Etienne François de Vernage

Quelques mots sur l'auteur :

Etienne François de Vernage

Prêtre français né à Paris en 1652, Étienne-François de Vernage est mort le 12 octobre 1723. Il se distingue par sa science ecclésiastique, sa piété et une ardente charité. Après avoir achevé son cours de théologie à la Sorbonne, il se consacre à l'étude des mœurs et publie, notamment, un recueil de Réflexions, ou sentences et maximes morales, en 1690. Etienne François de Vernage meurt, des suites d'une longue maladie, le 12 octobre 1723 à Paris.

Les 56 citations de Etienne François de Vernage :

L'espérance est à l'homme une douce et fidèle compagne, c'est la dernière qui le quitte.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

Pour bien juger des hommes, il faudrait pouvoir lire dans leur cœur.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

Tout embarrasse les simples d'esprits : leur vie se passe dans des irrésolutions continuelles.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

Le défaut de respect et d'estime rend l'amitié inconstante, et détruit la plus forte et la plus solide.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

Le moyen le plus sûr de se consoler de tout ce qui peut arriver est de s'attendre toujours au pire.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

La plupart des hommes sont faux, intéressés et calculateurs.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

La plus grande faiblesse est de croire autrui sur parole, rien n'est plus ordinaire que le mensonge.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

La lecture et les réflexions sont à l'esprit ce que les aliments sont au corps.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

La connaissance de soi-même est le fondement de toutes les vertus.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

Le bonheur de l'homme ne consiste pas à vivre sans passions, il consiste à en devenir le maître.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

La défense d'une mauvaise cause est toujours pire que la cause même.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

On ne saurait demeurer amis longtemps si on ne se pardonne réciproquement aucun défaut.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

Les esprits de contradiction changent les conversations les plus douces en des disputes interminables. Pour éviter ce genre de problème, mieux vaut abréger la conversation avant qu'elle ne s'échauffe.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

Le moyen de plaire dans une conversation, c'est de mettre en avant l'esprit des autres, et non le sien.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

Les défauts de l'esprit sont incurables chez la plupart des ignorants et des sots : pour les corriger, il faudrait les connaître, et malheureusement, la connaissance est ce qui manque le plus à un ignorant.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

Ne perds pas ton temps avec ceux qui refusent de reconnaître leurs défauts, et de s'en corriger.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

Il y a plus de gloire à pardonner qu'il n'y a de plaisir à se venger : le pardon est la marque d'un grand cœur et d'un esprit bien fait, la vengeance est la marque d'un cœur haineux et d'un esprit violent.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

Rien n'est plus pénible pour nos ennemis que de ne point répondre à leurs injures : celui qui s'offense facilement, découvre ses points faibles et son ressentiment, et encourage ceux-ci à en profiter.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

Si tu veux savoir ce qu'on dit de toi en ton absence, écoute ce qui se dit des autres en ta présence.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

C'est exciter la haine que de s'offenser de la médisance, on ne saurait y répondre sans se faire de tort : Le moyen le plus sûr de la réprimer, c'est de ne pas s'en soucier, de l'oublier et de laisser dire les sots.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

La médisance et la calomnie sont les vices des petits esprits, des gens oisifs et stériles en bonnes choses : c'est une bassesse d'âme, qui est toujours la marque d'un cœur lâche, et d'un esprit tordu.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

II n'y a rien de si ordinaire que d'entendre dire du mal d'autrui, ni rien en même temps qui soit si facile à persuader chez les médisants, quelque incroyable que la calomnie paraisse. C'est une grande marque d’incapacité et d'entêtement, que d'agir toujours selon les impressions qu'on reçoit des autres, et de ne laisser dans son esprit aucune place à l'innocence et à la vérité.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

On ne devrait point croire le mal, sans l'avoir bien examiné, ce qui ne se fait presque jamais : les hommes étant naturellement paresseux et médisants.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

Les belles paroles et les grandes promesses ne font impression que dans l'esprit des fous, des imbéciles et des sottes gens. Celui qui promet beaucoup, ne promet ordinairement rien, puisqu'il promet toujours plus qu'il ne peut tenir.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)

Il n'y a rien de si vain, ni en même temps de si faux et hypocrite, que ces témoignages d'estime et d'affection que les hommes se donnent les uns aux autres, parce qu'il n'y a rien de moins sincère.
Etienne François de Vernage ; Maximes et réflexions (1690)