Hippolyte Jean Giraudoux

Quelques mots sur l'auteur :

Photo de Jean Giraudoux

Écrivain et diplomate français né le 29 octobre 1882 à Bellac en Haute-Vienne, Jean Giraudoux est décédé le 31 janvier 1944 à Paris. Giraudoux meurt à l'âge de soixante et un ans suite à un empoisonnement alimentaire, il repose au cimetière de Passy dans le 16e arrondissement.

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Les 71 citations de Jean Giraudoux :

Le plus beau moment de l'amour d'une femme, le consentement.
Jean Giraudoux ; Amphitryon 38 (1929)

Le temps auprès d'elle est comme l'eau de ces sources qui se cristallise à la lumière. La minute qui vient de s'écouler est déjà un souvenir. Elle s'ordonne, dans le passé, parmi les minutes qui apportèrent les mêmes émotions, déjà très éloignée, déjà regrettée.
Jean Giraudoux ; L'école des indifférents (1922)

Quelle tristesse de se réveiller, de devoir se lever ! Il ne fallait pas nous apprendre à dormir une première fois : nos parents sont bien coupables !
Jean Giraudoux ; L'école des indifférents (1922)

Apprends, toi aussi, à apprécier tout ce qui court et joue sans raison sur la surface de la terre, les chats, les enfants, les cyclistes ridicules qui pressent des trompes d'automobile. Et regarde quelquefois la lune en souvenir de moi, le soir. Tu verras, le ciel est plein d'étoiles.
Jean Giraudoux ; L'école des indifférents (1922)

Un vivant qui sourit, qui pleure, même à notre propos, révèle en lui un océan de joie ou de tristesse auprès duquel nous sommes bien peu.
Jean Giraudoux ; L'école des indifférents (1922)

Il est des sourires qui semblent être retenus au coin des lèvres par des coutures.
Jean Giraudoux ; L'école des indifférents (1922)

Je porte mille deuils qui ne m'appartiennent même pas. Des jeunes gens, des jeunes femmes, que je rencontrai une ou deux fois et dont j'ai appris soudain la mort, m'apparaissent et deviennent mes familiers. Je rêve presque continuellement à eux.
Jean Giraudoux ; L'école des indifférents (1922)

Tout le monde aime confier des secrets à un ami, ainsi qu'on se plaît à enfermer une boîte précieuse dans un coffret plus grand.
Jean Giraudoux ; L'école des indifférents (1922)

Les hommes n'éprouvent pas leurs sentiments, ils les miment, et cela leur suffit.
Jean Giraudoux ; Sodome et Gomorrhe (1943)

Quand on vit avec un monstre, on le préfère avec le sourire.
Jean Giraudoux ; L'impromptu de Paris (1937)

L'innocent est celui qui n'explique pas, pour qui la vie est à la fois un mystère et une clarté totale, qui ne récrimine pas.
Jean Giraudoux ; Littérature (1941)

L'innocence d'un être est l'adaptation absolue à l'univers dans lequel il vit.
Jean Giraudoux ; Littérature (1941)

Je te perds ta vie, et je m'excuse.
Jean Giraudoux ; Électre (1937)

Il est peu charitable de rappeler les erreurs de son prochain.
Jean Giraudoux ; La guerre de Troie n'aura pas lieu (1935)

Il n'y a pas deux façons de se rendre immortel ici-bas, c'est d'oublier qu'on est mortel.
Jean Giraudoux ; La guerre de Troie n'aura pas lieu (1935)

Aucune mâchoire de bouledogue n'est plus tenace que les doigts d'une femme qui hait.
Jean Giraudoux ; Pour Lucrèce (1953)

Un criminel revient toujours sur le lieu de son crime.
Jean Giraudoux ; Intermezzo (1933)

Une justice qui veut être saine exige des criminels sains.
Jean Giraudoux ; Intermezzo (1933)

Ceux qui veulent faire la guerre pour une femme, c'est la façon d'aimer des impuissants.
Jean Giraudoux ; La guerre de Troie n'aura pas lieu (1935)

Les femmes qui doivent le plus dire aux hommes qu'ils sont beaux, ce sont les plus belles.
Jean Giraudoux ; La folle de Chaillot (1945)

Les femmes sont sur terre pour dire aux hommes qu'ils sont beaux.
Jean Giraudoux ; La folle de Chaillot (1945)

Le destin est simplement la forme accélérée du temps.
Jean Giraudoux ; La guerre de Troie n'aura pas lieu (1935)

Toutes les vraies forces du monde : mensonge, vengeance, poisons et vices, elles sont à mes ordres.
Jean Giraudoux ; Judith (1931)

Tout est limite, en ce bas monde, pour l'âme : la joie, l'amitié, la victoire, tout, excepté la défaite.
Jean Giraudoux ; Judith (1931)

Une femme qui trouve le ciel beau, c'est une femme qui caresse le ciel.
Jean Giraudoux ; L'apollon de Bellac (1942)