Les citations de Louis-Jules Mancini-Mazarini.

1 - Qui est Louis-Jules Mancini-Mazarini ?

Photo / portrait de Louis-Jules Mancini-Mazarini Biographie courte : Poète, auteur dramatique et ambassadeur français né le 16 décembre 1716 à Paris, Louis-Jules Mancini-Mazarini, dernier duc de Nevers, dit le duc de Nivernais, est décédé le 25 février 1798 dans sa ville natale. Il fut élu à l'Académie française le 8 novembre 1742. (Louis-Jules Mancini-Mazarini sur Wikipédia)

2 - Ce dictionnaire vous propose 119 citations et pensées de Louis-Jules Mancini-Mazarini :

Pour vivre exempt de chagrin, il faudrait ni voir ni entendre.

- L'homme aveugle et sourd (1796)

Travail sans suite, en tous genre, c'est peine double et c'est peine perdue.

- Les deux poules (1796)

Pour jouir d'un sort tranquille il vaut mieux être craint qu'utile.

- Le poirier et l'épine (1796)

En toute affaire à la source il faut remonter ; et tout désordre enfin, comme toute rivière, à sa source peut s'arrêter.

- Le roi, le fleuve et la poignée de terre (1796)

Faute de moyen suffisant pour résister avec quelque avantage, il faut souffrir patiemment pour ne pas souffrir davantage.

- La mule et le dromadaire (1796)

Le sot, ne discernant rien, ne connaît qu'une manière ; le sage a plus d'un moyen.

- Le sot et le sage (1796)

Tandis que le sot qui s'admire néglige d'observer autrui, le coup qu'à-propos on lui tire parvient sans peine jusqu'à lui.

- Le corbeau et le coq (1796)

Nul ne peut savoir le sort que le ciel lui destine.

- Le lièvre pris et le moineau (1796)

Le sens commun sert bien souvent mieux que le génie.

- Le cheval de course (1796)

Ici-bas, auprès de ce qu'on ne sait pas, ce qu'on sait est bien peu de chose.

- Jupiter et le savant (1796)

Tout querelleur trouve des ennemis.

- L'écho (1796)

N'entrons jamais en nulle affaire sans bien savoir par où nous pourrons en sortir.

- Les deux grenouilles (1796)

Sur tout ce qui nous environne ayons toujours les yeux ouverts.

- Le corbeau et le coq (1796)

Parmi tous tant que nous sommes nul n'a le droit de vexer son prochain : la goutte d'eau que nous jette un voisin, nous semble un poids insupportable.

- Le Roi observateur (1796)

Ce qu'on prise bien souvent le plus est ce qui vaut le moins.

- L'homme et le baril (1796)

Le pouvoir ne produit pas tout seul l'obéissance ; intrigue, fuite ou trahison, quand il est seul, savent lui tenir tête : il faut, pour que rien ne l'arrête, qu'il s'unisse avec la raison.

- Le lion et l'éléphant (1796)

C'est une dangereuse amorce qu'un pouvoir trop illimité.

- Le bélier dangereux (1796)

Mettons à leur place les gens et tout ira pour le mieux du monde.

- Les deux chiens de chasse et le manant (1796)

Le péril réunit ceux que l'humeur divise.

- Le loup et les mâtins (1796)

Discours sensés n'ont guère d'efficacité contre un penchant qui prend sa source au cœur : il est de feu, la raison est de glace. Jugez quel sera le vainqueur.

- La fille orgueilleuse (1796)

La patience est bien souvent la seule ressource du sage.

- La mule et le dromadaire (1796)

L'orgueil qui nous transporte jusqu'à nous faire batailler avec gens de trempe trop forte est un bien mauvais conseiller.

- Le bélier et le taureau (1796)

Le faible est fort quand on l'opprime.

- Le loup et les lapins (1796)

L'ombrageux est souvent moins difficile à gouverner que l'imbécile.

- Le cheval et son maître (1796)

La multitude est prompte à se venger.

