murs sont de verre.
Raymond Brucker ; Maria (1841)

Les lâches sont bien terribles, il faut tout craindre de leur part.
Raymond Brucker ; Maria (1841)

L'honneur c'est le prix de notre existence dans la conscience des autres. Nous ne valons que par ce tarif.
Raymond Brucker ; Maria (1841)

Les yeux de l'amour sont bien éloquents !
Raymond Brucker ; Maria (1841)

Il est des circonstances où l'on ne doit pas se laisser aller au désir de mettre à nu sa conscience à l'égard de certaines doctrines. Les déclarations de principes ont des conséquences inévitables ; le pain de la vérité n'est pas fait pour toutes les bouches, et l'on prend des engagements onéreux contre le monde lorsque l'on rompt en visière avec son langage.
Raymond Brucker ; Maria (1841)

Quand nous sommes absorbés dans une passion, elle nous voile le monde ; et nous vivons heureux dans la lumière de nos rêves, tandis qu'il s'élève autour de nous des concerts de souffrances et de malédictions.
Raymond Brucker ; Maria (1841)

Une femme qui ne veut s'apercevoir de rien, est une femme qui s'est aperçue de tout ; il faut terriblement se tenir sur ses gardes avec elle.
Raymond Brucker ; Maria (1841)

Les femmes, si femmes qu'elles soient, ne sont guère que des petites filles ; à la taille près, elles jouent toujours à la poupée.
Raymond Brucker ; Maria (1841)

L'orgueil des sots est de parler toujours, même quand ils ne sauraient que dire.
Raymond Brucker ; Maria (1841)

Aimer c'est vivre de la vie des anges ; c'est avoir, par avance, l'intelligence des joies de la promesse évangélique ; c'est recevoir en son âme un rayon de ce feu doux et sacré dont sont animés les élus. L'amour est un grain d'encens qu'il faut brûler pour en parfumer l'infini.
Raymond Brucker ; Maria (1841)

Quand les hommes se grisent avec leurs prétentions, Dieu les abandonne au vertige.
Raymond Brucker ; Maria (1841)

Une jeune femme aime parce qu'il est doux de s'épanouir dans l'existence, parce qu'aimer lui semble l'accomplissement de sa destinée.
Raymond Brucker ; Maria (1841)

Lorsque, pendant longtemps, la vie, pour une jeune femme, ne fut qu'un fardeau sans intérêt ; lorsque son regard ne s'est jamais levé vers les profondeurs indéfinies d'un ciel tout azuré de pressentiments splendides, sans qu'une douleur sombre comme une nuée d'orage ne l'ait aussitôt ramenée vers les réalités d'une existence mêlée de vicissitudes, elle éprouve, aux premières joies de son cœur, une émotion qui lui fait croire aux amours des anges ; tout se colore sous ses yeux, tout s'anime ; la verdure est plus riche, les fleurs répandent un plus éclatant parfum ; la nature a des explosions de joie ; le jour flamboie de toutes les clartés de son âme.
Raymond Brucker ; Maria (1841)

Un culte n'est jamais plus éloquent que dans les moments de silence. Le mot ne dit qu'un mot, et le regard dit tout.
Raymond Brucker ; Maria (1841)

La résignation est une belle chose, mais la prévoyance vaut encore mieux.
Raymond Brucker ; Maria (1841)

Qui se rit de Dieu, se rit des hommes.
Raymond Brucker ; Les intimes (1832)

On assassine aussi bien avec la plume qu'avec une arme.
Raymond Brucker ; Les intimes (1832)

La lâcheté se cache sous le masque d'une écriture empruntée.
Raymond Brucker ; Les intimes (1832)

L'épée d'un homme, si lâche qu'il soit, ne se lève jamais sur la poitrine d'une femme.
Raymond Brucker ; Les intimes (1832)

La maladie, celle dont presque tous les esprits sont tachés, qui semble notre vice originel, est de ne pas accepter les gens pour ce qu'ils sont, de tendre à les refaire, de les détacher d'un livre comme une vignette, de spéculer enfin sur des êtres chimériques.
Raymond Brucker ; Maria (1841)

On est convenu, voyez-vous, chez les gens du monde, que les morts, quand ils sont bien morts, ont droit à tous nos égards, même après nous avoir donné tous les motifs de chagrins.
Raymond Brucker ; Maria (1841)

Les indiscrétions subalternes ne se retiennent pas, même à prix d'or.
Raymond Brucker ; Maria (1841)

Comme l'esprit, l'instinct a ses raisons d'agir et sa prudence.
Raymond Brucker ; Maria (1841)

Plus on cherche, moins on trouve.
Raymond Brucker ; Maria (1841)