Madame de Girardin, née Delphine Gay

Quelques mots sur l'auteur :

Madame de Girardin

Femme de lettres et journaliste française née le 24 janvier 1804 à Aix-la-Chapelle en Allemagne, Delphine de Girardin est morte le 29 juin 1855 à Paris. Elle repose avec son époux Émile de Girardin au cimetière de Montmartre, à Paris.

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Les 88 citations de Madame de Girardin :

Un bouquet de violettes pour celle-là ; un bon dîner pour les uns ; une promenade en bateau ; du feu en hiver, de la glace en été ; du vin pour le pauvre : tels sont les détails dont se compose le bonheur.
Madame de Girardin ; Lettres parisiennes, le 14 juin 1837.

On ne réussit dans le monde que par ses défauts. De tous les défauts, le plus profitable, celui qu'on doit cultiver avec le plus de soin, c'est la présomption. Ce défaut-là est à lui seul une fortune. Il vaut mieux, pour un jeune homme qui veut faire son chemin, être présomptueux et n'avoir pas le sou, que d'être modeste avec une terre en Normandie. La présomption est un patrimoine.
Madame de Girardin ; Maximes et pensées (1855)

Les misanthropes sont honnêtes, c'est pour cela qu'ils sont misanthropes.
Madame de Girardin ; Maximes et pensées (1855)

Le bonheur est une suite de petites joies, de niais contentements, de satisfactions imbéciles.
Madame de Girardin ; Lettres parisiennes, le 14 juin 1837.

Il n'est d'engagements sacrés que ceux du cœur.
Madame de Girardin ; Monsieur le marquis de Pontanges (1856)

La femme qui fait payer l'amour vend ce qu'elle n'a pas.
Madame de Girardin ; Le Lorgnon (1832)

L'ironie est souvent la coquetterie des femmes spirituelles et sensibles, de même que la langueur est celle des femmes qui n'aiment rien.
Madame de Girardin ; Le Lorgnon (1832)

La première pensée d'une femme passionnée est son amour. Aimer, c'est là ce qui l'occupe.
Madame de Girardin ; Monsieur le marquis de Pontanges (1856)

Un soupir est un reproche au présent, un sourire au passé.
Madame de Girardin ; Poésies complètes (1842)

Les femmes ne pardonnent jamais qu'après avoir puni.
Madame de Girardin ; Lettres parisiennes, le 11 mai 1837.

Ô femmes belles ! écoutez ce secret, qu'il vous serve de guide en vos amitiés : celle qui vous admire vous trompe ; celle qui vous fait admirer vous aime !
Madame de Girardin ; Lettres parisiennes, le 30 mai 1839.

Les hommes aiment surtout les faveurs auxquelles ils n'ont pas pas le droit.
Madame de Girardin ; Lettres parisiennes, le 22 mars 1837.

L'instruction pour les femmes, c'est le luxe ; le nécessaire, c'est la grâce, la gentillesse, la séduction.
Madame de Girardin ; Lettres parisiennes, le 8 février 1837.

Le monde appartient aux esprits courageux.
Madame de Girardin ; Lettres parisiennes, le 24 mai 1837.

L'amour a de singulières terreurs et de pénibles caprices : c'est une étrange passion dont le premier mouvement est de fuir ce qu'elle cherche, et le second de regretter ce qu'elle a fui !
Madame de Girardin ; Maximes et pensées (1855)

Le bonheur, c'est un regard, un mot, un sourire pour ceux qui s'aiment.
Madame de Girardin ; Lettres parisiennes, le 14 juin 1837.

Le bonheur n'est pas une grosse belle pierre précieuse qu'il est impossible de trouver, que l'on cherche, mais sans espérance. Point du tout, le bonheur, c'est une mosaïque composée de mille petites pierres qui, séparément et par elles-mêmes, ont peu de valeur, mais qui, réunies avec art, forment un dessin gracieux.
Madame de Girardin ; Lettres parisiennes, le 14 juin 1837.

Le bonheur, c'est d'être libre, libre de la plus belle de toutes les libertés, celle de la pensée ; de ne porter la chaîne d'aucun, d'être indépendant ; de n'avoir à défendre ni la sottise des uns, ni la mauvaise foi des autres ; de chercher le bon côté de toutes les choses, comme l'abeille cherche le miel de toutes les fleurs ; de regarder avec un œil pur, d'écouter avec une oreille indépendante ; de voyager et de s'arrêter selon sa fantaisie là où le soleil est plus brillant ; de s'enivrer de tous les parfums, de s'amuser de tous les esprits, de jouir de tous les instants, le bonheur c'est d'être libre !
Madame de Girardin ; Lettres parisiennes, le 21 juin 1837.

La vie des femmes se divise ainsi : L'âge où l'on danse, mais où l'on n'ose pas valser, c'est le printemps. L'âge où l'on danse, où l'on valse, c'est l'été. L'âge où l'on danse encore, mais où l'on préfère valser, c'est l'automne. Enfin l'âge où l'on ne danse plus, c'est l'hiver... l'hiver toujours rigoureux de la vie.
Madame de Girardin ; Maximes et pensées (1855)

Un très beau jeune homme n'est pas toujours séduisant, mais il est toujours compromettant.
Madame de Girardin ; La canne de M. de Balzac (1867)

En amour, qu'est-ce qu'un jour de bonheur, sans le lendemain qui le purifie ! C'est du lendemain que le cœur date ses souvenirs.
Madame de Girardin ; La canne de M. de Balzac (1867)

L'amour a de singulières terreurs et de pénibles caprices : c'est une étrange passion dont le premier mouvement est de fuir ce qu'elle cherche, et le second de regretter ce qu'elle a fui !
Madame de Girardin ; Maximes et pensées (1855)

À quinze ans, les femmes admirent les beaux hommes par niaiserie ou par intérêt ; à quarante, par conviction.
Madame de Girardin ; Maximes et pensées (1855)

Sachez comprendre avec intelligence les jouissances passagères que le hasard vous jette, que votre caractère vous donne ou que le ciel vous envoie, et vous aurez une existence agréable. Pourquoi toujours regarder à l'horizon, quand il y a de si belles roses dans le jardin que l'on habite ? Eh mon Dieu ! ce qui empêche de trouver le bonheur, c'est peut-être de le chercher !
Madame de Girardin ; Lettres parisiennes, le 14 juin 1837.

Ce qui est plus triste qu'un plaisir perdu, c'est un bienfait manqué.
Madame de Girardin ; Lettres parisiennes, le 6 juin 1840.