- Le dindon (1796)

L'espoir du mieux est l'ennemi du bien.

- L'architecte et la maison (1796)

Le mérite souvent mène une vie obscure, environné d'ignorants ou d'ingrats.

- Le diamant du duc de Bourgogne (1796)

L'oreille des méchants est sourde aux bons avis.

- Le quaker et le mauvais chien (1796)

Par tout pays et de tout temps, mari sans yeux et sans oreilles convient aux femmes à merveilles.

- L'homme aveugle et sourd (1796)

Le malheur met à l'unisson l'indigence avec la richesse, et la force avec la faiblesse ; il rend sensible aux maux d'autrui, et les loups de l'espèce humaine ne s'adoucissent que par lui.

- Le loup et la chèvre (1796)

Le mal, ou celui qui l'endure, ne peuvent longtemps subsister.

- La mule et le chameau (1796)

En toute affaire il faut du jugement, surtout en fait de querelle et d'offense.

- L'écho (1796)

De rien la jeunesse ne doute, et toute nouveauté pour elle a des attraits.

- Les écrevisses (1796)

Jeunesse est ignorante et prompte à mal juger.

- La génisse sacrifiée (1796)

L'instinct n'égare jamais, et quand on suit le vœu de la nature on suit la raison de bien près.

- Les fourmis (1796)

En ce monde, si l'on acquiert quelque degré d'honneur, c'est tout autant de pris sur le bonheur.

- La génisse sacrifiée (1796)

Le hasard quelquefois aussi sert à corriger la jeunesse.

- La fille orgueilleuse (1796)

Le vrai grand homme est souvent au bas rang ; et tel autre ne paraît grand que par la place qu'il occupe.

- Les deux grands (1796)

Quand les ressorts d'un bon gouvernement se détraquent dans un empire, on peut annoncer sûrement qu'il n'est pas loin de se détruire.

- La vieille tour (1796)

L'aspect de la fortune tient l'œil ouvert mieux que le clair de lune.

- Le chat qui veut faire fortune (1796)

Le malheureux accuse, invoque la fortune ; l'heureux n'en reconnaît aucune, et ne veut rien devoir qu'à ses propres talents.

- Les deux joueurs (1796)

On peut bien, sans être astrologue, prédire aux fils méconnaissants, qu'ils engendreront des vipères ; et qu'ils seront traités par leurs enfants comme ils auront traité leurs pères.

- Le vieillard à l'hôpital (1796)

Un fat entêté de ses talents, de son mérite, n'écoute que la vanité.

- Le corbeau et le coq (1796)

Autorité, tradition, science, près de nous en mainte occurrence sont en défaut. Or quel est donc le maître qu'il nous faut ? L'expérience.

- La tour carrée (1796)

Il est bon d'être fort pour être respecté ; mais trop est trop, et l'excès de la force a souvent son mauvais côté.

- Le bélier dangereux (1796)

On court à sa perte quand on sort de son état pour vivre avec plus d'éclat.

- Les grenouilles et les roseaux (1796)

Toujours mêmes erreurs, toujours mêmes chimères, et les sottises de nos pères sont autant de perdu pour nous.

- Le merle et ses enfants (1796)

La plus petite entreprise veut les soins d'un bon ouvrier.

- Le singe et la planche (1796)

C'est fort bien fait, en toute affaire, de marcher sans s'écarter ; mais il ne faut pas s'entêter.

- Les rats de Norvège (1796)

L'enfant chéri devient enfant gâté : il n'apprend rien, et l'ignorance, la paresse et la vanité, vils corrupteurs de son enfance, le laissent bientôt sans défense au milieu des écueils de la société.

- La guenon et ses petits (1796)

J'approuve fort qu'on ait l'âme élevée ; mais, si l'on veut assurer sa couvée, il ne faut pas nicher trop haut.

- Les deux nids (1796)

On ne peut vivre avec son semblable quand on veut tirer tout à soi.

- Les deux aigles (1796)

L'égalité prévient la plainte.

