Jean-Jacques de Lingrée (3)

Les citations de Jean-Jacques de Lingrée :

Ce qui diminue quelquefois l'impression qu'on reçoit des louanges ingénieuses, c'est qu'elles louent plus ceux qui les donnent que ceux à qui elles sont adressées.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

C'est un danger d'être trop loué, on ne fait plus rien pour l'être.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

La laideur est une douleur qu'une femme conserve toute la vie.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

Jouissons de peu, si nous voulons jouir de quelque chose.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

Quand c'est l'orgueil qui donne, l'ingratitude le sert autant que la reconnaissance.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

L'oubli des bienfaits qui vient de la légèreté, n'est pas plus de l'ingratitude, et que l'oubli des injures qui vient de la même cause n'est de la générosité.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

L'ingratitude enlève moins de plaisir au bienfaiteur qu'à l'ingrat.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

L'infortune ne fait rien perdre au mérite, elle ne sert que de lustre à la vertu.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

On justifie en quelque sorte un ingrat par le plaisir qu'on montre à s'en plaindre.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

Ce qui blesse ordinairement le plus un grand nombre de femmes, quand nous leur sommes infidèles, n'est pas tant l'idée de notre infidélité, que celle du triomphe qu'ont dû en ressentir leurs rivales.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

On pardonne d'autant moins une infidélité que la personne en faveur de qui elle a été faite nous est plus connue.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

L'indiscret devrait rougir de la nécessité où il est sans cesse d'inviter les autres à ne pas lui ressembler.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

On n'est pas seulement indiscret par vanité, on l'est plus souvent encore par l'impossibilité de se taire, et même contre son propre intérêt : trop de causes contribueraient à cacher la vérité, si l'indiscrétion ne nous avait été donnée comme un des moyens de la faire connaître.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

Les indiscrets, malgré l'exemple qu'ils donnent, croient toujours à la vertu particulière de leurs recommandations.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

Il y a des méchants qui ne nuisent qu'à leurs ennemis ; l'indiscret nuit à tout le monde.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

L'amitié, l'amour et la fortune peuvent aisément échapper à qui n'a pas en soi de quoi garder un secret.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

On doit autant condamner l'inconstance de nos jugements et de nos opinions, quand elle tient à nous-mêmes, que l'approuver quand elle tient à l'inconstance des personnes et des choses dont nous jugeons.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

Le secret de n'être importun à personne est de ne pas l'être à soi-même.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

On gagne à modérer son imagination de voir au moins se réaliser quelques-unes de ses espérances.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

On n'est jamais plus ignorant que par la science des choses inutiles.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

La modestie n'engage jamais à s'humilier autant que la vanité.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

Deux espèces d'hommes ne peuvent parvenir à connaître leurs semblables : ceux qui ne descendent jamais en eux-mêmes, et ceux qui n'en sortent jamais.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

Nous avons découvert dans l'habitude un pouvoir souvent égal à celui de la nature ; nous sommes bien loin de tirer tout le parti que nous pourrions d'une aussi précieuse découverte.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

La durée de nos goûts dépend plus de nos opinions que de nos besoins.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)

Il ne faut souvent à l'homme doué de force qu'une réflexion juste pour changer un vice en vertu.
Jean-Jacques de Lingrée ; Les réflexions, pensées et maximes (1814)