À ma douce amie, de Adolphe Quetelet (1862)

À ma douce amie.

Recueil : Poésies diverses (1862)

Je te vis, ma douce amie, je sentis dans mon âme
De la tendre amitié naître la douce flamme ;
Ton cœur comprit le mien, tu comblas mes vœux ;
Sous son paisible abri nous rassemblant tous deux,
Le même toit couvrit notre amitié fidèle,
Et depuis protège de nos cœurs l'union mutuelle.

Ton savoir, ta douceur, ton facile entretien,
Ton esprit plus brillant, ton âge égal au mien,
De tes soins attentifs l'aimable prévenance,
D'un avenir commun la commune espérance,
Tout enfin me charme : et mon cœur attendri
Remercie chaque jour les Dieux de t'avoir pour amie.

Ah ! préservons, protégeons cette union si tendre !
Sur le même torrent, que nous devons descendre,
Contre les mêmes flots prompts à nous réunir,
Nous serons plus gaiement portés vers l'avenir ;
Oui ! crois-moi, l'amitié, ce doux présent des Dieux,
Est plus chère à mon cœur qu'un laurier glorieux.


Adolphe Quetelet.