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Charles Dollfus

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Charles DollfusPhilosophe, romancier et essayiste français né le 27 juillet 1827 à Mulhouse dans le Rhin Supérieur, Charles Dollfus est mort à Paris le 27 novembre 1913. Pour de plus amples informations, lisez sa biographie sur Wikipédia.

Les 46 pensées et citations de Charles Dollfus :

Il y a dans l'univers deux génies qui luttent sans relâche pour le sceptre de l'humanité. L'un est bienfaisant ; il ressemble au soleil dont les rayons purifient les airs et dissipent les nuages en découvrant la plaine bleue du ciel. Il descend jusque dans les fécondes entrailles de la terre pour y réveiller sous ses baisers de feu les moissons dorées : c'est l'amour qui répand la vie. L'autre, génie destructeur, tempête glacée, porte sur ses ailes sinistres toutes les fureurs de la mort. Lorsqu'il promène sur le monde son souffle empoisonné, il déracine les arbres qui ombrageaient l'humanité, et fait mourir dans les sillons les moissons déjà écloses, avec les précieuses semences que le cœur y avait jetées : c'est la haine qui engendre la mort.
Charles Dollfus - Œuvre : Le calvaire (1855)

Il est une aristocratie de cœur comme de l'intelligence, et il n'est pas donné à chacun d'aimer avec puissance et élévation.
Charles Dollfus - Œuvre : Le calvaire (1855)

Le regret du passé nous ronge, l'impatience de l'avenir nous dévore, le présent nous échappe.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

L'ennui et l'impatience nous font sentir chaque minute en y mettant leur poids.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

Le désir et la crainte sont des verres grossissants, la nature en a fait les yeux de l'homme.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

Quelques femmes n'écoutent qu'elles-mêmes, d'autres parlent toujours, et ne s'écoutent jamais.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

Certaines professions sont vouées au sourire éternel.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

Rien n'offense les esprits délicats et les cœurs profonds comme l'indiscrétion et le bavardage.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

Le bavardage n'est que l'indiscrétion retournée, de même que le commérage n'est que de la curiosité à l'envers : des fléaux.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

La discrétion est la pudeur de l'âme.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

Le bavard ressemble à un homme qui vivrait toujours hors de chez lui.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

Le bavardage est l'infaillible indice de la vacuité de l'esprit.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

Ne jamais douter de soi est quelquefois la moitié du succès, l'autre moitié c'est de ne point douter de la bêtise d'autrui.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

La médiocrité ambitieuse est un spectacle qui prête à rire.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

Guérir d'une maladie, c'est en même temps guérir du médecin.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

Les gens qui se portent bien ne comprennent pas que l'on puisse être malade.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

Le moi n'est pas seulement haïssable, il est criard.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

La bêtise est souvent susceptible, l'esprit rarement.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

L'envie de montrer nos qualités en fait aisément des défauts.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

La bêtise vient de l'esprit, la sottise du caractère; l'une se traduit en paroles, l'autre en actes.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

Les proverbes sont l'expérience des générations condensée en aphorismes : ce sont des cristallisations du sens commun.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

On reconnaît qu'un esprit commence à vieillir quand il commence à se reproduire.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

La vieillesse est l'hôtel des Invalides.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

Il en est des livres comme des nez : la plupart sont ou trop longs ou trop courts.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

L'immobilité est l'oisiveté du corps, l'oisiveté l'immobilité de l'esprit : on gagne de part et d'autre l'obésité.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

À force d'être victime, on devient bourreau.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

La nature oublie de saler beaucoup d'esprits, il en est d'autres qu'elle sale trop.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine, XX (1868)

Chacun a son point vulnérable, chacun porte en soi son séducteur.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine, XX (1868)

Le mondain spirituel est un agréable diseur de riens.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine, XX (1868)

L'homme n'échappe à la vanité qu'en tombant dans l'orgueil ou dans l'humilité.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine (1868)

Un peu d'éloge encourage et fortifie, beaucoup d'éloge enivre.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine, XX (1868)

Pour être tolérant envers les hommes, il faut les aimer beaucoup ou beaucoup les mépriser.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine, XX (1868)

L'intolérance n'est de droit que pour l'infaillibilité.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine, XX (1868)

Le trop de l'un est le pas assez de l'autre : à chacun sa mesure.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine, XX (1868)

Trop réfléchir ne vaut rien, ni réfléchir trop peu.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine, XX (1868)

Mieux vaut insulter que travestir.
Charles Dollfus - Œuvre : Revue germanique (1864)

Les sens et l'esprit ont leur routine.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine, XX (1868)

La femme existe pour laver l'homme de ses égoïsmes devant Dieu.
Charles Dollfus - Œuvre : Le calvaire (1855)

Dieu en nous c'est notre loi ; vivre en Dieu, c'est vivre humainement.
Charles Dollfus - Œuvre : Les considérations sur l'histoire (1872)

L'intelligence, la justice, l'amour, sont les rayons de l'esprit.
Charles Dollfus - Œuvre : Considérations sur l'histoire (1872)

Aimer, c'est s'enrichir ; qu'il est pauvre celui que personne n'aime !
Charles Dollfus - Œuvre : Le calvaire (1855)

S'aimer d'amour, c'est vivre l'un dans l'autre : c'est se confondre.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine, V (1868)

L'amour consume, de ses soupirs sont nés les poèmes.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine, V (1868)

Le génie de l'amour est tendresse et douce persuasion.
Charles Dollfus - Œuvre : La nature humaine, V (1868)

L'intelligence et l'amour, la beauté et la puissance sont dans l'homme, mais leur perfection absolue ne s'y rencontre pas.
Charles Dollfus - Œuvre : Révélation et révélateurs (1858)

La beauté par excellence excite aussi l'amour par excellence.
Charles Dollfus - Œuvre : Révélation et révélateurs (1858)

La liste des auteurs populaires :