- Le Roi observateur (1796)

Les meilleures leçons, les plus sages conseils, près des heureux n'ont qu'un effet frivole ; le malheur est la seule école qui soit utile à nos pareils.

- Le jeune roi et son gouverneur (1796)

L'éclat attire l'envie.

- Les grenouilles et les roseaux (1796)

La douleur ne dure qu'autant qu'on peut la supporter.

- La mule et le chameau (1796)

La disgrâce adoucit bien les mœurs.

- Le loup et la chèvre (1796)

Tout culte a, dit-on, ses dévots, mais tous n'ont pas même pratique.

- Le Turc, sa femme et la pie (1796)

On perdrait le plaisir de vivre si l'on était dans les secrets du sort.

- La génisse sacrifiée (1796)

Toujours défiance est un fruit de malice ou d'expérience.

- Le jeune chien (1796)

Rien ne profite sans culture.

- Les biens inutiles (1796)

Tout criminel doit apprendre pourquoi on va le livrer au supplice.

- Le bon ministre (1796)

Ce qui nous contrarie prépare souvent notre bien.

- La perdrix et ses petits (1796)

Le vrai bonheur n'est que dans la constance.

- Le papillon et l'amour (1796)

Tel homme a de l'esprit, tel autre a de l'argent ! Celui-ci se pourvoit de ce dont l'autre abonde ; personne ne reste indigent.

- Le sourd et l'aveugle (1796)

Tout est commerce en ce bas monde.

- Le sourd et l'aveugle (1796)

Il est dangereux tout-à-fait d'écouter une aveugle colère.

- Le chat et le perroquet (1796)

Bon coeur a besoin d'être instruit.

- Le jeune chien (1796)

Le ciel, dit-on, sait fort bien tout ce qu'il fait.

- La jeune linotte (1796)

Tout ce qui vient du ciel est sacré pour les hommes.

- Le Roi observateur (1796)

Bons chiens de chasse, dit-on, doivent nourrir leur maître.

- Les deux chiens de chasse et le manant (1796)

Le châtiment n'est opportun qu'afin de corriger et non pas pour détruire.

- La vengeance de Jupiter (1796)

La chasse est, comme on sait, l'image de la guerre.

- La chasse (1796)

La charité même doit procéder avec règle et compas.

- La faisane et la perdrix (1796)

Il faut s'asservir au caprice suivant les goûts, les humeurs et les temps.

- Le chien battu (1796)

Tout est soumis au calcul ici-bas : la gloire, le bonheur, le destin des États. Et la meilleure politique est celle qui jamais ne fait le moindre pas sans consulter l'arithmétique.

- Les oiseaux de passage (1796)

On doit s'attendre à la calamité quand avec gens de perverse nature on se met en société.

- Le paysan et la cigogne (1796)

La nature met le bonheur dans la diversité, le changement, la nouveauté.

- La cavale et son petit (1796)

Nul bonheur n'est stable en ce bas monde.

- L'homme aveugle et sourd (1796)

Tout est bon ou mauvais pour nous suivant les besoins ou les goûts.

- La caille, la bécasse et le corbeau (1796)

Les vrais besoins de la vie vont avant ceux de la fantaisie.

- L'homme et le baril (1796)

Il n'est besoin d'aucun grimoire pour être au fait de l'avenir ; il suffit de nous souvenir chacun de notre propre histoire.

- Le corbeau et la bécasse (1796)

Tout avare est voleur dans la société.

- La fourmi et l'abeille (1796)

Heureux qui par l'instinct conduit, dans l'âge d'aimer et de plaire, s'attache sans être séduit !

- Le jeune chien (1796)

Le cœur veut un attachement et s'abandonne à la tendresse sans savoir pourquoi ni comment.

- Le jeune chien (1796)

Pour l'ordinaire chaque artiste parle de son art ou de rien.

- Le statuaire et le chimiste (1796)

Défions-nous d'une lourde apparence.

- Le hérisson (1796)

Nous courons après la fortune, le pouvoir, la grandeur, vaines illusions que réalise aux yeux de l'ignorance le coloris des passions : nous ne trouvons que l'apparence.

