Cécile Fée, née Cécile Brucy

Quelques mots sur l'auteur :

Cécile Fée

Cécile Fée, née Cécile Brucy, est une journaliste française qui a publié en 1832 un recueil de pensées intimes destiné uniquement à ses parents et à ses meilleurs amis. Nous n'avons, à ce jour, aucune information supplémentaire à vous communiquer sur le lieu et la date de sa naissance, ainsi que l'année de son décès. Son ouvrage comporte plus de 600 pensées sur l'amour, l'amitié, la famille et la vie, dont voici les principales.

Les 59 citations de Cécile Fée :

Le génie a toujours devancé les lumières, c'est à son feu que les sciences ont allumé leur flambeau.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

On ne déracine guère une passion sans en arracher en même temps quelques autres qui vivaient à ses dépens comme autant de plantes parasites.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

La tendresse fait qu'on s'oublie, la vertu qu'on se sacrifie.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

Il y a tant de puérilités dans la vie privée, tant de minuties dans les soins journaliers du ménage, tant de mesquinerie dans les commérages de société, que beaucoup réfléchir et lire des ouvrages sérieux sont, pour une femme, les deux seuls moyens de rester au-dessus du vulgaire et de conserver une certaine indépendance d'esprit, nécessaire au bonheur.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

Les jugements de la médiocrité sont toujours sans appel et sans plus ample informé.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

La nature a réparti l'amour-propre avec plus d'égalité que le mérite.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

Ce qu'on fait n'est jamais bien, quand on peut en cet instant, trouver mieux à faire.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

Le devoir est moins ce qu'on doit aux autres que ce qu'on se doit à soi-même.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

Crains les préjugés, mais crains plus encore celui qui affecte de n'avoir aucun préjugé.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

L'homme n'est guère plus conséquent dans son incrédulité que dans ses croyances.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

Une nouvelle passion peut seule arrêter le cours d'une autre passion ; s'il faut une force pour mettre en mouvement un corps en repos, il faut une force aussi pour arrêter un corps déjà en mouvement.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

L'esprit et le cœur passent leur vie ensemble bien souvent sans jamais se comprendre.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

Se dévouer pour un seul n'est souvent qu'affection, mais se dévouer pour tous est vertu.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

L'indolence est l'ennemi le plus redoutable de tout mérite, de toute fortune, de tout bonheur.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

Qui n'est pas maître de lui dans la bonne fortune ne le sera point dans l'adversité.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

L'homme ne peut se dire vraiment heureux que lorsque le passé, le présent et l'avenir promettant concourent ensemble à son bonheur.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

La sagesse est l'art de voir les choses sous toutes leurs faces, et d'en tirer toutes les conséquences possibles.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

Il y a deux inconvénients à éviter quand on veut connaître réellement les choses : l'un est de ne considérer que l'ensemble sans examiner les détails, et l'autre de ne s'occuper que des détails sans embrasser l'ensemble.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

Pour traiter des sentiments et des passions, il n'est pas nécessaire d'avoir tout éprouvé, il suffit souvent d'avoir tout compris.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

De l'étude des passions naquit le poète, de l'étude des caractères le moraliste, et de l'étude des mœurs naquit l'historien.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

Quiconque a peint l'homme tel qu'il est a fait un livre qui restera.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

L'homme a toujours été et sera toujours la constante étude de l'homme.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

Pour jeter quelques idées sur le papier, il suffit du plaisir d'écrire, mais pour les publier, il faut de plus l'espoir d'être utile.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

De toutes les jouissances que peut éprouver un auteur, aucune ne peut l'emporter sur le plaisir d'écrire.
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.

Il y a des moments où l'on ne peut suffire à l'abondance et à la profondeur de ses émotions, combien on doit envier alors celui qui peut les décrire et les faire partager aux autres !
Cécile Fée ; Pensées, Paris 1832.