- Le tableau de Zeuxis (1796)

L'amour-propre est la seule chose dont on ne vient jamais à bout.

- Les bornes et le pouvoir de l'éducation (1796)

L'amant n'a rien que pour l'être qu'il aime.

- Le sultan et la sultane (1796)

Rien ne coûte à qui se sent épris.

- Le cheval de course (1796)

Il faut qu'on s'entr'aime pour être heureux et tranquille ici-bas.

- Les bornes et le pouvoir de l'éducation (1796)

Il faut, dit-on, connaître avant d'aimer.

- Le jeune chien (1796)

Rien n'est si bon que quelque abus n'en suive.

- Le sultan et la sultane (1796)

Les traités sont d'impuissantes sauvegardes, et l'on ne prend ses sûretés qu'en se tenant bien sur ses gardes.

- Le chien regretté (1796)

S'agrandir, c'est se détruire : plus on étend un empire, plus les lois, l'autorité, y perdent d'activité.

- Les deux sceptres (1796)

La nature ne fait rien qui ne soit bon à quelque chose.

- La jeune linotte (1796)

Se jouer du faible est bien plat ; se jouer au fort c'est folie.

- Le singe et l'éléphant (1796)

Pour un sage qui doute on trouvera mille sots sur la route qui croiront en fermant les yeux.

- Le singe qui parle (1796)

Réflexion et jeunesse ne s'unissent pas aisément.

- Le jeune chien (1796)

La bonne philosophie sert à tout, et ne nuit à rien.

- Les deux profus (1796)

Prêcher un ivrogne, c'est du temps perdu.

- Le fromage mou (1796)

La plus éclatante vengeance ne vaut pas un bon accommodement.

- L'écho (1796)

Ce n'est pas tout d'être intrépide, il ne faut pas être étourdi.

- Les deux nageurs (1796)

Le mérite se plaît à vivre obscurément.

- Le singe et la planche (1796)

Suivons l'exemple du sage qui, cherchant la vérité, attend en tranquillité qu'elle ait percé le nuage.

- La Méridienne (1796)

Souvent on tire d'un rien le précepte le plus utile. Un rien dans une main habile, peut produire le plus grand bien.

- La pierre et ses inscriptions (1796)

Mieux vaut, sans vous déplaire, passer son temps à ne rien faire, qu'à suer pour faire des riens.

- L'écureuil et l'éléphant (1796)

Vexer au loin pour répandre l'aisance autour de soi, ce n'est pas une bienfaisance de bon aloi.

- La fontaine du Seigneur (1796)

La vertu me semble assez belle pour la montrer sans ornement.

- Le bon ministre (1796)

De la vertu la touchante beauté, aux méchants même a souvent droit de plaire.

- L'aigle et le pélican (1796)

Dans les lieux où le despotisme tient tous les esprits abattus, s'il se rencontre des vertus elles vont jusqu'à l'héroïsme.

- Le bon ministre (1796)

Le meilleur guide est sans doute celui qui ne conduit jamais autrui que par sa propre expérience.

- L'aveugle et son guide (1796)

Bêtes et gens privés des yeux, sont bien dangereux à conduire.

- Le cheval et son maître (1796)

Que sert d'éclairer les gens quand ils n'ont pas reçu de quoi voir la lumière ?

- L'aveugle et la lanterne (1796)

Certain besoin d'aimer qui presse, l'on est ami, l'on est amant, bien moins par choix que par ivresse.

- Le jeune chien (1796)

Les sots ne doutent de rien.

- Le renard architecte (1796)

On ne fait pas toujours à temps la démarche qu'il faudrait faire.

- Les Troyens mal avisés (1796)

Quand le bonheur est près de nous, mon fils, n'ayons pas la folie de l'écarter par nos dégoûts.

- La cavale et son petit (1796)

3 - La liste des auteurs populaires :

Le dictionnaire des meilleurs auteurs français et étrangers »
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